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Stranger Things : être un geek des années 80 c’est cool

Ah les années 80 ! Les lecteurs de LE Ticket Mode n’ont peut être pas vécu leur adolescence pendant ces années là, mais ils reconnaîtront sans doute les références de la série Stranger Things. Les réalisateurs, les deux frères Matt et Ross Duffer, rendraient n’importe quelle génération nostalgique, la Y, la X et celles qui suivront… 

La deuxième saison de cette série de science fiction est construite selon le même principe que la première. Stranger Things est largement inspirée par les films fantastiques des années 80, dont les références, les codes, intègrent parfaitement le scénario. Au départ, une bande d’enfants découvre l’existence d’un monde parallèle « The Upside down ». L’un d’entre eux, Will se retrouve piégé de l’intérieur, hanté par une entité mystérieuse. Une créature se sert de lui pour envahir la Terre.

L’histoire, racontée comme telle, pourrait paraître vue et re-re-vue. Mais le succès de Stranger Things relève bien de sa capacité à tenir le spectateur en haleine. Dans la première saison déjà, Will, (encore lui), disparaît dans une petite ville des États-Unis. Ses amis, sa mère et le chef de la police (le traditionnel shérif) partent à sa recherche. Les phénomènes étranges se multiplient, une fillette aux pouvoirs paranormaux est reliée à une affaire de disparition d’enfants. Une référence claire aux romans de Stephen King (Ça), où les enfants sont ceux à qui il arrive des aventures extraordinaires.

La guerre froide : le retour 

Il y aussi une laboratoire où sont réalisées des expériences. Les scientifiques américains protègent un lourd secret. Ils souhaitent maîtriser une force qu’ils connaissent mal avant que leur ennemi juré, l’URSS, ne s’en empare. Ici, les réalisateurs évoquent la guerre froide. Par petites touches, beaucoup d’éléments permettent d’identifier la vie politique américaine des années 80 comme des panneaux de l’élection entre Bush (père) et Reagan, des bribes de flash infos évoquant la victoire de ce dernier etc.

D’autres allusions sont tout aussi visibles dans Stranger Things. Les personnages principaux, des pré-ados, sont eux-même imprégnés par cette culture « geek » de l’époque. Comparant tout ce qui leur arrivt à leur jeux favoris et aux personnages de leurs films préférés. Comme lorsqu’ils enfilent les costumes de Ghostbuster pour Halloween, fuient les méchants scientifiques à vélo, épargnent un extraterrestre comme E.T. Il y a aussi les tenues, les voitures, les meubles, les coiffures, tout est travaillé pour nous rendre nostalgique.

La belle époque

À cette époque, les ados sortent encore jouer. Ils communiquent avec des talkie-walkie. Ils ne sont pas accrochés à leur téléphone et paraissent plus débrouillards. Finalement ce groupe de jeunes ados, qualifiés de “loosers” par les fortes têtes du collège, sont définitivement cools, intelligents et attachants. Il faut dire que les acteurs ont très bien été choisis. On relève le jeu hors du commun de l’enfant mutant « Eleven », joué par Millie Bobby Brown. À seulement 13 ans, sa carrière ne fait que commencer.

Bien d’autres références parsèment la série, mais on n’aime pas spoiler chez Le Ticket Mode, alors on vous laisse découvrir lesquelles. Pour ceux qui, comme moi, ont adoré cette série et l’ont déjà terminée, bonne nouvelle : une saison 3 est bel et bien prévue. Les réalisateurs sont en train d’écrire le scénario ! Un peu de patience, il nous faut.