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La petite histoire #78 : le cabaret parisien

L’univers du cabaret et du burlesque a toujours un “je ne sais quoi” d’enivrant. Diamond’s Are A Girl’s Best Friend, Fever ou encore But I Am A Good Girl… Ces chansons vous disent quelque chose ? Welcome to Burlesque.

À l’origine, le cabaret est un endroit dans lequel il est d’usage de boire et de manger. Petit à petit, il va évoluer pour intégrer la notion de spectacle qu’on lui connaît.

Tavernier, à boire et à manger !

Il existait à Paris 3 types de “cabarets” : ceux qui vendaient à pot et à pint (à boire), ceux qui vendaient à pot et assiette (à boire et à manger) et enfin les auberges qui proposaient à boire, à manger et de quoi loger. Mais c’est au moment de la Belle époque (période de grands bouleversements culturels et technique allant de la fin du 19ème jusqu’au début du 20ème siècle) que le mot cabaret a pris tout son sens et est devenu un endroit dans lequel étaient proposés à boire, à manger et… Des spectacles !

Ces endroits étaient des lieux de rencontre dans lesquels toutes les classes sociales étaient mêlées. Des intellectuels aux ouvrier, en passant par les prostituées, ces cafés parisiens étaient des lieux de débauche, une parenthèse dans un quotidien que l’on souhaitait oublier.

Le chat noir, un des premiers cabarets parisiens

Source : Wikimedia

C’est en 1881 que ce café parisien est créé à Montmartre. On y croisait du beau monde comme le journaliste Alphonse Allais, le poète Jean Richepin ou encore le compositeur Paul Delmet. Malheureusement, ce symbole du patrimoine culturel parisien a dû fermer ses portes quelques années plus tard en 1897.

D’autres grands établissements ont eu plus de chance. Par exemple, c’est à la même époque que Les Folies Bergères ont fait leur apparition. Ouvert à tout type de public, ce lieu était affranchi de toute règle : ses clients y circulaient comme bon leur semblait et pouvaient même garder leurs chapeaux et y fumer. Les Folies Bergères ont tout de même connu un changement de cible à l’approche de la 1ère guerre mondiale : après une hausse des prix, seuls les Parisiens les plus aisés s’y retrouvaient.

Délaissés dans les années 70, les cabarets parisiens décident de revisiter leur offre pour regagner le coeur des parisiens. Des performances de chant, d’humour et de théâtre sont alors proposées. Certains établissements comme Le Port du Salut, le Point-Virgule ou le Don Camilo ont préféré garder cette ligne de conduite.

Et le Moulin Rouge fut

Source : YouTube

“Voulez-vous coucher avec moi ?”, “J’aime le Moulin Rouge“, à croire qu’il s’agit des premières phrases que les étrangers apprennent avant de venir en France. Faut dire que les douces paroles chantées par par le quatuor Christina Aguilera, Pink, Lil’ Kim et Mya, ainsi que le film Moulin Rouge ont certainement contribué à la renommée de l’établissement à l’étranger.

Berceau du French Cancan, le Moulin Rouge est arrivé en 1889 et s’est tout de suite démarqué par son offre et ses talents qui renforcé sa réputation en France mais aussi à l’étranger. Son style et ses cachets ont été beaucoup envié, jusqu’à être copiés.

Source : Libération

Autre établissement inspirant : le Lido devient un cabaret en 1936 et propose une offre de dîner-spectacle, repris dans le monde entier. Le Crazy Horse quant à lui, est réputé pour avoir les danseuses les plus sexy au monde. On y a en effet croisé Lova Moor, Dita Von Teese ou encore Noémie Lenoir.

Source : BFMTV

La morale de cette histoire ? Le cabaret parisien c’est une histoire qui a évolué, qui dure, et qui n’est pas prête de s’arrêter, tant il participe au divertissement français.

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