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Split : vingt-quatre personnalités en un seul corps

Après les films Sixième sens (1999), Incassable (2000), Signes (2001), Le Village (2004), l’américain d’origine indienne M. Night Shyamalan signe avec Split, un nouveau succès. Kévin regroupe, à son insu, vingt-trois personnalités différentes. Elles prennent chacune, comme bon leur chante, le contrôle de l’enveloppe corporelle du personnage atteint d’un trouble (sévère) dissociatif de l’identité. 

Suivi par Mme Fletcher, psychologue spécialiste de cette pathologie, ce garçon surpeuplé va devoir subir l’apparition d’un 24ème habitant. Voulu par certaines personnalités, subies par d’autres. Les dominants cherchent à camoufler sa venue. Et pour cause, il s’agit d’un psychopathe surnommé “la bête”. Symbole du déni des souffrances de l’enfance de Kevin, elle serait capable de protéger l’ensemble du groupe du reste du monde. Mais contre qui et contre quoi ?

Cacher la “bête” n’est pas sans conséquence, trois adolescentes croupissent dans un logement souterrain à la merci d’un sacrifice imminent. Deux d’entre elles ont été choisies car elles n’ont jamais connu la souffrance. La troisième, et finalement la plus intéressante, est tout aussi perturbée que son geôlier. Au rythme de nombreux flash-back sur son enfance, la jeune fille devient un personnage clé de l’histoire

Une maladie mystérieuse

Finalement, ce film interroge sur les réactions encore méconnues de notre cerveau vis- à-vis à la violence et ce, dès l’enfance. Dans Split, Mme Fletcher pense que les patients dont le cerveau chercherait à fuir ces violences sont, en fait, capables de se créer des personnalités complètes et contrôlées. Une personnalité peut avoir une allergie, un problème de vue et l’autre non. Comment peut-on expliquer de tels changements dans notre cerveau et surtout s’en inspirer pour soigner des maladies neurologiques.

Dans la réalité, les choses sont beaucoup moins romancer. Mais les troubles dissociatifs de l’identité existent. Dans la plupart des cas, ils sont dues à des chocs vécus pendant l’enfance, comme des expositions répétées à la violence ou des abus sexuels.  Ils vont mener l’adulte ou l’enfant à se mettre dans un état dissociatif. Une nouvelle personnalité finit par apparaître comme la forme la plus complète du déni.

Ce phénomène a été observé également chez les soldats qui ont combattu dans des conditions extrêmes et insoutenables. Cette dissociation est une réaction du cerveau qui permet à la personne de survivre psychologiquement à ce qui est insupportable en se maintenant dans un “état second”. . .

 

 

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