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Le “régime” flexitarien, symbole d’une prise de conscience

Qu’on se le dise, le flexitarisme prend de l’ampleur en France. Plus qu’un mode de vie, c’est un véritable état d’esprit qui découle d’un “régime” qui sonne comme une alternative crédible au véganisme, parfois dur à suivre. Explications et retour d’expérience.

Le réveil des consciences s’est d’abord manifesté aux États-Unis à la fin des années 90. Berceau du flexitarisme, le pays à la bannière étoilée est aussi le point névralgique de l’obésité. Face à cela, de nombreuses voix se sont levées, notamment celle du journaliste de New-York Times Mark Bittman, l’instigateur et le porte-parole des alternatives à la consommation de viandes animales outre-Atlantique.

S’il met également en avant la cause environnementale au centre des débats, il défend l’idée, vérifiée à de multiples reprises, que la diminution de la consommation de la chair animale ne peut être que bénéfique pour notre santé.

Mark Bittman à l’origine de cette prise de conscience collective – One Green Planet

C’est d’ailleurs le leitmotiv évoqué par la plupart des personnes adeptes du régime flexitarien et notamment chez nous, en France. Car oui, ce mode de vie est devenu tendance dans l’Hexagone. Selon un récent sondage YouGov pour l’application JustEat, 27% des Français se sont rangés derrière cette solution pour améliorer leur quotidien. Donnée marquante, chez les 25-34 ans, ils sont 34% à évoquer le bien-être comme élément déclencheur.

Manger moins de viande, une nécessité

Là-dessus, végans et flexitariens sont sur la même longueur d’onde. Si la cause animale et le motif écologique ne font aucun doute quant aux motivations de diminuer, voire d’arrêter totalement sa consommation de viande, les bienfaits sur la santé sont indéniables. Les protéines animales, et notamment la chair, sont riches en toxines, notamment lorsque cette dernière est grillée.

Ainsi, de nombreuses études ont démontré qu’une consommation quotidienne de viande pouvait accroître le risque de développer certains cancers du système digestif, là où les toxines ont tendance à stagner.

Autre motivation possible, consommer avec parcimonie sa viande préférée fait chuter le mauvais cholestérol, permettant de garder un cœur en bonne santé. Quand on sait que le mauvais cholestérol est une pathologie qui va souvent de paire avec le surpoids ou l’obésité…

Mon retour d’expérience

Impossible de vous parler de flexitarisme sans en faire soi-même l’expérience. Tout d’abord, ce mode d’alimentation n’exclut aucun aliment. Il vous est encore possible de consommer de la viande. A titre personnel, après avoir déjà diminué ma consommation depuis le mois de mai et le début d’une reprise en main sur le plan diététique, je suis rentré depuis plus de 15 jours dans un vrai “régime” flexitarien.

Par conséquent, je me limite désormais à consommer de la chair animale  deux fois par semaine. La question que je me posais avant de me lancer était de savoir comment je pouvais compenser la perte de mon apport en protéines venant de la viande ?

Les fruits secs, l’alternative numéro 1 – Denia Snacks

La réponse fût simple : allier les protéines végétales et fruits secs, des aliments que je consommais 2 à 3 fois par semaine auparavant, aux produits laitiers (brebis et chèvre car intolérance au lactose), sans oublier les œufs qui contrairement aux idées reçues, ne sont pas mauvais pour notre santé.

Autre objectif de ce nouveau mode de vie, c’est aussi le moyen pour moi d’accélérer ma perte de poids. Car oui, le flexitarisme faisant la part belle aux légumes et aux fibres, il est un allié de poids, justement, dans le cadre d’une diététique équilibrée. Conjugué à une activité physique régulière, des résultats peuvent très vite être visibles.

S’il m’est difficile de tirer un bilan après 15 jours, les premiers signes de bien-être se font néanmoins ressentir. Cette sensation de lourdeur, et ce même après une assiette équilibrée sur le plan nutritionnel, a disparu. Le flexitarisme permettant de consommer une très grande variété d’aliments, il n’y a aucun ressenti négatif pendant et après une activité sportive, même intense. Le mythe de consommer des protéines à gogo lorsque l’on est sportif est définitivement éteint.

Enfin, si de base cette initiative personnelle a une visée diététique, je ne reste pas insensible depuis quelques mois aux motifs environnementaux et animales. La viande que je consomme est de qualité, puisque j’ai banni celle venant des grandes surfaces, bourrée d’antibiotiques et autres composants chimiques. Un réveil personnel donc, quand on sait que la majorité des grands groupes industriels ne jouent pas le jeu. A partir de là, aux armes, citoyens.

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