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Le Ticket Mode se livre #10

Entre science-fiction et classiques Français, nos Book Addicts vous ont sélectionné le meilleur pour le mois de juillet. Alors plus de doute sur quoi emmener en vacances, la réponse est ici ! 

Le choix de Jess

La littérature française est riche, très riche. A l’école, nous ne voyons qu’une infime partie de celle-ci, pas toujours la meilleure selon moi. Mais pour les professeurs, il faut connaitre « ses Classiques ». Savoir citer Rousseau ou Montesquieu faisait toujours « intello », beaucoup plus qu’un rappeur ou écrivain méconnu. Pourtant chacun a sa plume et ses qualités.  J’ai rarement voire jamais conseiller des classiques, surement pour ne pas faire comme tout le monde. Mais il est important d’évoluer et d’adapter à chacun. C’est pourquoi aujourd’hui je vais présenter deux auteurs Classiques.

Victor Hugo : le dernier jour d’un condamné 

Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo

Avant de commencer sachez que ce livre est court et se lit très rapidement. C’est parfois un argument important pour les personnes les plus réfractaires. De plus, Victor Hugo l’a écrit à 26 ans et en 1829. Il avait un plus d’un siècle d’avance. Car il reste aujourd’hui le plus grand réquisitoire jamais écrit contre la peine de mort. Nous sommes en 2019, la peine de mort a été abolie il y a 38 ans. Mais ce livre reste encore d’actualité. Pour des pays où elle existe encore.  Pour des situations où tu souhaites prendre la vie de l’autre par vengeance. Je n’ai pas connu cette colère face à une injustice, quand tu n’as plus qu’une idée en tête : « faire payer » à une personne le mal qu’elle t’a fait à toi ou un proche. Mais la Justice (la vraie) est sûrement une meilleure solution. Dans son livre, Hugo nous parle du dernier jour d’une personne condamnée à la peine de mort. On n’en connait pas les raisons, on ne sait pas s’il cherche à clamer son innocence car ce n’est pas le débat. Victor Hugo veut simplement montrer l’absurdité de prendre la vie au nom de la Justice. Doit-on punir une personne qui a tué en l’a tuant ? Est-ce vraiment la considération que nous avons de la vie ? Un livre prodigieux…

Jean-Paul Sartre : Les mots

Les mots de Jean-Paul Sartre

Les gens de mon entourage connaissent mon admiration pour Sartre. Pour l’écrivain mais aussi pour l’homme. Pour ses convictions, sa volonté de ne pas être mis en avant, pour avoir su exactement ce qu’il fallait faire pour rentrer à ULM, pour avoir provoqué le directeur du lycée Henri IV… Il était engagé et fidèle à ses valeurs. Je pourrai vous conseiller Huit-Clos, le Mur mais j’ai choisi Les Mots. Parce que c’est sûrement l’autobiographie la plus authentique que j’ai lu. Sartre n’évoque pas les jolis souvenirs de son enfance entre vacances à la mer et les repas dominicales. Il cherche à enterrer son enfance. Il revient avec lucidité sur sa vie et nous permet de comprendre comment l’écrivain s’est construit. Il est le personnage principal mais aussi le Juge de ce dernier. Et il ne se contente pas de décrire, il analyse.  Il nous explique qu’il a grandi dans les livres et qu’il finira dans les livres. Là encore c’est prodigieux. 

Graziella vous conseille

Moxie de Jennifer Mathieu : un roman puissant sur le féminisme

Moxie de Jennifer Mathieu

Moxie est un roman engagé, qui aborde la question très actuelle du féminisme avec force et sans fausses notes, afin que tout le monde puisse s’y identifier. Adressé en premier lieu aux adolescents, il donnera aux adultes un sentiment d’espoir et de compréhension face à la société patriarcale, qui donne envie de continuer à se battre et à se faire entendre, car l’on comprend vite que l’union fait la force.

