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The Punisher : le nouveau héros Marvel incarne la violence

Le nouveau héros de Marvel est un personnage ambivalent. Un justicier violent et sanguinaire, sans super pouvoir, qui aspire autant la compassion que la méfiance. La série The Punisher est aussi d’une extrême violence, tirant au maximum les traits des Marvels dans un anti-héroisme ayant la fâcheuse tendance à « glamouriser » la mort. On vous explique….

La vengeance. Elle anime le personnage phare de la nouvelle série Netflix The Punisher. Le justicier sombre et violent, Franck Castle est habité par ce désir dangereux de revanche. Vétéran de guerre en Afghanistan, sa famille s’est faite assassinée à son retour sur le sol américain. Dès le premier épisode, on apprend qu’il a déjà tué toutes les personnes responsables de ce meurtre. L’ancien soldat ne tardera pas à découvrir que tous les coupables n’ont pas été punis. Comprenez, selon le langage du personnage incarné par Jon Bernthal, remarquable dans la série The Walking dead, qu’il ne dormira pas sur ses deux oreilles les sachant toujours vivants.

Captain America, Iron Man, Batman, Superman, ils ne tuent que les méchants. Les dommages collatéraux, c’est-à-dire les simples soldats chargés d’exécuter les ordres d’un leader machiavélique, sont éliminés également, sans une mise en scène aussi macabre que dans The Punisher.  À chaque épisode, son lot de violence, de crânes écrasés, de couteaux plantés et de souffrance exacerbée. Mais pourquoi une telle violence ?

L’acteur Jon Bernthal se justifie au Figaro :

« La série ne montre jamais la violence pour le plaisir de la violence. Chaque coup a un prix, Frank n’en ressort pas indemne. On parle souvent de nos instincts et pulsions comme une bête intérieure qui se réveille brutalement. C’est fascinant de voir Frank à cette croisée des chemins, sans contrôle sur lui-même ».

Pourtant, la série ressemble à un enchainement de scènes de douleurs. Comme tout Marvel qui se respecte, le héros ne semble jamais pouvoir mourir. Le spectacle des scènes de combats est une allusion aux schémas classiques des Marvels. Les personnages importants se montrent étrangement résistants aux coups. Le méchant a la cicatrice, l’oeil de verre, une côté transhumaniste caractéristique des comics.

La richesse du personnage, c’est sa complexité. On entrevoit parfois une part de bonté dans Franck Castle. Lorsqu’il défend un adolescent dans les premiers épisodes, où lorsqu’il demande de l’aide à un amie journaliste. Une idée que retrouve l’auteur-producteur Steve Lightfoot dans son personnage principal  :

« Frank est toujours animé par un sens de l’honneur, de loyauté et de la morale. Cette lutte personnelle entrer ce ying et ce yang m’a fasciné. Avec Netflix, on sait que l’on peut explorer un être sur 13 heures, aller dans les recoins les plus cachés de son âme. »

Certaines scènes assoient l’image d’anti-héros. Notamment des flash-back montrant la capacité de Frank Castle a exécuté les hommes et les ordres avant la disparition de sa famille. Déjà animée par une violence intrinsèque. En faire un personnage central, c’est esthétiser à la violence. En choisissant des vétérans, le réalisateur a surement cherché à montrer les impacts de la guerre. Ses ravages traversant les frontières et les conséquences qu’elle induit pour les revenants.

 la série aurait pu être encore plus crue. Dans les comics, Le PUNisher est un justicier sans foi ni loi responsable de la mort de plus de 48 000 personnages. Il paraît finalement bien gentil notre Frank Castle…