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À toi qui vis le burn-out…

Tu n’y arrives plus. C’est trop pour toi, tu es fatigué. Epuisé par cette charge de travail trop importante pour que tu puisses continuer à avancer sereinement. Tu sais, ton mal être porte un nom, celui de “burn-out”.

Tout le monde peut être touché, tu n’es pas seul(e). Souvent associé aux employés du domaine de la relation d’aide ayant un fort engagement émotionnel sur leur lieu de travail, infirmières, médecins, travailleurs sociaux, ou encore enseignants, aujourd’hui, on considère que tout le monde peut être touché par le burn-out, de l’ouvrier au chef d’entreprise. Tu vois, ça peut arriver à n’importe qui.

Tu n’es pas en dépression, tu es épuisé, professionnellement. C’est à cause du travail tout ça, tu es surmené. En fait, ce qui différencie le burn-out de la dépression, c’est le stress chronique, qui survient obligatoirement en cas de burn-out, contrairement à la dépression.

Une chose est sûre, le burn-out est lié au travail, parce qu’on te donne une charge de travail trop élevée, tu n’es pas assez en autonomie, ton employeur ne reconnait pas ton travail à sa juste valeur, tu ne trouves pas le soutien dont tu as besoin… Tout ça te mène à un important mal-être.

Il est aussi possible que tu aies été plus enclin au burn-out que d’autres. Chaque personne ne vit pas le stress de la même façon. Certaines le ressentent beaucoup plus fort. Elles accordent une trop grande importance au travail, elles ont une trop faible estime d’elles-mêmes, de trop grandes responsabilités au sein de la famille, ou au contraire ressentent une grande solitude… Ces personnes sont plus susceptibles d’être touchées par l’épuisement professionnel, c’est peut-être ton cas.

Ce que tu ressens au fond de toi …

Photo by Yuris Alhulaydy on Unsplash

Les réveils sont de plus en plus durs pour toi le matin. Tu te lèves tôt et ne dors plus, ou presque. Tu ne prends même plus le temps de te préparer, tu avales juste un grand café en vitesse, histoire de te donner la force de passer la journée.

Sur le trajet t’as toujours peur d’être en retard : tu regardes ta montre toutes les 2 minutes, t’es tendu(e), stressé(e), alors que ta journée de travail n’est même pas encore commencée. Au final, tu arrives toujours en premier. Tu te plonges directement dans le boulot, sachant pertinemment qu’autrement, tu n’auras jamais le temps de tout faire.

Tu acceptes toujours plus de travail. Pourtant, tu sais au fond de toi que tu n’en peux plus, tu es à bout. Tu ne prends même plus le temps d’aller en pause, de manger ou de discuter autour d’un café, pour toi, c’est une perte de temps considérable.

Parce que tu te sens fatigué(e), tu prends tout beaucoup trop à cœur. Les reproches de tes supérieurs et tes erreurs te font te sentir incompétent(e), alors tu te montres irritable et pars au quart de tour. Pourtant tu sais que tu n’es pas comme ça. Habituellement, tu sais te montrer plus calme et compréhensif/ve, mais tu es à bout.

Chez toi tu te rends disponible, ce à n’importe quelle heure, quel que soit le jour. Tu n’écoutes même plus les conversations de famille à table, tu as la tête ailleurs. Tu sais déjà que le soir tu tourneras en rond dans ton lit, en ruminant tout ce que tu n’as pas eu le temps de traiter au travail. Tu finis par tomber de fatigue et le réveil sonne. Les journées se ressemblent.

Pour toutes ces raison, il faut que tu fasses attention, que tu prennes du temps pour toi. Tu sais, le burn-out n’est pas la cause première de la dépression, mais il peut en être un facteur aggravant. Certaines personnes peuvent vivre de l’anxiété, souffrir de troubles de l’alimentation, avoir des problèmes de toxicomanie ou même avoir des pensées suicidaires. Le burn-out peut avoir des conséquences irréversibles sur ta santé, ou même ta vie en général. Des cas de mort subite par épuisement nerveux au travail causés par une crise cardiaque ont déjà été recensés.

Il faut t’alerter, avant d’exploser, avant de te consumer de l’intérieur.

Photo by Gabriel Matula on Unsplash

Tu le sais peut-être déjà ou pas, mais le burn-out n’est toujours pas reconnu comme une maladie physique ou mentale. On parle plutôt d’un syndrome, puisqu’aucun signe biologique n’est présent. Son diagnostic doit se faire grâce à un ensemble de signes cliniques, mais malheureusement, le terme “burn-out” ne se trouve toujours pas dans les classifications officielles qui aident les médecins à poser leur diagnostic.

Pourtant, les personnes souffrant du burn-out ont un réel sentiment de malaise physique, émotionnel ou mental, prouvant cet épuisement : anxiété, troubles divers, repli sur soi, baisse de motivation…

Mais je suis convaincue que cette reconnaissance arrivera un jour, tu verras ! L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs récemment considéré le burn-out comme un “phénomène lié au travail”, plutôt qu’un “facteur influençant l’état de santé”. Ce changement de situation vers une entité à part entière et non un simple facteur pourrait tout de même favoriser à l’avenir le passage à une reconnaissance en tant que maladie. Tu vois, on est sur la bonne voie.

Je sais que tu penses à prendre tes clics et tes clacs et à te couper du monde. Mais tu sais, avant de tout plaquer pour une île déserte, tu pourrais d’abord t’intéresser au slow life ! Ça pourra t’aider et puis, on t’en parle déjà dans un autre article !

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