Le Ticket Mode
Culture Livres

Interview Julie Muller Volb : L’Hayden

Auteure d’une trilogie fantastique nommée « L’Hayden », Julie Muller Volb voit son rêve devenir réalité lorsque son premier tome se vend à plus de trente mille exemplaires. Aujourd’hui elle clôt sa trilogie et se tourne vers le futur.  Entre prix littéraire, écriture, difficultés et autoédition, découvrez un petit bout de son univers.

Pouvez-vous nous en dire plus sur vous ?

Coucou, moi c’est Julie !

Prothésiste dentaire de formation, je me suis découvert une passion pour l’écriture en 2014, à la suite de la lecture d’un roman, alors que j’étais une toute jeune maman, comblée et parfaitement débordée. Entre les couches, les biberons, les nuits agitées et les dentiers, je me suis fait harceler par une histoire de monde parallèle et des personnages fictifs qui ne me laissaient plus aucun répit.

Passionnée de littérature fantastique depuis mon plus jeune âge, j’ai pris la plume avec un mélange d’appréhension et de plaisir. Éternelle rêveuse dans l’âme, faire vivre mes personnages imaginaires sur papier et écrire leurs aventures est vite devenu un défi personnel et une addiction qui ne m’a plus jamais quittée. J’aime les défis improbables et j’ai le goût du travail achevé (mon petit côté exigeant, j’imagine) donc il était hors de question que j’abandonne en chemin.

Aujourd’hui, je suis l’heureuse maman de trois jolies filles et auteure assumée. J’habite en Moselle, entourée de verdure, et je partage mon temps entre l’écriture et ma famille.

Quelle est l’origine de votre trilogie “L’Hayden” ?

À la base, je n’avais prévu d’écrire qu’un seul tome puisqu’il pouvait se suffire à lui-même (avec une fin ouverte, certes…). Mais je me suis rapidement prise au jeu et j’ai eu envie de poursuivre l’aventure avec Mila, Eli et compagnie. Au moment où j’ai commencé à écrire, il s’agissait d’un passe-temps, que j’imaginais provisoire. L’avenir m’aura prouvé le contraire : je venais de découvrir ma voie. Ce pour quoi j’étais faite. Ce qui me faisait vibrer. Je m’étais trouvée.

Les merveilleux paysages de ma région m’ont beaucoup inspirée. Je m’arrête souvent sur la beauté, parfois éphémère, que la nature nous offre. Pour le reste, je me suis laissée porter par mes personnages et l’histoire qu’ils voulaient bien me raconter. Du moins, c’est ce que je pensais. Avec le recul, je me suis rendue compte qu’il s’agissait d’une métaphore d’événements que je souhaitais refouler. Je n’en dis pas plus et ne vais pas m’attarder sur une psychanalyse qui pourrait révéler le dénouement de la trilogie. Je serais en revanche ravie d’entendre les théories de mes lecteurs !

Concernant un message particulier que je souhaitais faire transparaitre à travers mes écrits, je dirais peut-être l’espoir ? Ou la bienveillance ? La positivité ? La persévérance ? Les valeurs familiales et amicales ? Peut-être un peu de tout cela, finalement.

Comment vous organisez-vous lorsque vous écrivez ?

J’aimerais pouvoir parler de routine et d’organisation, or tout est différent pour chaque roman. En général, tout part d’une idée, de beaucoup de questionnements et davantage encore d’improvisation. Parfois, j’ai le début, ou la fin, les deux, ou rien d’autre qu’une blague au milieu, sans queue ni tête. Et d’autre fois j’ai besoin d’un cadre, d’un itinéraire pour chaque chapitre. Mais je laisse toujours énormément de place à l’intuition et je fais confiance à ce que mes personnages me soufflent à l’oreille.

J’aime travailler le matin, quand la maison est vide et silencieuse. J’aime le calme, mais il m’arrive aussi de mettre une musique d’ambiance pour donner un rythme aux scènes d’actions.

