Le Ticket Mode
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Journal d’une retraite spirituelle au “Brasil”, à la rencontre de soi

Savez-vous ce qu’est une retraite spirituelle ? On vous parlait il n’y a pas si longtemps des énergies et de leur pouvoir. Direction le Brésil pour une aventure hors du commun, et plus encore, une rencontre avec soi.

Dimanche 22 Avril 2018

Saint Alexandra, je réalise grâce à un post de Le Ticket Mode sur Facebook que le 22 avril 1500, Pedro Alvares Cabral découvre officiellement le Brésil… Le hasard n’existe définitivement pas, jusqu’à mon prénom, connexion ! Ma sœur de cœur, Catherine, me dépose à l’aéroport, je pleure dans ses bras : « ce voyage, c’est mon voyage à moi et à personne d’autre tu sais bien » ! Elle est cartésienne ma sœur, mais elle croit en ce qui me rend meilleure et surtout elle croit en moi ! « Allez ma belle, t’es forte, tu ne sais même pas comment, c’est ton moment ». Depuis cinq ans la distance n’a pas d’emprise sur notre lien, toujours là pour les grands 8 de nos vies.

Je pars loin, vers l’aboutissement d’un cheminement, pour me connecter à ma propre réalité, dans un environnement choisi, juste là où j’ai envie d’être, dans l’instant présent.

Mardi 24 Avril 2018

Cela fait voici 43 jours que je compte les jours…

Nous avons pris l’avion dimanche : un ami très cher à mon cœur, Louis, a pris la décision de venir avec moi deux semaines avant ce qui deviendrait « notre départ » finalement.

Prélude de mardi… Lundi !

Lundi midi, mes pieds ont donc foulé la terre ocre d’Abadiânia. C’est une rue avec des commerces et pousadas de chaque côté sur 1km. Je me rendrai compte par la suite que c’était un peu plus en fait. Ainsi, au bout de cette rue, la Casa de Don Ignacio de Loyola là où exerce Joao de Deus.

11h30 nous voilà arrivés : Louis, une cliente de Régis qui deviendra vite ma petite fée que je devais attendre à l’aéroport de Brasilia et moi. Le trio fusionne de suite, se moquant vite d’une proie facile, ma combinaison One Piece kaki top canon en me faisant traduire dans mon portugais approximatif à notre super chauffeur de taxi, Donizete, que j’étais là pour réparer le moteur en cas de panne.

Ce dernier ne manquera pas de me faire une accolade affectueuse lors de notre aurevoir. Une heure de route plus tard, nous voici arrivés à la pousada Jardim dos anjos. Christophe, un énergéticien qui me soigne et maintenant un ami à sensibilité égale nous accueille à bras ouverts. Je rencontre également la souriante Sophie. Régis et Amélie dont je vous ai parlé dans l’un de mes articles, « le  tour du monde des thérapies par Amélie Dodinet » arrivent peu après. Je suis tellement heureuse de les voir ! C’est incroyable, magique !

Après le déjeuner nous partons tous ensemble pour une glace à l’açaï. Puis, complètement dans le moment présent je perds la notion de la distance : le glacier devrait être à deux minutes à pied et je marche depuis sept minutes ! Comme d’habitude je n’ai rien écouté de ce qu’on me dit. Mon cerveau fonctionne tellement tout le temps, sur tout, que là j’ai tout débranché et décroché. Plus nous marchons plus je sens une pression sur le visage, comme si mon nez allait saigner. Nous passons un portail, et soudain, je comprends et j’entends « Nous sommes à la casa ». Nous faisons le tour du jardin, du hall de méditation de la petite chapelle, de tout : tout est espace propice à la méditation. J’ai l’impression d’avoir subi un soin énergétique ! Mes amis sont là pour le confirmer en voyant ma tête, le travail a commencé à un autre stade. Le lieu élève probablement mon taux vibratoire en vue des choses encore plus sérieuses qui attaqueront mercredi.

En effet, Joao exerce à la casa les mercredis, jeudis et vendredis.

Nous prenons RDV pour 2 bancs de cristaux consécutifs soit 40 min ce jour et mardi afin de mieux préparer notre 1er passage devant l’entité, mercredi.

