Le Ticket Mode
Enquête Histoire de vie Société

Entrepreneuriat: un combat pour réaliser ses rêves !

La fin des études est souvent un moment de stress avec une nouvelle vie qui commence.  Le statut étudiant et ses avantages est loin derrière. Il faut avancer vers le salariat et les responsabilités qu’il implique. Trouver un travail ? Un vrai parcours du combattant. Rigueur et assiduité sont les maîtres mots pour une recherche efficace. Et pourtant, cela n’aboutit pas toujours comme on le souhaite. Un spot à la télévision, un autre spot à la radio, une affiche dans la rue ou encore ce conseiller Pôle Emploi qui suggère une option : l’entrepreneuriat. On y pense tout d’un coup. Liberté ? Oui. Sécurité ? Pas vraiment. Qu’en est il vraiment ? Au travers d’une histoire de vie, partons à la découverte de cette alternative professionnelle.

Difficile d’aborder un sujet aussi vaste que l’entrepreneuriat. Il y a tellement de possibilités, de réglementations ou de questions. Une bonne raison de vous raconter une histoire vécue qui permettra d’illustrer une facette de ce statut qui, aujourd’hui, a des dispositifs plus ou moins accessibles et/ou clairs.

L’idée

Toute entreprise débute par une idée. Que ce soit du service ou de la vente, l’ambition du chef d’entreprise est avant tout de mettre en oeuvre une idée ou une volonté. Cette idée peut avoir des origines différentes. Une discussion informelle, un “eureka” sous la douche, une amélioration d’un produit déjà existant, etc. Un constat : la meilleure des idées d’entreprise n’est pas forcément la plus compliquée. Il s’agit plutôt d’avoir un vrai public avec un besoin.

Source: Giphy

Pour notre histoire, il s’agit de deux amis qui, au cours d’une conversation avec une tierce personne, se rendent compte qu’ils peuvent proposer un service qui a un public. La législation évolue tellement vite. Les petites et moyennes entreprises seront les clients car ils ne peuvent pas se permettre de mettre en œuvre une nouvelle loi et seront obligés de déléguer afin d’espérer ne pas devenir hors-la-loi.

La formation

Créer une entreprise n’est facile. Entrepreneur est un métier à part entière. Il a le mérite de réunir plusieurs compétences de différents métiers . Et, ce n’est pas une sinécure. Se former pour un maximum d’efficacité et surtout réussir son projet apparaît comme une étape incontournable. Avec cet objectif en tête, l’un des amis se rend dans un salon dédié à l’entrepreneuriat. Au détour d’un stand, un jeune l’aborde puis l’invite à une conférence organisée par l’Adie. Cette association offre des micro-crédits mais surtout une formation gratuite à l’issue de laquelle chaque stagiaire ressort avec un dossier de création d’entreprise complet avec notamment un plan de financement ou encore des conseils juridiques sur le statut de l’entreprise. Pourquoi pas ? C’est parti pour le premier pas dans le monde de l’entrepreneuriat !

La formation est intensive. Le groupe de stagiaires est complémentaire et les projets de chacun se concrétisent. Les différents modules apportent des éclaircissements sur les principaux aspects du projet. Au final, le dossier de création d’entreprise est prêt. Plus qu’à exécuter toutes les étapes successives.

La création

La toute première étape du projet est de créer la nouvelle entité. En route pour la l’administration qui s’occupe de cette formalité. Le dossier est rempli avec l’aide d’un conseiller. Oups, il manque un document : le justificatif de l’ouverture d’un compte bancaire dédié. 

Il faut donc trouver la banque qui acceptera d’ouvrir le compte. Plusieurs rendez vous sont pris dans diverses banques. L’une après l’autre, les banques refusent d’ouvrir le compte. La raison principale est leur manque de confiance en la viabilité financière du projet. Finalement, l’une d’entre elles finit par accepter. Au moment d’effectuer les formalités d’ouverture de compte, l’un des documents exigés est la preuve que l’entreprise existe. Damn !

Après moultes discussions sur l’absurdité de la situation, la conseillère accepte de fournir un attestation de “pré-formation” du compte bancaire. Ce dernier ne sera validé qu’à la présentation de la preuve de création de l’entreprise. Ouf !

Retour auprès de l’administration avec la fameuse attestation. L’entreprise est enfin créée. Entre-temps, il a fallu payer aussi les frais de conseil, la publication au journal officiel ainsi que l’assurance professionnelle de la future entreprise. À peine commencé, voilà que les poches se vident déjà…

Le début des activités

Une promesse d’un premier contrat est à l’origine de la volonté de rentrer dans le monde de l’entrepreneuriat. L’un des associés a passé un entretien et a convaincu une potentielle cliente. Il faut donc commencer à se faire un nom. De nos jours, la réputation se construit avec le bouche à oreilles. Il faut donc savoir “chuchoter à l’oreille de ses clients”.

Première facture. La cliente n’a pas eu les fonds pour payer. Elle régularise donc avec un virement pour la seconde facture. La banque accepte le virement. Mais les fonds ne sont pas accessibles . Motif : le compte n’était qu’un compte en formation. Il ne pouvait donc pas servir pour recevoir de l’argent. Double damn ! Elle ne l’avait pas dit la conseillère. Disputes encore une fois sur l’absurdité de la situation. Le ton monte et la conseillère contacte sa responsable avec qui le ton monte également et elle décide de clôturer le compte.

Source: Giphy

C’est reparti pour une nouvelle recherche. Cette fois, la prochaine banque contactée est plus réceptive. Est-ce dû au fait que les jeunes associés arrivent d’emblée avec des fonds? On se le demande !

Le développement

Une fois le contrat lancé, il faut se maintenir à flot. Le choix validé est qu’un des associés travaille à temps plein pour la société et l’autre aura des cachets d’intervention. Il lui faut donc un salaire. Le plan de financement le prévoyait. On s’y maintient donc. Quel choc de se rendre compte à quel point “avoir un salaire” dans une société coûte cher. Les charges inhérentes au salaire sont importantes.

Afin de minimiser les coûts, certaines tâches ne sont pas sous-traitées. C’est ainsi qu’une collègue de la formation d’entrepreneuriat crée le logo. Une connaissance d’un des associés écrit les statuts juridiques de la société. Une petite entreprise s’occupe de la paie. Entre “petits”, l’entraide et la complémentarité permet de faire des économies.

L’entreprise n’a plus qu’à prendre son envol… Et il faut s’accrocher !

Pablo Picasso disait “les autres parlent, moi je travaille”. Entreprendre est un combat du début à la fin. Décider de se lancer et d’être son propre patron est un vrai défi de vie et un challenge. On peut être tenté de baisser les bras surtout au début. Et pourtant, persévérer et s’accrocher peut s’avérer bénéfique. En effet, voir naître et grandir son idée et plus tard sa société apporte une satisfaction sans équivoque. Si jamais, cela ne fonctionne pas, on aura au moins le mérite d’avoir essayé. Après tout, nous n’avons qu’une vie et il faut qu’elle serve à réaliser nos rêves !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Related posts

La Perle du Lac, 3ème partie

Alexandra BRIEZ

LVMH et Kering s’engagent dans la protection des mannequins

Marjorie Bordenave

Comment c’était votre premier bisou ?

Alexandra BRIEZ

Poster un Commentaire

avatar
  S’abonner  
Me notifier des