J’écris parfois des journées entières et parfois c’est le néant pendant quelques jours… (ceux-là sont souvent rythmés par des corrections, relecture, ou recherches).

Vous l’aurez compris il n’y a rien de prédéfini dans ma façon de travailler, mais tout est toujours très organisé dans mon esprit. Paradoxale, n’est-ce pas ?

En 2017, le tome 1 de L’Hayden, “Le secret d’Eli”, remporte le prix de l’imaginaire. Pourquoi avoir choisi de participer ?

Vous vous souvenez, plus haut je disais avoir pris la plume après la lecture d’un roman : il s’agissait du prix de l’imaginaire 2014 « Les ailes d’émeraudes » d’Alexiane De Lys. Étant novice et complètement étrangère au monde de l’édition, j’ai donc naturellement tenté ma chance et inscrit mon roman au même concours. Alexiane De lys en était la marraine cette année-là. Peut-être était-ce le destin ! J’ai déposé mon manuscrit sur leur site, il a été soumis aux lecteurs de leur plateforme et plébiscité par ceux-ci. L’éditeur de l’époque, Mr Poitevin m’a contacté quelques mois plus tard pour m’annoncer la grande nouvelle. J’étais tellement ravie et abasourdie que j’en ai pleuré pendant deux jours. Une opportunité telle que celle-ci ne se présente pas deux fois dans une vie. Ce prix littéraire était une consécration, une reconnaissance de mon travail et mon statut. Un tournant dans ma vie.

Vos livres étaient vendus chez France Loisirs, un “club de livres” réservé aux adhérents. Pourquoi avoir fait ce choix ?

J’ai signé un contrat avec les Éditions Nouvelles Plumes, qui eux ont un partenariat avec France Loisirs. Mon aventure a donc débuté par une cession de droits entre ces deux partenaires et une exclusivité de six mois chez France Loisirs, qui s’est vue rallongée jusqu’à presque un an pour le tome 2. J’avais une clause d’exclusivité avec Nouvelles Plumes pour les cinq prochains romans (donc 6 avec le premier tome de L’Hayden). J’étais novice, complètement ignorante des pratiques du milieu et mon contrat semblait correct. Du moment où j’ai signé mon contrat, plus aucun choix n’était le mien ; Mais mes romans se sont très bien vendus au Club France Loisirs.

Depuis peu la trilogie de « L’Hayden » est auto-éditée via Books on Demand (BoD) et disponible à la commande dans toutes les librairies et sur toutes les plateformes. Vous pouvez trouver quelques liens au besoin sur mon site web : www.juliemullervolb.fr

J’ai choisi de quitter les Éditions Nouvelles Plumes en 2019. J’ai été contrainte de faire appel à la SGDL (Société des Gens de Lettres) afin de faire rompre mes contrats pour défaut de paiements et récupérer mes droits. Je reste néanmoins reconnaissante de la chance qui m’a été offerte et ne regrette pas cette aventure.

Quel est le programme pour la suite ?

J’ai plusieurs autres projets en cours, dans beaucoup de registres différents : une histoire pour enfants, une duologie de Science-Fiction post-apocalyptique, une comédie romantique…

Le prochain est un roman un peu différent, il s’agit d’un voyage autour du monde que j’aurai aimé faire avec mon petit frère malade. Il est atteint du syndrome de Wolfram, une maladie génétique dégénérative rare. J’ai écrit ce roman en quelques semaines, comme une thérapie. Un cri du cœur. Il est actuellement entre les mains de mon agent, qui je l’espère saura lui trouver un éditeur bienveillant.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Related posts

Salon du Livre Paris, la victoire des réseaux sociaux

Graziella Le Norcy

Tous ensemble avec La Mafia K’1 Fry

Jess Parisot

Le food trucks festival vous attend à Saint-Maur

Marjorie Bordenave

Poster un Commentaire

avatar
  S’abonner  
Me notifier des