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Performance capture : l’acteur derrière le personnage

Gollum, Baloo ou encore Snoke. Ces noms, tout le monde les connaît, mais savez-vous qu’il s’agit d’un seul et unique acteur ? Avec la performance capture, les vraies stars ce ne sont plus les acteurs, mais leurs personnages. Zoom sur la motion capture, un procédé en pleine expansion.

Mystérieuses, la motion capture et la performance capture sont pourtant omniprésentes dans notre quotidien. Sans que l’on s’en rende compte, on est entourés de « produits » issus de ce procédé : films, jeux vidéo, clips, publicité… Mal traduit, la technique de motion capture ne sert pas à capturer les mouvements, mais à les capter, afin de les retranscrire dans un environnement virtuel. Apparue à la fin du XXe siècle, la technique devient une aubaine pour le monde du cinéma et le Studio Sony Imagework la développe. Quelques années plus tard, en 2004, Le Pôle Express, devient le 1er long-métrage réalisé 100% grâce à la motion capture. Si les étapes d’utilisation restent complexes, les méthodes de captations se diversifient : capture optique, gyroscopique, mécanique ou magnétique.

Qu’importe la méthode, l’idée reste la même. Le « sujet » (dans le cadre du cinéma, l’acteur), se voit entièrement équipé de capteurs placés sur des zones stratégiques du corps. Grâce à eux, les mouvements vont être captés et retranscrits en se rapprochant le plus possible de la réalité. Aujourd’hui, avec les avancées technologiques, on parle de performance capture. En plus de capter les mouvements, les expressions du visage sont également captées et apportent un résultat optimal, beaucoup plus réaliste. Le plus simple pour comprendre, c’est d’entrer dans l’univers de la performance capture. On vous propose donc de regarder cette vidéo pleine d’humour d’E-penser :

Andy Serkis, figure de la capture motion

Au fil des années, le personnage de Gollum, issu de la trilogie Le Seigneur des Anneaux, devient une véritable icône. Mais ce succès, on le doit à Andy Serkis, l’homme qui incarne le personnage. L’acteur contribue grandement à l’expansion de la performance capture par le biais de ses nombreux rôles : Kong dans King Kong, le Capitaine Haddock des Aventures de Tintin – Le Secret de la Licorne (2e film intégralement filmé en performance capture), Snoke issue de Star Wars ou encore Baloo de Mowgli, la dernière adaptation signée Netflix. Des personnages que tout oppose, mais réalisables par un seul et même acteur, grâce à ce petit bijou technologique. Il est très rare de voir le vrai visage d’Andy Serkis à l’écran. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ses personnages sont devenus emblématiques et que lui, reste dans « l’ombre ». La technique d’animation, c’est un peu sa marque de fabrique et il s’impose comme la star du domaine.

A voir, performance dans Le Hobbit :

Évolution par Andy Serkis

L’ayant lui-même vécu, Andy Serkis est l’un des mieux placé pour parler de l’évolution de la motion capture, vers la performance capture. Lors du tournage du Seigneur des Anneaux, il devait effectuer les captations dans une pièce à part, « confinée, protégée et éclairée » : « On enregistrait nos expressions mais on ne bougeait pas. » Au 2e opus il voit déjà des changements et peut désormais tourner sur le vrai plateau, « les caméras pouvaient être déplacées plus amplement ». Le véritable changement, il le voit durant le tournage de King Kong puisque capture corporelle et faciale se font simultanément : « Les mouvements de mon corps étaient enregistrés en même temps que les expressions de mon visage. Vêtu d’une combinaison qui m’offrait la carrure du singe, je pouvais davantage bouger, utiliser mon corps pour jouer […] C’était une révélation parce que ça voulait dire : tu peux tout jouer maintenant. »

Impossible de parler performance capture sans parler d’Avatar. Ce chef d’œuvre de James Cameron marque un véritable tournant. « Le grand bouleversement, ça a été Avatar, avec l’utilisation des caméras accrochées devant le visage des acteurs […] L’enregistrement des mimiques était plus détaillé », estime Andy Serkis. Avec la Planète des Singes, la technique « gagne en liberté » il est désormais possible de faire de la motion capture en extérieur. Mowgli, diversifie quant à lui les rôles, avec des panthères, loups, ours ou encore tigres et serpents. La dernière avancée ? Filmer de la motion capture sous l’eau. C’est ce que James Cameron fait pour la suite d’Avatar. Une chose est sûre pour Andy Serkis : « Cette technologie permet de faire des tas de choses, de nos jours. Un acteur peut tout jouer grâce à ça. »

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