Moxie : désigne le caractère audacieux d’une personne prête à défendre ses convictions envers et contre tous. Vivia Carter, 16 ans, en a marre. Marre que l’équipe de foot de son lycée se croie tout permis. Marre qu’on impose des règles vestimentaires aux filles, mais jamais aux garçons. Marre du sexisme dans les couloirs du bahut et des profs qui ferment les yeux. Plus que tout, Vivian en a marre qu’on lui dise qui elle doit être. Vivian Carter dit STOP. Et si toutes les filles se rassemblaient pour qu’enfin sonne l’heure de la révolution ? LES MOXIE GIRLS CONTRE-ATTAQUENT !

La sélection de Fanny

Serre-moi fort – Claire Favan : l’origami n’est plus un jeu d’enfant

Serre-moi fort de Claire Favan

Oui, je sais, encore et toujours du thriller. Mais que voulez-vous ? J’adore ça. 

Aujourd’hui, c’est Claire Favan qui est à l’honneur. Une auteure qui, décidément, est pleine de surprises. Après l’avoir découvert avec « Inexorable », « Serre-moi fort » confirme, à mes yeux, son talent. Ici, on laisse tomber la recherche du tueur, son identité est donnée assez rapidement. Le roman nous emmène plutôt au cœur d’une traversée psychologique, dans la tête du tueur et de l’enquêteur. Un choix que l’on apprécie ou non, mais qui s’avère être intéressant. Alors laissez-vous tenter et entrez dans le monde de Nick, d’Adam et de l’origamiste. Les petites figures en papier ne vous auront jamais semblé aussi meurtrières.

Résumé :

« Serre-moi fort. » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. 

Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa sœur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.

Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

Suspicious Minds – Gwenda Bond : aux origines de l’upside down

Suspicious Minds de Gwenda Bond

Qui dit juillet, dit Stranger Things !

Il y a tout juste une semaine, la série évènement revenait à l’écran pour une 3e (et ultime ?) saison ; la fine équipe de nouveau réunie et plus en forme que jamais. Mais quand on y pense, d’où vient le mystérieux laboratoire d’Hawkins et quelle est l’origine de leurs ennuies ? Des questions sans réponses, ou partielles. Alors *Tou Doum*, voici le 1er roman officiel de Stranger Things.

Ok, on connaît le dénouement, tout au moins où tout cela va mener, mais il n’empêche que c’est un plaisir de replonger dans l’univers. En plus l’ambiance années 70 est au rendez-vous ! Tout au long, on suit l’histoire de Terry, la mère de 011 et par conséquent, quelles sont les origines de la jeune fille. Des chapitres qui échangent les points de vue, passant d’un personnage à l’autre, accompagnés d’allusion à la série. Une manière simple et efficace pour faire durer le plaisir après le clap de fin de la saison 3.

Résumé :

Respire… Tournesol… Arc-en-ciel…

1969. Etudiante sur le campus d’une université de l’Indiana, Terry est bien loin des soubresauts qui secouent le pays, profondément divisé par la guerre du Vietnam. Mais quand elle apprend qu’on recherche de jeunes cobayes pour une étude gouvernementale menée dans la petite ville de Hawkins, elle se retrouve embarquée dans un projet inquiétant – nom de code MK Ultra. Camionnettes aux couleurs sombres, laboratoire caché au fond des bois, substances hallucinogènes administrées par des chercheurs muets comme des tombes… Terry, jeune et idéaliste, est bien décidée à lever le voile sur les manigances de l’inquiétant Dr Brenner. 

Car derrière les murs du Laboratoire National de Hawkins, l’ampleur de la conspiration dépasse tout ce qu’elle aurait pu imaginer. Pour relever le défi, il lui faudra l’aide des autres cobayes, devenus ses compagnons d’armes… à commencer par une fillette aux pouvoir sidérants dont le nom est un simple chiffre, Huit. Terry et le Dr Brenner vont dès lors se livrer une guerre d’un genre nouveau, dont le champ de bataille n’est autre que le cerveau humain…

Article co-écrit par : 

Jess

Graziella

Fanny

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