La promesse de l’aube, pari réussi pour Eric Barbier

Le 16 novembre, le film La Promesse de l’Aube, réalisé par Eric Barbier, était en avant-première au cinéma Le Cézanne à Aix-en-Provence. Une oeuvre porteuse d’attentes chez les amateurs du roman éponyme de Romain Gary, et intrigante pour les néophytes.

 

Le 20 décembre, La Promesse de l’Aube envahira les grands écrans des cinémas de France prêt à réveiller les émotions de chacun. Quelques semaines avant sa sortie, le 18 novembre, à l’occasion du 26ème Festival du film de Sarlat, le film a déjà reçu le prix des lycéens et celui de l’interprétation masculine. Une oeuvre pour laquelle le succès semble au rendez-vous.

Durant un peu plus de deux heures, la vie de Romain Gary, grand auteur romanesque français du XXème siècle, est narrée avec puissance et honnêteté. Basé sur le roman éponyme de l’écrivain, le film d’Eric Barbier rend hommage à celui dont le parcours hors du commun, nous rappelle à tous la force de l’amour d’une mère.

L’histoire

Dans la Pologne des années 20, à Wilno (actuel Vilnius), la mère de Roman Kacew l’élève seule, et se démène pour gagner sa vie.  Dans le but de garantir l’avenir de son fils, Mina fabrique des chapeaux et se fait passer pour l’amie d’un grand couturier parisien afin d’attirer les foules. Elle est prête à tout pour voir son Roman gravir les échelons de la vie, de la société. Pour elle, il sera écrivain célèbre, diplomate, aviateur, héros de guerre. « Je veux que tu sois célèbre de ton vivant”. Une femme forte, qui ne renonce jamais face aux difficultés et à l’adversité. Elle quitte la Pologne avec son fils, et s’installe à Nice, en France. La vie y est douce, Romain s’y épanouit, grandit, et se met sérieusement à l’écriture. C’est durant ses études à Paris que la guerre éclate, et qu’il est envoyé dans l’aviation. Durant toute son existence, il poursuit des rêves, ceux de sa mère devenus les siens. Un amour fusionnel, passionnel, qui les détruit et les maintient en vie. « Tu n’as pas le droit de mourir tu entends !” .

 

 

Le Film

Lorsque les lumières se rallument, la salle est emplie de la profondeur des émotions. Nul ne peut affirmer ne pas être touché par ce film qui s’avère être une interprétation fiable et authentique de l’oeuvre de Romain Gary. Eric Barbier a soigneusement choisit les passages du livre à conserver et à adapter. Il explique ainsi ses décisions par le rythme du cinéma, bien différent de celui des romans. Chaque scène a sa signification, sa puissance et sa place.

Les acteurs se révèlent à la hauteur du défi et livrent une interprétation soignée et poignante. Charlotte Gainsbourg (Mina) brille par la présence et la force investie dans son personnage. Le réalisateur explique d’ailleurs la ténacité de l’actrice dans sa volonté de jouer ce rôle. Cette dernière a ainsi travaillé son accent polonais durant des mois, et porté des prothéses et une perruque durant l’intégralité du film. Elle voulait absolument être Mina, et elle s’en montre digne. La justesse de son interprétation est sans appel et provoque des frissons chez les spectateurs.

Une prouesse cinématographique incontestable, face à un Pierre Niney tout en émotions et en partage. Il campe avec brio les mille nuances d’un Gary remplie de rêves et de tourments, passant du rire aux larmes, du bonheur à la douleur. Du jeune plein d’espoir à l’adulte malade, il investit, telle une évidence, le destin d’un homme complexe.

©Facebook La Promesse de l’Aube

Le bilan

Au final, c’est une oeuvre fidèle au livre, mais également un hommage à l’homme qu’était Romain Gary. Les rires ont raisonné dans la salle et les larmes ont coulé sur les joues des spectateurs, chez certains pour la première fois au cinéma. Un film qui met en avant toute la profondeur de l’amour d’une mère, à la fois profond et étouffant, sincère et si bouleversant. La puissance de l’interprétation des acteurs principaux a convaincu l’audience, réceptive aux réponses et explications apportées par Eric Barbier et Pierre Niney, présents ce soir-là.

 » C’est un film surprenant, tant par son histoire que par les acteurs. Durant deux heures, on est transporté dans l’univers de Romian Gary pour en sortir complètement chamboulé. Il y a matière à réfléchir pendant plusieurs jours après l’avoir vu ! » Marina, 24 ans. 

« Je retiens vraiment la belle performance de Charlotte Gainsbourg dans cette incroyable aventure. Sa prestation m’a surprise, touchée et m’a poussé à transposer les moments qu’elle vivait en tant que mère avec la relation que j’ai avec la mienne. C’est toute une émotion qui jaillit en voyant ce véritable chef-d’oeuvre. » Pauline, 23 ans.

L’unanimité en consent, le duo d’acteurs nous prend par la main et nous emmène au fil de leur histoire, à travers les courants et les passions de la vie. Une chose est certaine, la plupart des spectateurs a appelé sa mère en sortant.

 

Un film à découvrir sans aucune hésitation, en salle le 20 décembre prochain ! 

 

©Facebook La Promesse de l’Aube

 

Pour retrouver toutes informations du film et des acteurs sur les réseaux :

La Promesse de l’aube : Facebook ;

Pierre Niney : Facebook ; Instagram ; Twitter

Charlotte Gainsbourg : Facebook ; Twitter

 

Partager vos impressions avec #LaPromessedeLAube

 

L’ensemble des photos de l’avant-première à Aix-en-Provence sur le Facebook des cinémas aixois !

Please follow and like us:

0 comments on “La promesse de l’aube, pari réussi pour Eric BarbierAdd yours →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *