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Les sourcils : une histoire de poils

Il est bien connu que de tout temps, les diktats de la mode ont révolutionné nos corps et les tendances : de la femme pulpeuse à l’androgyne, de l’homme poilu à l’imberbe, du slip kangourou au … Non, on ne peut définitivement pas citer cet exemple. Parmi les parties du corps touchées par la fièvre de la tendance : le sourcil.

Il était une fois les sourcils

Court, long, fin, fourni, le sourcil n’a pas été épargné, et a lui aussi subi une évolution au fil des siècles. De fait, il est un élément important du visage, puisqu’il permet de mettre en valeur, ou non, ce dernier. Certains utilisent la teinture, d’autre le maquillage pour le sublimer. Au court du temps, les modifications qu’il subit se contredisent parfois.

En 1920, le sourcil est très fin, rappelant ainsi les films muets à la Charlie Chaplin. Plus arqué en 1930, il va vite recommencé à devenir fourni dès 1940 : les femmes sont mobilisées pour la guerre, et n’ont plus tellement l’envie et le temps de s’occuper de leurs sourcils. En 1970, on observe à nouveau une volonté de retour au naturel : après quelques années à avoir voulu imiter les stars, notamment en 1950, les femmes arrêtent de dénaturer le sourcil. Autant vous dire que cela ne dure pas bien longtemps. Les années 90 (coucou la génération Y) essaie de remettre au goût du jour le sourcil fin très épilé. C’était sans compter l’apparition de Cara Delevingne dans les années 2000, qui impose son style, ô combien séduisant.

Les dernières tendances

On vous a parlé des “feather brows“, d’autres ont succombé aux sourcils fournis à la Cara Delevingne. Depuis quelques jours, c’est une tout autre tendance qui affole le net et les médias : le mono sourcil.

Scarlett Costello. ©interviewmagazine.com

Après des siècles où la femme exemplaire se devait d’être parfaite, nous retombons depuis peu dans une envie de naturel. Le poil se démocratise, certaines le laissent même s’exprimer comme il le souhaite, que ce soit sur les jambes ou sous les bras. Question sourcils, Scarlett Costello est la première à remettre au goût du jour le mono sourcil, ce qui nous rappelle vaguement une certaine Frida Khalo. Coup médiatique ou réel message ? Les avis fusent.

Que faire de nos sourcils ?

On lit de tout sur la webosphère, et les médias vont jusqu’à vous expliquer comment épiler vos sourcils pour être “so 2017”. Les tendances qui se contredisent laissent à réfléchir : doit on suivre tout ce qui se fait dans l’unique but de rentrer dans le moule d’une certaine catégorie de la population, ou doit on opter pour la tendance qui nous sied le mieux, quitte à repartir quelques années en arrière ?

Le cas de la mannequin Scarlett Costello nous montre qu’une cause louable peut être totalement détournée. Ce n’est pas le mono sourcil qu’elle prône, mais plutôt le naturel. Le but n’est pas de pousser les jeunes filles à aller se faire une greffe de poils dès demain, ou à tricher avec le crayon. Mais plutôt, à l’image du corps, d’apprendre à s’accepter telle qu’on est, même avec ce qui peut paraître être des petits défauts. Et ça, on aime chez Le Ticket Mode, plus que le mono sourcil.