Le Ticket Mode

Accessoire millénaire, indéfiniment ajustable, porté dans toutes ses formes et couleurs, le foulard s’attache encore aujourd’hui, à la ceinture, au cou ou dans les cheveux.
Le foulard, c’est l’intemporalité de l’élégance dans un bout de tissu.
Célébration.

                 

Utilisé par les hommes aussi bien que les femmes, le foulard est un accessoire de tous les jours, et conçu principalement en coton. Comme le costume en général, c’est aussi un indice de richesse : les plus aisés se fournissent à Lyon, capitale renommée pour sa qualité de filature. En plus grand, il tient chaud et se tient sur les épaules des femmes : on parle alors de fichu ou de châle.

Le foulard est universel : selon les contrées, il protège, sublime et transmet même des informations. Dans quelques pays d’Afrique, certains motifs ou la façon de le nouer indiquent une situation particulière, un désir ou une prière. On retrouve ici l’idée que la mode permet une liberté d’expression. Le foulard est aussi lié à la religion : voile de pudeur ou de respect dans le christianisme, le judaïsme et l’islam, il est l’illustration d’une hiérarchie spirituelle. Avant de devenir un accessoire de mode, le foulard était une part intrinsèque et habituelle de l’habillement. Plus, il avait une fonction pratique de chiffon comme on le voit dans la Rome antique où il essuie la transpiration et est appelé « suaire ».

Probablement une des pièces les plus intemporelles de l’histoire, le foulard traverse les siècles avec insouciance, s’adapte aux différents courants en conférant chaleur, statut social, élégance, jusqu’aux décennies du vingtième siècle qui nous intéressent pour leur folle évolution créative. Oublié parmi les objets du quotidien, le foulard retrouve ses lettres de noblesse avec la maison Hermès qui lance son carré emblématique en 1937. La consécration est définitive lorsqu’il coiffe les cheveux de l’iconique Grace Kelly lors de ses sorties en public. Les sixties voient arriver les insolentes collections d’Emilio Pucci, saignantes de couleurs et d’imprimés au graphisme travaillé. On ne veut pas savoir à quoi il a pu servir pendant les libres années 70, on ne retiendra que les crinières d’amazones retenues par ces chiffons multicolores.

                                  

Signe de raffinement, d’élégance fine et de distinction, le foulard habille aussi bien le poignet que la taille, discipline ou rebelle les mèches folles, ceint le front ou le cou, se rend indispensable. Une histoire aussi riche mérite la mort des clichés sur une quelconque superficialité de la mode.

                                     

A porter sans modération, l’hiver aussi pour réjouir le gris, valable aussi pour les garçons svp un peu de folie.

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