Explication du banc de cristal en cliquant sur le lien http://www.larbreinterieur.fr/banc-de-cristal

Pour vous expliquer, Joao peut incorporer jusqu’à 33 entités, c’est l’un des plus grands guérisseurs, médium au monde qui travaille avec des esprits, vulgairement parlant, qui ont fait le choix de rester ici car chaque entité appartenant au ciel peut choisir de descendre afin d’aider les êtres humains.

Retour à Mardi, 14h…

Mes bancs de cristaux effectués, bien être et relaxation incommensurables se font sentir dans mon propre intérieur. Suite à une belle chute digne d’une vraie Miss Catastrophe dont moi seule ai le secret avant mon départ, des douleurs se réveillent : cela travaille, donc soigne.

Vient la cachoiera, la cascade en français, un idéal à mes yeux. Nous marchons au soleil 10, peut être 15 minutes, au milieu de la nature verdoyante, du silence, sur ce beau chemin ensoleillé, légèrement vallonné par endroit. Cette terre ocre nous offre son plus beau spectacle. Nous apercevons au loin une maison bleue adossée à la colline comme dans une fameuse chanson, de type coloniale et entourée d’un grand jardin et de fleurs : elle est magnifique, c’est la seule et l’unique du chemin.

Les hommes et les femmes passent en groupe l’un après l’autre, seuls les couples mariés peuvent y aller ensemble. L’attente est un peu longue mais un papillon reste cinq minutes sur mes doigts ce qui m’aidera à m’émerveiller et mon tour d’arriver. Petit chemin alterné de trois ponts symbolisant sans doute le passé, présent, futur. Là je me mets à penser à mes demandes, j’ai tellement peur de mal faire que même si je me sens bien, mon cerveau est envahi de plein de choses. Ne paniquons pas, je dois cibler mes priorités !

Ici vous pouvez faire des demandes afin de vous soigner partout, les majeures étant bien évidemment réservées pour Joao. La cachoiera reste un haut lieu de soin pour les demandes. Eurêka c’est bon, j’ai tout ce qu’il me faut d’un seul coup cela devient très clair, limpide. Calme, heureuse, je me répète mes demandes de façon assez mitraillée, après tout pourquoi y aurait-il une meilleure manière de faire, le zen n’est peut être pas toujours la clef, l’accomplissement étant l’essentiel. Arrive mon tour.  Je prends mes précautions en me mouillant la nuque, les bras…

Ainsi, sous 18 degrés je convulse, repousse le haut de mon corps, mes bras sont en appui sur deux pierres, puis tout se calme. J’y retourne, je comprends alors que convulser sera pour moi la façon dont doit sortir ce qui doit sortir. Je convulse huit fois, laisse ma tête tomber en avant sous cet écoulement d’eau. Mes cheveux forment un tube, tout sort à voix basse mais criante. Les convulsions me libèrent, je suis heureuse.

Puis je fais volte face à la nature, l’eau coule plus sur mon dos, le courant n’est ni très fort ni très large, c’est une réelle bénédiction finale pour mon être tout entier. Je reprends mon chemin, dépose un baiser du doigt sur l’emplacement et remercie. Je repasse le pont du futur avec un énorme sourire. Vingt minutes plus tard, je m’interroge : ai-je mal fait, ai-je manqué de concentration ? 2h30 plus tard j’écris en direct me convainquant que tout était juste, toute chose arrive pour une bonne raison.

Sur le chemin du retour,  nous nous arrêtons acheter de l’eau purifiée. Pendant que je paie, un homme noir aux yeux bleus est à quelques pas de moi. Cette énergie incroyable et bienveillante, je la connais ! Il me parle en anglais cela me semble naturel que nous conversions dans cette langue ensemble. Puis nous repartons chacun de notre côté, opposés. Soudain, je me demande si Dieu est noir, après tout pourquoi pas. Malgré tous les symboles qui le représentent, l’humanité pourrait s’être trompée, une fois de plus… Nous nous retournons tous les deux à trois reprises  dans la rue alors que nous partons dans des directions différentes. Cette question tourne dans mon esprit : L’ai-je rencontré en Australie, aux Etats-Unis ? J’aurai ma réponse ici je le sais. En soirée, nous nous embrasserons et nous remémorons notre collaboration professionnelle il y a quelques années. Il est l’un des membres du groupe d’Amélie : une synchronicité de plus.

