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Les Philippines, retour à l’essentiel

Quoi de mieux qu’un bon break des familles quand on est sous l’eau depuis des mois. 27 février, 11h du matin j’attrape mon sac comme un écolier pour son premier jour d’école. Sans trop réaliser où et quand, me voilà arrivé à Manille capitale des Philippines.

Une fois sur place, vous vous retrouvez avec les mêmes ingrédients que nos bonnes vielles métropoles, excepté la langue qui diffère. Si vous recherchez dame nature ce n’est pas à Manille que vous devez rester, donc premier conseil : prenez le premier bateau, avion ou hoverboard et laissez vous porter par les merveilles des Philippines.

On peut résumer ce pays en deux versants, l’un pour ses récifs majestueux et ses plages de sable blanc et l’autre pour ses rizières à perte de vue rasées par ses lumières au crépuscule.

Anthony Bruneau – Sabang

L’aventure a débuté dans le sud des Philippines où j’ai pris un avion pour Cebu ! A peine atterri, je commande un taxi et me dirige vers Moalboal. J’aurais aimé vous dire que la première chose que j’ai vu était la plage avec cette mer azur de carte postale mais malheureusement ce n’est pas le cas. Le paysage défile et je distingue des habitations sur le bord des routes . À première vue je ne sais pas vraiment si des gens y habitent, est-ce une boutique ? Pas vraiment… Les boutiques sont parfois agencées avec un lit et des fauteuils, des familles entières vivent parfois dans ces lieux.

Se dirigeant vers notre destination, le taxi m’offre une spécialité des Philippines, un dessert à base de riz dans des feuilles de bananes, plutôt lourd mais agréable en bouche. Après cet en-cas me voilà arrivé à Moalboal. Je choisis de dormir dans une auberge avec des habitations en bamboo typique du pays.

Premier réveil aux aurores avec un coq un peu enroué. Chaussures au pied et short de bain oh yeah ! Si vous souhaitez profiter de ces paysages somptueux, optez pour le scooter, c’est le meilleur moyen de se rapprocher des cascades et autres spots. Rien ne vaut cette sensation de liberté au milieu de ces forêts denses, de ces villages, on se prendrait presque pour un biker d’Easy rider avec en fond Born to be wild !

Anthony Bruneau – Banaue

Les Phillippins sont très serviables et fiers de leur culture. Je continue mon périple à Banaue au nord des Philippines. Marchant dans les rizières, le guide m’explique qu’en majorité chaque village à ses propres rizières. Chaque famille a ses propres récoltes. Régulièrement j’ai pu apercevoir des personnes de tous âges y compris des femmes plutôt âgées travaillant dans ces champs. Suite à de multiples rencontres, les locaux m’expliquent que la plupart d’entre eux ont plusieurs métiers à leur actif.

Suivant les saisons, les récoltes de riz deviennent une priorité pour les familles car elles représentent leur principale ressource nutritive. En mars c’est la saison touristique, ils troquent donc leur métier initial pour celui de guide ou capitaine. La tradition se pérennise de génération en génération, dès leur plus jeune âge les enfants baignent dans ses rituels, ses histoires et cette entraide.

Cependant depuis quelques années le téléphone s’invite dans ce pays et grappille progressivement les mœurs. En effet plus les semaines avançaient et plus je voyais des jeunes collés à leurs smartphones. Les stands de forfait mobile sont en pleine croissance dans différents villages. Est-ce que cette technologie nuirait à ces traditions ancestrales ?

Si les nouvelles générations choisissent le smartphone au détriment des rizières, il se pourrait que cette entraide et ce savoir faire s’enlisent.

Qu’en adviendra-t-il dans les années à venir ? Est-ce que le gouvernement actuel est en train d’établir une loi afin d’anticiper cette préservation culturelle ?

Anthony Bruneau – Siquijor
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