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SNSM Antibes : Sauveteurs bénévoles

Une enquête de la Santé Publique France a dévoilé que le nombre de noyades avait fortement augmenté en 2018. En été 2015, 858 noyades étaient à déplorer, alors que nous en recensions déjà 1 758 le 9 août dernier. Les causes étant aussi nombreuses que variées, les professionnels sont sans arrêt sur le qui-vive. C’est le cas de la SNSM (Société Nationale des Sauveteurs en Mer)  d’Antibes, qui agit sur une zone dangereuse.

L’été touche à sa fin sur la côte-d’azur, les températures se font plus douces, les touristes ont déserté les plages, et les sauveteurs en mer de la SNSM peuvent souffler. Mais pas trop longtemps ! Car contrairement aux idées reçues, ils n’interviennent pas uniquement en saison estivale : « Les trois-quarts des interventions se font en été », explique Alain Greci, patron de la station SNSM d’Antibes, « durant cette période là, c’est plutôt de la petite bobologie, de l’assistance à bateau en détresse, ou une panne moteur. Souvent avec des locations. Mais l’autre quart c’est en hiver, avec des conditions un peu plus compliquées. Les interventions hivernales sont plus périlleuses car ce sont souvent des marins confirmés, s’ils se mettent en difficulté, ce sera beaucoup plus aventureux de leur venir en aide ».

Si les maitres-nageurs surveillent le littoral, au delà de 300 mètres c’est la SNSM qui intervient. À Antibes, les interventions peuvent être nombreuses, le port étant l’un des plus grands de Méditerranée. La station possède d’ailleurs la plus grande vedette du département, ce qui leur permet d’intervenir très loin en mer, presque jusqu’en Corse. « La zone du cap d’Antibes est dangereuse. Il y a des problèmes de courant, des problèmes de vent, des problèmes de rochers, et beaucoup de bateaux qui circulent » précise Alain Greci rappelant que « sur l’eau, c’est comme sur la route, il peut y avoir des accidents. En mer, il faut appeler le 196. »

Une fois l’appel de secours effectué, c’est le CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage) Méditerranée qui va déclencher l’alerte auprès de la SNSM. Alain Greci souligne l’efficacité des 25 à 30 canotiers de la station : « Nous avons un quart d’heure pour rejoindre le port, et nous intervenons dans les vingt minutes ». Les sauveteurs en mer de la SNSM d’Antibes sont opérationnels 24h/24H et 7j/7. Des tours de services de jour et de nuit sont pris par des hommes et des femmes bénévoles qui se libèrent sur leur temps libre.

C’est d’ailleurs ce que fait savoir Julia Baudin, responsable de la communication de la station : « Nous vivons exclusivement grâce aux dons, personne n’est rétribuée, nous sommes exclusivement dans du bénévolat. » Une aberration lorsqu’on sait à quel point l’entretien d’une vedette coute cher (environ 25 000 euros à l’année), ainsi que le paquetage complet d’un sauveteur (entre 1 500 et 2000 euros).

Bien plus qu’un métier, les canotiers de la SNSM Antibes se considèrent comme une grande famille de passionnés prêts à risquer leur vie. C’est ce qu’évoque d’ailleurs Alain Greci : « Nous organisons des journées portes ouvertes et nous échangeons avec des bénévoles potentiels. Il faut qu’ils aient la même envie que nous. Quand on est en opération à bord de la vedette, il faut qu’il y est une osmose, une cohésion. »

La SNSM d’Antibes n’a, heureusement, recensé aucune noyade cet été, mais ils poursuivent la prévention au quotidien. Ces hommes et ces femmes, qui viennent d’horizons différents (marine marchande, retraités, actifs…), sont prêts à agir toute l’année, pour venir en aide à chaque plaisancier en détresse, dans le bénévolat le plus total.

Pour devenir canotier ou pour effectuer un don, rendez-vous sur le site internet de la SNSM Antibes, ou sur leur page Facebook SNSM Antibes.

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