Demain, mercredi, passage pour la première fois devant Joao. Le terrain est préparé sereinement depuis longtemps mais surtout depuis ces deux derniers jours. Christophe m’aide à la formulation finale de mes trois premières demandes. Tout va bien aller.

Mercredi 25 Avril 2018

5h45, le jour est bien levé, le réveil sonne, ça y est c’est le grand jour ! 6h30 départ pour la casa, nous marchons, je filme, je commente. Nous rejoignons Régis, l’un des guides officiels de la casa et surtout grand ami. Nos demandes sont traduites. Nous prenons place, assis dans le hall, méditons, parlons, observons, attendons notre tour : la file des premières fois. Je m’émerveille de cette énergie incroyable que je ressens et qui peut vous transporter loin, très loin. Viens notre tour, je n’en mène pas large .

Nous entrons dans la file, passons le courant. Ce terme désigne  les gens qui méditent et qui permettent que l’énergie de guérison circule. J’aperçois Joao, il est bien conforme à l’image que je m’en faisais. Vient mon tour. Mon cœur bat à la chamade puis tout se calme. Il me prend la main, je lui dis bonjour et lui adresse un immense sourire avec du rire dans mes yeux, il répond aussitôt avec un grand sourire également.

L’apaisement est là, ça y est je l’ai vu, il est normal comme prévu mais c’est Joao, l’homme aux miracles ! Puis nous nous retrouvons dans la salle des blessings ou bénédictions, je suis le mouvement, vais là où on me dit, je m’assois main sur le cœur, les larmes coulent je laisse faire, me laisse m’emporter loin, très loin. Puis j’entends une voix en anglais « are you ready ? » je n’ose ouvrir les yeux puis entrouvre l’œil droit, tout le monde est sorti, c’est à moi que l’on parle. Nous sortons. La fée et Louis me précèdent, le verdict tombe : deux bancs de cristaux, une boîte de passiflore et une opération pour moi (opération spirituelle je précise).

A leur demande, certaines personnes subissent une opération physique et visible. Or, malheureusement, c’est ce type d’opérations qui nous est fréquemment présenté sur internet lorsqu’on effectue des recherches sur la casa ou Joao. Certes, c’est bien mais ces vidéos ne reflètent pas la réalité des nombreuses et plus fréquentes opérations spirituelles.  Mais, allez montrer quelque chose d’invisible qui fait du bien !

10h30 Nous allons à la soupe aux vertus complétant les soins, c’est super bon ! Dès 13h00 me voici à nouveau dans le hall, je panique : mon cœur me le fait sentir, mais que peut-il m’arriver ici à part le bonheur et l’amour inconditionnel ? Régis m’apaise : tout va bien aller. Me voilà lancée dans ma file en pleurant, je vais jusqu’à la salle où l’on me montre où m’asseoir, main sur le cœur.

Je sens que je ne suis déjà plus là, je m’exécute, black out total : c’est comme si je perdais conscience de moi-même.  J’ouvre les yeux car j’entends la porte métallique qui roule et sens la lumière entrer dans la pièce, une dame me regarde et me fait signe de la tête que oui c’est terminé, je dois me lever. Je suis là, debout, tout est vide. Heureusement en sortant un visage ami me sourit : Amélie. Merci, elle est venue m’attendre. Cela a duré trente secondes d’après moi. Vraiment ?

L’incroyable est bien là, cela a duré environ dix minutes, Régis me le confirme par la suite mais les entités m’ont mise dans le coma comme ils disent, d’où mon total black out.

Impossible de me souvenir de quoi que ce soit. Je passe prendre les deux autres boîtes de passiflores obligatoires après une opération, je m’effondre dans la file d’attente : mes émotions sortent, c’est parfait. Taxi, pousada et me voilà dans ma chambre pour 24h sans aucun contact à part mes amis qui viendront m’emmener à manger ou me visiter deux minutes afin de vérifier que tout va bien. C’est la règle, pas de contact téléphonique, internet, en même temps j’ai très peu allumé mon téléphone c’était le but, à part pour contacter les amis sur place.

Mais ici à Abadiana,  je suis sans montre, parfois seule dans mes déplacements et suis toujours à l’heure, tout est juste et bien orchestré par les entités ! Même si vous logez à cinq cents mètres de la casa, vous devez rentrer en taxi après avoir été opéré. Les quelques personnes ayant défié cette règle ont souvent été victimes d’un malaise.

