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L’incompréhensible Assassin’s Creed

Voyant les critiques de nos confrères de la presse parisienne et régionale sur le film Assassin’s Creed, la tentation était forte. Un film qui, pour une fois, respecterait l’histoire véritable du jeu vidéo du même nom avec ses lots de cascades et d’effets paranormaux, c’était appétissant.

Au commencement du film, on est projeté en 1492, à Madrid en pleine « Reconquista ». Les musulmans sont chassés de la péninsule ibérique et la confrérie des Assassins est chargée de protéger la Pomme de l’Éden. Un objet rond métallique qui contiendrait le code génétique complet pour comprendre notre rapport à la violence, ou plutôt au libre arbitre. Bon déjà ça se complique.

Intrigue intrigante 

Il vaut mieux avoir quelques connaissances des métaphores religieuses pour comprendre ce que représente ce sacré-saint objet et ainsi interpréter la volonté de l’ordre des Templiers. Si l’on comprend bien, ils souhaitent s’emparer de la Pomme pour mieux contrôler les êtres humains.  Le docteur Sophia Rikkin (Marion Cotillard) est chargé de retrouver l’artefact grâce à l’Animus, une technologie qui plonge les patients dans le passé de leurs ancêtres. Le personnage principal, Callum (Michael Fassbender) revit les aventures de son descendant, Aguilar de Nehra qui a contribué à cacher l’artefact au temps de l’inquisition espagnole. Il va finir par se rendre compte qu’il est utilisé par l’ordre des Templiers, LE grand ennemi de la confrérie des Assassin’s dont il fait finalement partie.

Vois ça comme tu veux 

Cette interprétation peut être fausse, tout ça n’est que devinette. Car en plus d’avoir la sensation que l’intrigue commence lorsque le générique de fin fait son apparition, le scénario est décousu et sous-entendu à chaque réplique.

Premier film du groupe Ubisoft, qui a ouvert sa division cinéma Ubisoft Motion Pictures, le choix fallacieux d’allier le présent et le passé laisse quelque peu dubitatif. Même si l’on a largement préféré les scènes dans l’Espagne du XVe siècle et les scènes de combats dans le présent, l’on ne comprend pas comment des Assassin’s qui se battent essentiellement avec des couteaux peuvent vaincre une armée de gardien de prison du XXIe siècle qui … n’ont aucune arme à feu ! Quand la fiction dépasse la crédibilité, on ne comprend plus l’intérêt du film, si ce n’est des scènes de combats qui valent le coups d’oeil !

Laissons les adeptes de science-fiction se faire leur propre avis, mais ils risquent, hélas, d’être déçus un fois de plus par l’adaptation cinématographique du jeu vidéo. Deux heures de temps qu’il faut mieux utiliser pour aller voir Les Animaux fantastiques, je dis ça, je dis rien …

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