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To the bone, l’anorexie comme on ne l’a jamais vue

To the bone est un film Netflix de Marti Noxon, dans lequel Lily Collins joue le rôle d’Ellen, une jeune femme de 20 ans qui n’arrive pas à se sortir de son anorexie.

Source : Netflix YouTube channel 

l’anorexie vue autrement

L’anorexie n’est pas une récente découverte, et a déjà été l’objet de livres, de films. To the bone part donc avec de sérieux concourants, en nous plongeant dans le quotidien d’une anorexique : les liens avec la famille, les soins, la difficulté à manger, l’envie de mourir … Ce film semble d’autant plus réel, puisque l’actrice principale et la réalisatrice du film ont elles même souffert de troubles alimentaires. Alors, si de prime abord on pourrait se dire “encore un énième film sur l’anorexie”, on se rend vite compte que To the bone a ce petit truc en plus. Il est pourtant l’objet de nombreuses controverses.

Source : Netflix

Un film qui enjolive l’anorexie ?

Au contraire. Jusqu’au bout, on ne sait si Ellen, le personnage principal va s’en sortir. Loin du monde des Bisounours, To the bone sert un portrait noir et réaliste de l’anorexie. Alors qu’aucun traitement, aucune intervention ne lui réussit, Ellen est envoyée en désespoir de cause chez un spécialiste de renom, le docteur William Beckham, dernier espoir de sa belle mère Susan.

C’est un passé douloureux qui entoure la jeune femme : une famille recomposée, un père absent, une belle mère qui n’a pas toujours les mots justes, une mère en dépression … Si cela n’était pas suffisant, Ellen a également été confrontée à un drame qui la consumera petit à petit. Artiste dans l’âme, cette dernière avait l’habitude de partager différents dessins promouvant l’anorexie sur Tumblr … Qui finiront par causer la mort d’une de ses abonnés.

La logique voudrait que sa famille se réunisse pour entourer la jeune femme, pourtant celle-ci est plutôt occupée à se déchirer, et à se renvoyer la balle sur qui est la cause de la maladie d’Ellen.

Lily Collins, surprenante et touchante

http://www.allocine.fr/membre-Z20140215141010390804791/movie/245943/

Avis de Zazinouchette, utilisatrice allocine et sœur d’une ancienne anorexique.

En définitive, To the bone n’aurait certainement pas été le même film sans la participation de l’actrice qui rend l’histoire réaliste. Amaigrie au fur et à mesure de l’histoire, on sent la détresse dans ses yeux, et cette envie de tout abandonner pour mourir. Plutôt mourir que de prendre des kilos, telle est la philosophie du personnage principal.

Dans un article pour le HuffingtonpostJennifer Rollin, une thérapeute américaine et contributrice du site, fait part de ses craintes. 

En tant que professionnelle des TCA, je sais que nombre de leurs victimes ont tendance à se croire “pas assez malades pour se faire traiter”. C’est une idée récurrente, et le problème de ce film, c’est qu’il entretient le mythe selon lequel les anorexiques ont toujours l’air squelettiques.

Si l’image que renvoie Ellen est plutôt celle d’une femme fragile et squelettique, elle n’est pas le seul personnage du site. De fait, on observe dans le centre spécialisé dans les troubles alimentaires qu’elle intègre, plusieurs types de personnages. Sont notamment mis en avant Luke, un ancien danseur de ballet ; et Megan, une jeune femme qui se remet doucement de son anorexie après être tombée enceinte.

Des personnages et des corps différents donc, qui renvoient différentes perceptions de l’anorexie.

Si l’on devait retenir un message de ce film, ce serait plutôt celui-ci : ne se font aider, que ceux qui souhaitent se sortir de l’anorexie. Peu importe le degré dans lequel on se situe dans la maladie, tant que l’on n’a pas pris la décision de vivre, les choses ne vont que de mal en pis.

Note : 8/10

 

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