15h10, arrivée dans ma chambre, je pleure à chaudes larmes pendant plus d’une demi-heure, je dirai presque 1h même. Je suis seule, « c’est le moment ma belle, lâche tout ». Je croule sous la fatigue,  je suis épuisée, au bout, à bout, je n’en peux plus, je n’en peux plus du tout. Seize heures de sommeil m’attendent avec une heure de pause pour la  douche, le dîner que Louis m’amènera sur un plateau et pour le coucou de Régis. Manger seule me fait pleurer,  cela me rappelle “dîner” (sondes gastriques) seule à l’hôpital, quand maman partait en fin de journée (opération purement mécanique). Tout le passé refait surface ici : une formidable opportunité pour tout nettoyer.

Jeudi 26 Avril 2018

15h11 le réveil sonne… je guette depuis 15h mais j’ai fait une sieste d’une heure, au total 17h de sommeil ! Même moi je n’arrive pas à y croire ! Bizarrement, dans ma tête se fait entendre « ça y est tu as le droit de sortir c’est bon » mais je ressens une certaine appréhension comme s’il m’était pénible de sortir de ma bulle.

Je pars pour la Casa et me rends compte très vite que je dois ralentir le pas… Pendant 72h à compter de la fin de mon opération, seuls les bancs de cristaux sont autorisés. Je vais m’assoir dans la toute petite chapelle que j’adore, 3m² à peine, je m’y rendrais au moins 3 fois par jour cinq minutes lors de mon séjour, l’énergie y est incroyable. Son symbole en est Sainte Rita, la sainte patronne des causes désespérées. Bizarrement l’une de mes grand-mères depuis toute petite m’a souvent dit d’aller la prier (rires). Puis je prends le temps de m’asseoir dans le jardin sur l’un de ces gros bancs en bois ornés de cœur et d’inscriptions métalliques : à chaque fois une surprise, un message. Je retournerai aussi souvent que possible errer dans le grand jardin, devant cette vue imprenable, magique face à cette luxuriante nature.

Des douleurs au ventre me tiendront compagnie pendant trois jours, des crampes telles des barres horizontales vers le nombril… « Ca bosse » comme dirait Christophe & Régis, « Tu fais une grossesse nerveuse » comme dirait Franck & Christophe ! Pas faux… et normal !

Vendredi 27 Avril 2018

Panique à bord dans la matinée, Louis fait un malaise. Je me mets à pleurer puis me ressaisis rapidement. Tous les sentiments sont exacerbés ici. Par respect et pudeur je ne m’étalerai pas sur le pourquoi du comment. Mais, il subit une opération spontanée. « Il s’est pris le puck dans la face » comme dirait notre chère Hayette, avec son accent Suisse, l’une des gérantes de la pousada.

A la casa lorsque quelqu’un fait un malaise, la demande est aussitôt remise à l’entité afin de savoir s’il s’agit d’un vrai malaise. Je le donne en mille, une opération spontanée ! Moral de cette histoire, quand on ne veut pas se faire opérer, l’entité vous fait tomber ! Ouverture de l’arcade sur 1.5 cm, profondeur de la blessure 4 mm, ni stripes ni points de sutures, seulement pansement, eau de là-bas, désinfectant et une amie aux mains magiques, 48h plus tard tout est cicatrisé avec un beau cocard en prime ! Alors, vous ne croyez toujours pas en la poudre des fées ? Tu m’auras fait du souci mon Louis quand même !

Samedi 28 Avril 2018

15h10 ou 16h10…. Je me rends à Equilibrium pour un massage d’une heure, un pur moment de bonheur, le meilleur massage de tous est effectué par ma petite Rafaëlla recommandée vivement par Christophe, un petit bout de femme de 20 ans adorable, souriante et énergique. Nous deviendrons très vite complices. Il n’y a pas besoin de connaître les gens pour donner de l’amour et en recevoir, des rires, des pleurs, un regard si peu peut suffire.

Et là, libération, la cachoeira ! Je peux enfin y retourner. Louis a la gentillesse de m’accompagner, il adore tout autant que moi. L’eau est une passion depuis toute petite, les éponges ont besoin d’eau c’est bien connu. Les convulsions reviennent mais je les accepte, elles ne m’effraient plus, et là dans le même rituel je repenche mon corps en avant, mes cheveux forment un tube avec l’eau et là je ris, je ris, et je ris. Mon dieu que cela fait du bien !

