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Histoire de vie

La Perle du Lac, 3ème partie

Nous vous retrouvons pour le grand final, direction l’Italie avec notre famille formidable !

© Nice Matin

Les hommes dans une voiture, les femmes dans l’autre, tout le monde chante gaiement. Habitant dans l’arrière pays niçois, Côme ne sera qu’à 3h30. Néanmoins, il va falloir trouver une stratégie et c’est sans compter sur l’imagination débordante de Lauren et Rita que tout reposera. Scénario trouvé, la petite famille ira simplement, lors de leur visite, en profiter pour voir cette petite maison où Alba leur préparait tant de bons petits plats.

© routard.com, Nice

13h, les joies de l’Italie et du Prosecco peuvent commencer. Attablés à la terrasse d’un bon restaurant, notre joyeuse troupe se délecte des antipastis sous un soleil chatoyant. Aaron et Victor, comme de vrais hommes, prirent les choses en main pour l’application du plan. Après une visite en bateau sur le lac, ils iront à la maison d’Alba.

© assisemednum.fr

Le soleil se couche doucement vers l’ouest, les doutes ralentissent le pas de nos compères. Arrivés devant la maison, la famille d’Alba est dehors, des enfants jouent dans le jardin pendant que leurs grands-parents discutent. Aussi gentille que son aïeul, la petite fille d’Alba s’approche devant ce petit monde arrêté face à cette jolie maisonnette. Les familles se présentent mutuellement et la dame les invite naturellement à se rafraîchir. Elle se souvient parfaitement d’Hector et de tous les services rendus à sa grand-mère. Cela fait 35 ans, mais elle remet immédiatement le titre de sœur à Lauren. Aaron s’interroge sur la récupération de la clef, il s’imagine envoyer Ornella en catimini ; cela paraitrait plus naturel qu’une petite fille de 5 ans déambule dans une maison comme chez elle. Victor et lui se comprennent du regard. Aaron se lança simplement.

– Ecoutez, nous ne sommes pas venus là uniquement pour vous parler d’Alba.

– En effet, il se trouve que mon frère avait fait don d’une peinture à votre mamie.

– Et dans cette peinture (…) commença Rita.

– Qui vous représente madame, je crois me souvenir. Ma grand-mère m’a tant parlé de vous lors de vos visites à Hector. Et vous concernant, elle admirait votre beauté, une élégance rare disait-elle. En effet, Hector l’avait généreusement offert à sa grand-mère tant elle l’admirait à chacune de ses visites en sa demeure.

– Oh, je reconnais bien là le grand cœur d’Alba. Oui, c’est bien moi mais surtout, j’ai caché un objet dans cette toile et je dois le récupérer.

– Mais je suis tant attachée à ce tableau.

– Oh, rassurez-vous madame (…)

– Anna, je vous en prie. Appelez-moi Anna et mon mari Pietro.

– L’objet est dans le cadre du tableau, entre la toile et le bois. Nous vous laissons le tableau. Et de grâce, faites nous plaisir également en nous appelant par nos prénoms. Faisons fi de notre âge, nous sommes tous d’heureux grands-parents.

– Mais comment saviez-vous que le tableau serait encore là.

Un ange passa.

– Nous voulions emmener nos petits enfants voir cette magnifique région et, l’été faisant, nous avons tenté par la même occasion cette visite inopinée, rétorqua Victor.

– Le hasard est plutôt bien fait, répondirent Anna et Pietro.

– Le hasard, c’est dieu qui a voulu rester anonyme ! Cria gaiement la compagnie, « phrase fétiche de Rita ».

 

Puis, le moment tant attendu arriva, l’émotion était là, des larmes roulèrent sur les joues. Cette toile, c’était toute une époque, une jeunesse, l’amour, de belles années, de gais moments, de plus tristes aussi, et, le souvenir d’Hector. Rita retira la clef, intacte.

 

-Aperitivo ! cria Pietro.

La famille s’agrandit le temps d’un dîner, de nouveaux souvenirs se créèrent et les embrassades d’au revoir furent pleines d’émotion. Tout le monde quitta Côme au lendemain de cette belle soirée. 

 

Vendredi, 22h22, dans ce grenier enchanteur, Rita ouvrit une caisse en bois. Elle en sortit le trésor. Elle introduisit la clef, la fit tourner, le grimoire magique se trouvait là, intacte dans ce vieux coffre de métal. Elle se retourna, regarda l’assemblée, composée également de notre cher Hector.

-Il est l’heure mon peintre, lui dit-elle.

Elle ouvrit le livre et cette passeuse d’âme opéra.

– Prenez soin de vous, je ne vous reverrai pas de si tôt, pleura Hector. Il est temps pour moi de partir.

– On se voit au paradis alors, lui chuchota Ornella.

 

Puis, tous pleurèrent autour d’une bonne tisane de thym du jardin. Les larmes s’effacèrent rapidement, les albums photos en noir et blanc prirent place sur la table basse du salon. Par cette belle soirée d’été, tous n’oublieront jamais ce qui s’est passé à la fin de ses vacances. Rita pris le grimoire, le serra contre son cœur.

-Que la magie commence ! S’exclama-t-elle.

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