Le Ticket Mode

Dans la consommation de la mode, l’alternative de la seconde main fleurit et séduit celles qui veulent s’engager pour la préservation de l’environnement tout en infusant du sens à leur amour du vêtement. Julie Revert, fervente du beau produit, a lancé son e-shop de revente de vêtements chinés elle-même, The Other Way, pour justement répondre à une quête de sagesse au sein du cycle de la mode.
Entretien.

En mai 2018, Julie a 30 ans et ressent le besoin de se lancer dans un projet bien à elle, avec du sens, de l’équitable et du beau. Un bilan de compétences plus tard, et pour prouver le contraire aux pessimistes, elle se tourne résolument vers une consommation de la mode plus alternative. Aujourd’hui, cela fait deux ans que Julie n’a plus acheté de vêtements neufs.

Pour elle, nul besoin de dépenser dans la fast fashion quand la mode est un cycle et que des pièces tendances et de meilleure qualité se trouvent dans les friperies. Mais il est vrai que tout le monde n’a pas envie de fouiller dans les bacs à 1€ pour dénicher la perle rare. Julie décide donc de lancer son e-shop de revente de vêtements vintage pour démocratiser et faciliter l’accès à la seconde main pour le public moins habitué. Elle n’est pas la seule à monter ce business via Instagram, et Diane Kari, Constance Arnoult et Louise Follain l’inspirent tous les jours. Néanmoins, l’idée est belle, il faut apporter sa pierre à l’édifice et soutenir une économie solidaire et circulaire. Un an et demi après son bilan de compétences, The Other Way est né, une vraie marque avec son identité : des pièces dans la tendance du jour chinées une à une par ses soins.

« Si le nom du projet ne contient pas le mot vintage, c’est pour mieux parler à des filles qui ne sont pas familières de cet univers. Je veux contribuer à démocratiser la seconde main. »

Julie Revert

Aujourd’hui gestionnaire du merchandising chez Swarosvki, Julie s’occupe seule de sa plateforme et des réseaux sociaux (Instagram principalement) en parallèle. Elle s’est débrouillée toute seule pour construire son site et programme ses posts en amont. Julie aime le beau produit et son engagement renforcé par The Other Way est signifiant. Mais comment ça marche ? Pour les débuts, elle a fait appel à un grossiste en friperie chez qui elle a sélectionné les pièces une à une. À présent, elle gère son réassort dans quelques friperies parisiennes. Le challenge pour Julie est de trouver des vêtements réellement vintage, avec les matières et la durabilité qui vont avec. Il lui arrive aussi de retoucher certains détails, comme recoudre les boutons d’un manteau à leur emplacement initial.

Julie travaille seule sur The Other Way et ne rechigne pas devant l’investissement que cela représente : maintenir le site, animer les réseaux sociaux, gérer les commandes. C’est un choix passionné : réfléchir seule pour créer sans compromis. Sur Instagram, elle privilégie la place de la photographie. Depuis le début du projet, deux shootings ont déjà été organisés avec des photographes pas forcément professionnels mais avec l’œil qu’il faut. Son goût pour le beau produit est écrit partout sur le feed de The Other Way.

What’s next ? Des objectifs de visibilité bien sûr, et la participation à des événements physiques comme des pop-ups, de temps en temps, pour rencontrer les clientes et pour qu’elles puissent essayer les vêtements. Et en ligne de mire pour 2020, la Vintage Fair organisée par Imparfaite Paris.

Jane Birkin et Françoise Hardy sont fières.

L’e-shop c’est par ici –> https://www.theotherway-shop.fr/

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