Fort heureusement nous sommes à peine quatre à attendre. Nous remontons sous un soleil couchant, majestueux, le temps n’a pas d’emprise, le temps est infini, tout est merveilleux. Le paysage encore éternel nous offrant de nouvelles couleurs, ce sol majestueux, ces arbres, ces feuilles, je me sens libre, je respire, je suspends le temps.

Dimanche 29 Avril 2018

10h Je m’en vais à la messe… C’est génial, en fait les Brésiliens sont très catholiques comme toutes l’Amérique du sud et même si cette religion est hautement représentée en ce lieu, toutes les religions sont présentes parmis les personnes venant en retraite spirituelle. La messe consiste à chanter pendant une heure de Imagine, the Beatles à Wonderfull World, Louis Amstrong et j’avoue quelques chansons en portugais plus religieuses.

Arrive Hevenu Shalom Aleichem. Edith, 60 ans, pensionnaire de ma pousada avec qui j’ai lié une connexion et moi sommes aux anges lors de ce chant que je trouve gai, entraînant et que je connais depuis longtemps. Franchement c’est fabuleux. Imagine me fera pleurer, des larmes libératrices. Les paroles semblent peut être pour certains d’un utopisme idéaliste mais pour ma part, j’espère que chacun d’entre nous en a gravé au fond de son cœur.  Chanter m’a toujours libérée. Si seulement c’était comme ça en France, j’irai à la messe tous les dimanches.

Je vais déposer des demandes dans le triangle. Alors le triangle qu’est ce que c’est ? A la casa il y a 3 triangles où vous pouvez poser des demandes écrites sur papiers pour que les entités travaillent dessus. J’ai même glissé les demandes de 40 personnes dans ma valise et ce ne fût pas sans conséquences. Puis là, je demande une connexion avec la nature plus grande. Mon dieu qu’ai-je dit ! 10 min plus tard mes fesses me piquent puis rien. Et là cela me pique de nouveau. Discrètement je passe la main dans ma culotte et au secours une araignée ! J’ai horreur ce truc ! Je me mets à paniquer, me demande si elle n’est pas vénéneuse, je vais mourir, je ne veux pas mourir ! La raison me revient : si c’était le cas je devrai déjà être en choc anaphylactique.

Bref, je ne suis pas au top de la zen attitude. Je vais me renseigner à la réception dans mon plus beau portugais, la dame me répond d’aller à l’hôpital si j’ai un doute. Là je pense « pauvre conne » ! A l’instant, je ne suis pas vraiment feng shui. Sérieusement, si nous inversions nos rôles je serais capable de lui dire s’il y a des chances pour que cette chose soit vénéneuse.

Enfin, je me calme tant bien que mal en route vers ma séance de banc de cristal. Ce n’est décidement pas mon jour. Je ne suis pas dans le même compartiment que d‘habitude, je suis dans les vieux bâtiments. La musique me fait penser à un film d’horreur, tout du moins, c’est l’écho qu’elle me renvoie. Les murs sont anciens, gris. Allongée sur un lit en bois, j’ai l’impression d’être à Auschwitz, enfermée, isolée : l’angoisse me guette. Je vois comme un escalier se creusant dans la salle menant à une cave, je sens des choses horribles. Mes mémoires les plus sombres remontent à la surface, mon cœur s’accélère, la crise d’angoisse se profile mais elle n’atteindra pas l’attaque de panique.

J’essaie de me ressaisir, les branches tapent sur la porte métallique. C’est la fin de l’une de mes demandes de ce jour, tout ce qui restait de mes jadis crises d’angoisse et autres sortent. Je dois accepter cette émotion et la laisser sortir, c’est très dur croyez moi ! Je prie pour que le temps s’accélère, je veux rejoindre mes amis. Moi qui aime la sensation de bien être que me procure les bancs de cristaux, je défaille. Enfin cela se termine, je suis, excusez moi le terme mais « pleine de merde » mon énergie est négative, enfin, la basse vibration s’expulse de moi, tout va bien aller. A la casa, aussitôt dit, aussitôt fait ! Une fois de plus je vis l’incroyable.

