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Lomepal, rappeur sur sa planche poétique

Produit d’un mix entre l’univers du skate et celui du rap, le nouvel artiste de la scène française voile ses textes ironiques et provocants derrière ses verres teintés, ses chemises fantaisistes et son catogan noué à la va-vite.

Passionné de skate-board d’où il tire le titre de son premier album FLIP, Lomepal se forge une place à part dans le paysage du rap français. Il s’adonne au freestyle comme au chant, d’une voix un peu douce, un peu traînante et nonchalante qui se pique de mots tranchants et de punchlines qui ne pardonnent pas. Le rappeur aborde tous les sujets, amour, argent, société, et s’introspecte et se moque de lui-même, sans jamais lâcher son ton mélancolique et séduisant. Lomepal est doué d’une plume singulière, très diverse : il construit ses sons avec des références personnelles, comme le bruit bitumé du skate, cale son texte sur des productions carrément old school et rajoute un peu de guitare acoustique. Artiste particulier, à la croisée des mondes du disco, du rap, du hip-hop ou de la techno, Lomepal est une éponge d’inspiration.

Depuis peu, il préfère creuser la voie chantée, sans pour autant délaisser le rap, son talent mûri à l’école des rappeurs émergents des années 2010. Et heureusement, vus le cisèlement de ses phrases et la répercussion de ses mots rimés. Quand Lomepal chante, sa voix un peu grise s’accorde aux ambiances sombres et sarcastiques de ses airs.

Ses clips dévoilent un artiste amoureux de cinéma et d’arts graphiques et visuels et la pochette de son album le montre travesti en femme : Lomepal est un caméléon du rap, il ouvre les horizons et ne correspond à aucun cliché. Une manière rafraîchissante de traiter des sujets qui nous taraudent, la fête, l’amour ou l’alcool.

 

C’était le rappeur de notre été, il a ambiancé nos couchers de soleil avec ses mélodies lancinantes qui mettent au cœur désenchantement et bonheurs un peu amers. On continue à l’écouter, au cœur du froid qui illustre si bien le mood de l’homme pâle.

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