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On a testé pour vous : l’application Geocaching

Pas de carte papier, ni de boussole, seul le téléphone suffit pour participer au jeu. L’application Geocaching propose une chasse au trésor pas comme les autres. Les utilisateurs doivent parcourir leur ville afin d’y trouver de petites capsules dissimulées… Pour se faire sa propre opinion, à Nice, Le Ticket Mode a testé pour vous.

Mais Geocaching kézako ?

L’application, disponible sous Apple et Androïd, ne date pas d’hier. Créée en 2013, elle connaît une remontée de popularité ces derniers mois, allez savoir pourquoi… Geocaching propose une chasse au trésor, accessible dans le monde entier. Le principe marche sur le même principe que celui du GPS, mais au lieu d’afficher une simple carte, plein de points verts apparaissent un peu partout. Il s’agit d’emplacement où sont dissimulées des “capsules“, de petites boîtes noires.

Plusieurs modes de jeu sont proposés, un seul est gratuit. Pour accéder aux autres fonctionnalités, il faut créer un compte prémium. Une démarche qui a un coût : 5€99/mois ou 29€99/an.

A Nice, le mode gratuit offre la possibilité de participer à un Monopoly. Chaque emplacement correspond à une case du plateau de jeu. On retrouve ainsi : la prison, la gare ou encore le parking gratuit. Les autres lieux, hors partie Monopoly, sont de simple partie de la ville à explorer. L’objectif ne change pas : trouver la capsule.

Sur place, l’application peut vous donner un indice sur la localisation de la boîte. Une fois trouvée, rien de gratifiant à l’intérieur, juste une liste sur laquelle chaque participant laisse son nom et la date de la découverte. Au premier abord, le jeu et le terme “chasse au trésor” perdent tout leur sens, mais le but se trouve ailleurs : acquérir une connaissance de son environnement. Sur Geocaching, chaque lieu est accompagné d’un texte expliquant son histoire ou propose une simple anecdote. Cela crée également une communauté. Les chasseurs de “geocache” peuvent communiquer entre eux, s’échanger des indices ou des astuces.

Pour plus d’information, c’est pas ici que ça se passe.

Il est temps d’enfiler ses baskets, un bon leggings de sport et lancer l’application. C’est parti !

Où garer sa voiture à Nice ?

La partie de Monopoly commence avec la case “parking gratuit“. Direction le parking Vauban. Il fait partie des cinq Parcazur gratuits de la ville. Sur place, un accès au parking, des rambardes et un portail. Après un coup d’œil, un peu partout, l’indice n’est pas de refus. Sur l’écran, s’affiche “magnétique“. OK, donc la capsule est forcément cachée sous une rambardes ou sous l’immense panneau d’accueil ; seuls endroit métalliques du coin. Malgré l’hésitation, il faut tout de même se lancer et plonger les mains dans des endroits quelque peu repoussant. Au bout d’une dizaine de minutes, entre deux cadavres de bière et un paquet de cigarettes abandonné, la boîte noire se fait sentir. Une fois récupérée et décapsulée, une liste de nom s’étend. Désormais, celui du Ticket Mode est ajouté. La capsule remise en place, les pas de la rédaction se tournent vers une autre destination.

Je n’ai rien fait Monsieur le policier

De l’autre côté du Paillon, les contours de la maison d’arrêt de Nice se dessinent. Déjà qu’en temps normal, au Monopoly, les joueurs détestent atterrirent dans la case prison, alors imaginez-vous dans une partie grandeur nature. Cela ne donne pas très envie de rester dans les barrages, d’autant que le GPS indique une petit ruelle perpendiculaire. Pas d’autres choix que de s’y engager. Personnes aux environs, des déchets jonchent le sol, bref un accueil des plus chaleureux. Au point indiqué sur l’écran, rien n’en vue, mais sur le rebord d’un trottoir, trône un vieil emplacement à vélos. Pensons magnétique. Bien que rouillées, les rambardes doivent tout de même être capables d’accueillir un aimant. L’endroit est encore plus repoussant qu’au parking. Yeux fermés par le dégoût, main en avant, la capsule finit par être découverte. Cette fois-ci, elle est violette. A l’intérieur, la même liste que précédemment. Une fois l’inscription effectuée, il est temps d’aller prendre le train.

*TaTaTaTam* Le train entre en gare, voie 1, veuillez vous éloigner de la bordure du quai

Bienvenue à la gare de Nice Ville. Comme toujours, l’endroit est rempli de monde. Objectif numéro 1 : essayer de passer, au mieux, inaperçu. Croiser une personne en train de chercher en vain quelque chose contre un mur, peut paraître légèrement bizarre. La façade de la gare s’étend sur toute sa hauteur sans laisser le moindre indice sur la position de la capsule. Heureusement Geocaching est toujours prêt à aider. Manque de bol, “magnétique” s’affiche une nouvelle fois sur l’écran. A croire que cacher un objet ne peut se faire sans morceau de ferraille. Après une bonne dizaine de minutes à chercher, une fenêtre semble suspecte. Condamnée par une planche, celle-ci ne descend pas jusqu’au bout, laissant dépasser quelques barreaux. Ni une, ni deux, la boîte est démasquée. Troisième inscription pour Le Ticket Mode. Pour aujourd’hui, la partie de Monopoly touche à sa fin.

On n’a pas dit notre dernier mot

Comment pourrions-nous mettre fin à l’aventure sans faire un détour par l’un des points verts n’appartenant pas au Monopoly ? Cela ne serait pas très professionnel… Alors direction Carabacel ! Après tout, il parait que la vue en vaut le coup.

L’heure est d’ailleurs à la confession. Le Ticket Mode ne vous a pas tout dit : tous ses rédacteurs ne sont pas de grand sportif. Ainsi, la montée fut laborieuse, mais une fois à destination, on oublie rapidement. L’endroit offre un panorama magnifique sur les toits de la ville. L’admiration terminée, un coup d’œil sur la carte s’impose, mais tout porte à croire que le garde-corps est la clé. Au creux d’un arbre, entremêlé à la barrière, la capsule. La dernière de la journée. Dans la petite boîte cylindrique, les colonnes de nom sont plus nombreuses qu’aux autres endroits. Il faut donc trouver une petite place pour y glisser Le Ticket Mode.

Ça y est, l’heure de rentrer s’enrouler dans un plaid et boire un latte macchiato caramel a sonné. En redescendant la pente, le bilan de la journée se fait tout seul. Geocaching procure un véritable bol d’air frai. L’application permet de sortir de ses habitudes et rien de mieux lorsque vous n’avez rien au programme du jour. L’expérience vaut le détour, que ce soit seul ou entre amis, après tout plus on est de fous, plus on rit. Geocaching permet également de se rendre dans des lieux parfois inconnus, et d’en apprendre l’histoire grâce à la description. En somme, on pourrait dire que cette chasse au trésor est : originale, amusante et surprenante.

Sur ces mots, on vous laisse avec le panorama de Carabacel

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