Lundi 30 Avril 2018

7h30… ou 8h30 nous voilà à la cachoiera, le trio est devenu un quatuor pour cette excursion matinale. Les convulsions se font moins intenses, moins répétées. Puisque nous partons tôt, le temps d’attendre pour s’y rendre est réduit. Je n’en profite pas plus que de mesure mais plus que d’habitude. Le matin, soleil levant, au milieu de cette nature, je suis au paradis. L’eau fraîche qui coule sur mon corps me procure une sensation exquise, je renaîs, une vraie fontaine de jouvence. La lumière est différente de celle de notre arrivée, je m’isole et prends des photos au retour comme à l’allée. Même si nous sommes avec les rencontres ou amis présents, ce voyage est un voyage qui se fait seul, au bout de soi-même.

Je refais un banc de cristal de 20 min pour me prouver que cette fois je ne paniquerai pas, la plénitude m’envahit à nouveau.

Aujourd’hui c’est aussi l’arrivée de Sandrine. Nous nous sommes rencontrées à Paris lors d’un dîner, elle est aussi une amie de Régis. Nous apprendrons à mieux nous connaître et c’est avec grand plaisir. Parler de talons aiguilles reste une passion !

Le cours de ma vie là-bas s’enchaîne, mes habitudes sont prises. Les pailles dans les noix de coco fraîches en fin d’après-midi, les massages avec Rafaëlla « bum bum brasil », les bancs de cristaux, nos superbes assiettes colorées pour les repas. Le soleil sur mon visage quand je me promène, même s’il ne faut pas trop s’y exposer je me rebelle contre cette règle, un petit peu.

Tout est paisible, tranquille. Les fou-rires sont de mise, surtout cette 2ème semaine. D’ailleurs Louis présentera bientôt un spectacle sur sa Bambi et Blanche-neige préférée ; moi ! Ma petite fée est très bon publique et contribue à l’alimentation de son âme de comique ce qui n’est pas pour me déplaire. Qui puis-je si les animaux me suivent partout ? Il y a beaucoup de chiens à Abadiânia, l’un d’eux se retrouve souvent sur mon chemin et me suit. Je lui fais des câlins mais une bonne douche ne lui ferait pas de mal !

Mardi 1er Mai 2018

16h20 Je rejoins Rafaëlla pour un peeling, le premier de ma vie. A la sortie, j’avais gagné 10 ans, incroyable !

21h30 Ma première nuit blanche… Mercredi dernier j’ai donc eu une opération, ainsi s’ensuit une semaine plus tard la nuit blanche. Les jours de soin, soit mercredi, jeudi et vendredi nous devons être habillés en blanc mais ce n’est pas pour une soirée chez Eddie Barclay. D’ailleurs je m’en amuse très souvent. Le blanc est un symbole de lumière. Ainsi, la 7ème nuit qui suit l’opération nous devons être couchés entre 22h et 5h en blanc.

Au préalable, nous déposons à la casa un papier indiquant où nous sommes pour que les entités viennent retirer les points de sutures spirituels de l’opération. Nous remercions avant de nous endormir, demandons que les entités viennent retirés les fils et buvons à notre réveil un grand verre d’eau purifié en remerciant toujours. Ce fut une nuit « cicatrisante » pour ma part, je me suis beaucoup grattée le corps, j’ai même eu du mal à m’endormir.

Eh oui on se demande comment ça va se passer c’est évident ! Au réveil et dans la matinée tout finira de sortir en quelques heures.

Mercredi 2 Mai 2018

7h, Me voilà assise dans le hall de la casa pour ma révision. Je suis impatiente, inquiète, j’angoisse, m’apaise puis me calme et médite. L’attente me paraît une éternité. Le tour de la file des révisions arrivent, tout comme à la pousada il y a moins de monde cette semaine. D’après les chiffres, en moyenne, 1500 personnes foulent le sol d’Abadiânia chaque jour. Me voilà lancée… Joao & moi nous nous sourions comme la dernière fois mais la suite fut différente.

Il me prit la main, me regarda, me caressa la main avec son pouce, passa le pouce sur ma belle améthyste en la regardant et me posa une question. Je la compris sans la comprendre, j’étais tétanisée. Dans ma tête tout se bouscule. Sandra une des interprètes me la traduit instantanément. Je réponds instinctivement. Joao me demande d’aller méditer, et de recevoir un massage des entités.

