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Urbex : vers l’inconnu et au-delà

Envie de sortir, mais besoin d’originalité ? Le Ticket Mode vous propose de faire de l’urbex. De plus en plus tendance, il offre un bon bol d’air, de la nouveauté et de l’aventure ! Si vous ne connaissez pas cette pratique, on vous l’explique tout de suite en trois points.

❶ Qu’est-ce que c’est ?

L’urbex, ou exploration urbaine, est souvent mal connu. Pour la plupart il s’agit d’explorer des lieux dits « hantés », mais cette interprétation est très réductrice. Au sens premier, l’urbex est avant tout la visite de lieux construits par l’homme, ces endroits ne sont donc pas nécessairement abandonnés. Généralement interdits, ils sont souvent difficiles d’accès et parfois dangereux, faute d’entretien. Attention donc, cette activité est souvent “clandestine” et sans l’accord des propriétaires. La France l’a d’ailleurs interdite, via la publication, entre autre, de quelques décrets. Alors soyez prudents ! Mieux vaut prendre un peu de temps et demander une autorisation.

❷ Pourquoi faire de l’urbex ?

Le côté artistique. Beaucoup de photographes, amateurs ou professionnels, aiment cette pratique. Les lieux abandonnés dégagent une certaine ambiance. Loin de l’activité humaine, ils mettent en avant des sentiments tels que la solitude et l’abandon. Ces bâtiments ou monuments offrent un réel cachet à la photo, de quoi inspirer les artistes.

Le patrimoine. Alors que des malins s’amusent à taguer ces lieux, d’autres veulent les protéger. C’est le cas des urbexer très attachés au patrimoine français. Ils se rendent sur place pour la beauté des lieux mais pas que. Une fois le repérage et l’exploration terminés, ils commencent à rénover. Le plus souvent, cela consiste en des travaux simples. Une manière d’entretenir le patrimoine le temps de trouver un acheteur.

Le paranormal. Dans l’imaginaire commun, les lieux abandonnés sont souvent en proie aux phénomènes paranormaux. Pour les uns, cette activité a un but scientifique : sur place, ils essaient de comprendre d’où viennent ces phénomènes hors normes. Pour les autres, c’est une manière de se faire peur entre amis. Simple recherche d’adrénaline.

❸ Les différents centre d’intérêt

Dans la vie, personne n’a les mêmes goûts et c’est tant mieux. Voilà quelques exemples de ce qui peut réunir des urbexers.

La cataphilie. Non cela ne se résume pas à l’exploration des catacombes ! Très souvent associée à Paris, elle renvoie à la visite de carrières souterraines. La cataphilie regroupe différents lieux, cela peut être des caves, cryptes, habitats troglodytiques ou encore des mines. Pour cette pratique, mieux vaut ne pas avoir peur du noir. Les claustrophobes, s’abstenir.

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Les réseaux d’adduction. Voici d’autres infrastructures souterraines : égouts, canalisations, toutes les villes en possèdent. Un terrain de jeu labyrinthique pour les explorateurs en herbe. Pour cette virée en profondeur attention aux odeurs et mieux vaut avoir de quoi s’éclairer. Une pratique toutefois dangereuse car en cas de pluie, l’exploration peut devenir mortelle.

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La toiturophilie. On remonte à la surface et bien plus haut encore. La toiturophilie, c’est la tournée des toits. Cathédrales, immeubles, tous sont bons à prendre pour les adeptes de la hauteur. Une façon d’admirer la vue et de changer sa vision des villes. Un concept qui a malheureusement donné naissance à des dérivés. Les toits ne suffisent pas pour certains qui se lancent aussi dans l’escalade des grues et de hautes cheminées. Agilité requise, la chute peut être longue… et fatale.

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Les friches industrielles. La visite de sites industriels abandonnés est sans doute le plus grand centre d’intérêt des férus d’urbex (et la plus facilement réalisable aussi). Vieux entrepôts, usines désaffectées, ce n’est pas ce qui manque. Une aventure qui peut être risquées si on ne prend pas connaissance de l’ancienne activité du bâtiment : des matières dangereuses stockées, possibilité d’effondrement, présence d’amiante, risque d’électrocution. Il faut y réfléchir à deux fois avant de se lancer.

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L’infiltration. Le rendez-vous des rebelles. Ce qui les motive ? Braver l’interdit. Qu’importe le lieu, du moment que l’accès n’est pas autorisé. Il n’y a pas de réel but, l’intérêt qui réunit ces pratiquants d’urbex, se résume à pénétrer sans autorisation dans des lieux en activités, rien d’autre. On a connu mieux comme ambition dans la vie.

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