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Rencontre avec Marion Poupot, créatrice en devenir !

Marion Poupot est une jeune femme passionnée de mode et étudiante à l’Atelier Chardon Savard de Paris avec qui nous avons discuté d’upcycling, de mode éco-responsable et de la mode de demain.

C’est à l’occasion du salon Première Classe que nous avons fait la rencontre de Marion Poupot. Au cours de sa formation, elle s’est penchée sur l’impact de l’industrie de la mode et du textile sur notre environnement. Elle a cherché comment elle pouvait impacter positivement la planète avec ses propres créations. Ainsi, dans le cadre d’un projet, Marion a créé une collection entièrement issue de matières recyclées et c’est à ce sujet que j’ai eu l’honneur de l’interviewer.

Quel est ton parcours jusqu’ici ?

Marion Poupot : « J’étudie la mode depuis 6 ans maintenant, j’ai d’abord effectué une mise à niveau en art appliqué à Toulouse ma ville natale, puis deux années de BTS Design de mode à Nîmes. Ensuite je suis arrivée à Paris où j’ai continué à étudier la mode à l’Atelier Chardon Savard et actuellement je suis en dernière année qui est une année de stage. »

Tu as réalisé une collection axée sur le recyclage, peux-tu m’en parler ?

M.P : « Il s’agissait d’un projet à réaliser sur toute l’année dans le cadre de mes études. Nous devions créer une collection comportant entre 8 et 12 silhouettes pour un défilé qui a eu lieu en fin d’année. Personnellement, j’ai décidé d’utiliser la méthode du recyclage. Je récupérais des vêtements en ressourcerie, notamment à La Mercerie Créative avec qui j’avais un petit partenariat. Ils acceptaient que je prenne les pièces qu’ils ne pouvaient pas vendre car elles étaient trop usées ou tâchées, parfois, j’achetais aussi des vêtements sur LeBonCoin ou Vinted lorsque j’avais des besoins plus précis. Ensuite, avec toutes ses pièces que j’ai retravaillées, assemblé, etc. j’ai créé ma collection. Également, je choisissais avec soin les matières que j’utilisais, je voulais qu’elles soient les plus naturelles possible et j’évitais le polyester par exemple ».

Quelles ont été tes inspirations pour la création de cette collection ?

M.P : « Pour une partie de ma collection, je me suis inspirée d’un peintre Chinois qui fait de la peinture abstrait et l’autre catégorie de matière m’a été inspiré par des photos de dégradation, je souhaitais embellir l’usure ce qui collait parfaitement à ma collection. Autrement, j’ai choisi de réaliser des basiques qu’on retrouve dans le vestiaire quotidien que j’ai un peu réadapté avec un peu d’oversize par exemple et pour finir, je me suis très légèrement inspirée de Charlie Chaplin pour l’allure ».  

D’où est venue cette idée ? As-tu eu un déclic environnemental ?

M.P : « Cela faisait depuis très longtemps que j’avais envie de travailler dans l’univers de la mode, c’est donc naturellement que j’ai orienté mes études dans ce domaine sans trop me poser de question. Puis, il y a environs deux ans, j’ai commencé à de plus en plus entendre parler de l’impact de la mode sur l’environnement mais également l’impact social avec les conditions de travail des ouvriers dans les pays d’Asie par exemple. A ce moment là j’ai eu quelques doutes car dans ma vie personnelle je me souci énormément de l’environnement, mais en même temps je ne me voyais pas faire autre chose que de travaillé pour ma passion. C’est pour cela que dans cette collection, j’ai décidé de démontrer qu’allier mode et écologie, c’était possible ».

A l’issu de ton stage quelles sont tes ambitions ?

M.P : « J’aimerais travailler quelques années au sein d’une marque pour acquérir des compétences, car pour l’instant, je ne pense pas avoir encore la maturité nécessaire pour lancer ma marque, mais, d’ici quelques années quand j’aurais assez d’expérience et trouvé de bon collaborateur je souhaiterais me lancer ».

Pour finir, quel serait l’avenir idéal de la mode pour toi ?

M.P : « Un avenir très créatif, mais avec de nouvelles résolutions sur les méthodes de production qui s’oriente vers de l’éco-responsable et ne pas simplement faire du GreenWashing et je pense que l’Upcycling c’est une très bonne alternative, par exemple ». 

Marion Poupot sur Instagram
@Marion_Poupot

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