Je rejoins donc le courant pour 1h environ et reçoit un soin spécifique. Quelle agréable sensation traverse mon corps. Je sors et là c’est reparti pour les inquiétudes. Pourquoi cette question ? A-t-il vu que j’avais une maladie grave ? Mon cerveau passe en mode MAYDAY MAYDAY MAYDAY !

Mayday est une expression utilisée internationalement dans les communications radio-téléphoniques pour signaler qu’un avion ou qu’un bateau est en détresse et que la vie humaine est immédiatement menacée, par exemple en cas d’incendie à bord, ou de naufrage. En cas de détresse, comme l’appel d’urgence moins prioritaire pan-pan, il doit être répété trois fois : « Mayday, Mayday, Mayday ».

Source Wikipédia

Comme à l’accoutumée, je suis prête à stresser une armée ! Un bol de soupe magique, vite aller prendre rdv pour le massage car cet après-midi je dois donc me rendre dans le courant. J’avoue que cette journée est une course folle car j’ai pris l’habitude d’être cool faut dire. Je déjeune vite fait bien fait, file au massage. Cela me calme, me détend mais c’est trop court. Malheureusement je ne suis pas envoyée dans le salon de massage où travaille Rafaëlla, « agréé » pourtant par les entités. C’est Joao qui nous donne la carte du lieu de massage.

Puis vite, je file dans le courant ! Ah mon dieu, je n’étais pas impatiente d’y aller mais bon quand il faut y aller il faut y aller. Me voilà arrivée pile dans les temps comme d’habitude ici sans montre. Je m’assois sur un banc un peu rembourré là où on me le dit. Je ferme les yeux mais sans savoir comment, je conserve une notion du temps. Méditer rassurez-vous ce n’est pas penser à rien, c’est laisser passer toutes vos pensées. Les deux 1ères heures sont magiques. Puis, par moment je sens l’énergie, par moment je décroche. Je change de position peut être toutes les 30 min.

Je prie, envoie de l’amour puis arrivée à un moment ; ma patience a des limites. Je me dis, « écoute cela doit faire bien 4h que tu es là, tu commences à en avoir marre, tu es là pour ton bien, tu travailles mais bon à un moment si tu commences à être trop inconfortable, vas y sérieux ! ». Bref, tout un tas de choses, d’excuses pour partir ! En général, le courant dure environ 3h plus ou moins. Je sors et me rends compte, je viens de passer 4h assise, sans parler, alléluia !

Puis merde, j’ai rdv en plus pour mon massage « bum bum brasil » alors je me lance ! Ma pauvre choupette va devoir me consoler, je suis en pleurs mes inquiétudes refont surface. Dès que j’arrive à la pousada la fée et Louis me félicitent de cette incroyable performance, « 4h bravo Alex » ! Les entités vous aident partout ! Rentrée, je converse également de mes inquiétudes et la raison m’envahit bien heureusement ! Régis & Louis me rassurent « Alex s’il y avait eu quelque chose de grave il t’aurait envoyé direct en opération, ici tout est pour le bien des gens ! ».

Mais enfin Alex oui réfléchis ! Allez encore des demandes pour le triangle à nettoyer. Au total j’en aurais fait à peu près une centaine. Soudainement, une illumination, c’est évident mais allez savoir. Lorsque j’ai vu Joao c’était pour ma révision. Donc sa question est en accord avec mes 3 premières demandes, enfin avec la 3ème

NB : Vous comprendrez qu’une grande partie relate de mon intime, tout ne peut être dit.

Jeudi 3 Mai 2018

6h30 En route pour la file des deuxièmes fois avec trois autres demandes. Sourire habituel avec Joao, verdict : méditation et cachoiera. Chouette je n’ai pas eu de passiflore ! Une boîte de passiflore implique 40 jours sans alcool, j’en ai déjà 3, faites vos calculs ! Mais il va falloir encore méditer. A mon heureuse surprise Louis et moi sommes juste séparés par le passage entre nos bancs lors du courant de l’après-midi.

Je termine la soirée avec Franck devant une bière 0° d’alcool, un moment exceptionnel, merci pour tout ce que tu as dit et ainsi fait, cela reste dans mon cœur. Nous nous verrons très vite sur Lyon lors d’un dîner fou sans alcool !

Vendredi 4 Mai 2018

6h45 Rebelote pour demander quel sera le prochain pas suite à mes demandes de la veille. Le sourire de João m’envoit aux blessings, cela signifie donc que je suis exaucée. Une immense gratitude traverse mon être, tout est guéri ! Egalement je dois tout de même retourner prendre un massage par les entités ! Finalement je réalise que j’aurai tout testé, la panoplie complète.

13h Je décide sous les conseils avisés de mon cher Régis d’aller en opération volontaire cet après-midi. Je pars avec mes demandes écrites sur un papier rangé sur mon cœur. Heureusement, une dame  avec qui j’ai sympathisé me rassure, par moment je m’inquiète, elle me prend la main. Ma file est appelée, je reste en total conscience en me répétant mes demandes, yeux fermés, main sur le cœur. Arrive un moment où je doute de là où je suis car le temps me semble assez long. L’opération aura duré entre 30 & 40 minutes.

15h21… 24h de chambre j’ai signé ! Je finirai mon premier livre puis en commencerai un second. D’ailleurs je vous recommande vivement ces 2 ouvrages : le dernier Gilles LEGARDINIER, Une fois dans ma vie et la biographie de la merveilleuse créatrice Chantal THOMASS, Sens dessus dessous. Comme la première fois, épilation des sourcils, limes à 4 faces, vernis à ongles, il faut bien s’occuper. Mais surtout, il est temps de faire sa valise tranquillement ! Ce repos m’est paisible et agréable, je prends le temps d’être dans l’instant présent, pleure très peu et ne tombe pas dans un sommeil de 16h ! C’est agréable. En revanche, à cela s’ajoute 2 autres boîtes de passiflore soit 80 jours supplémentaires sans coupette et verre de vin, novembre sera bientôt là !

Samedi 5 Mai 2018

Les aurevoirs avec ma fée se feront dans ma chambre ce matin, c’est ainsi. Avec Louis, ils viendront tout de même me rendre visite un peu plus. Louis prendra le temps de 15 min pour me serrer dans ses bras malgré mon opération, c’est une gratitude immense de l’avoir dans ma vie depuis toutes ses années. Les chevaux me manquent, tu comprendras… Jérémy, ami de Régis brillant, drôle et parfois un peu trop piquant que je connais depuis longtemps vient lui aussi d’arriver ; décidément c’est un vrai défilé. Comme me l’a dit Régis « Si on m’avait dit que vous viendriez tous faire un roulement sur les même semaines je ne l’aurais jamais deviné » !

La seule chose accordée ce jour pour moi est le banc de cristal car j’ai été opérée vendredi… La cachoiera me manque déjà, c’est mon coin de paradis. Je flânais longuement dans ce beau jardin de la casa, m’asseyant sur ses gros et rassurants bancs de bois que j’aime tant, dans ma petite chapelle. Je la salue, c’est la dernière fois, pour le moment. Je m’imprègne à nouveau une dernière fois de cette splendide vue, il faut y aller ma petite Alex, c’est le moment.

Dimanche 6 Mai 2018

5h15 Je me lève tôt, heureusement. Hayette a commandé le taxi mais 1h trop tôt. Pas le temps de pleurer je fonce faire un gros câlin à Louis que je réveille.

En route pour Brasilia, le lever de soleil est magnifique sur la route. Je m’étonne de mon portugais conversant avec Donizete de choses et d’autres et surtout de cette expérience merveilleuse que m’a offert la vie. Il me dépose à l’aéroport, en gentleman il m’emmène au panneau des départs. En bon père de famille il me sert dans ses bras, « prends soin de toi et reviens nous ».

Citacão final de mim desta vez…

Vôce pode estar na mesma vida, mas não com os mesmos olhos. You can be in the same life but not with the same eyes. Vous pouvez être dans la même vie mais pas avec les mêmes yeux.

Alexandra BRIEZ

Merci à la vie, merci à ceux que j’ai cité dans l’article, merci à ceux qui me liront et merci à vous: 

Hayette, Xénia, Edith, Franck, Anne-Marie, Catherine, Judith, Nathalie, Véronique & Jean-Luc, Alejandro, Florence, Francis et la dame japonaise.

« Le hasard c’est Dieu qui a voulu rester anonyme…. », à méditer

Lisa Azuelos, film « Une rencontre »

 

Crédit Photos : ©Alexandra Briez

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