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Le Clos Saint-Fiacre

« Bois du vin tu auras des copains ». Ce n’est ni la première, ni la dernière fois que je vous l’écris. Mais cette fois, je suis retournée du côté d’Orléans. Madame Elsa Douzon ça vous parle ? Notre pétillante femme d’affaires des « Terroirs du Centre », livraison de produits frais à domicile, m’a donc fait rencontrer Mr Hubert Piel, viticulteur du Clos Saint-Fiacre et homme au grand cœur. Heureusement que je connaissais ce vin depuis quelques temps car, cette fois-ci malheureusement, je ne pu boire de ce breuvage. Cliquez ici pour savoir pourquoi, mais dans un mois cela se terminera, abracadabra !

©Le Clos Saint-Fiacre

Une histoire de famille…

Il était une fois entre Loire et Sologne, à Mareau aux Prés, la famille Montigny-Piel. Tout commença en 1635 avec les ancêtres de Madame Bénédicte Montigny épouse Piel qui, passionnée elle aussi par la vigne, décida de perpétuer ce que nous pourrions nommer une tradition familiale. Puis, la belle Bénédicte grandit, trouva sa bête, Monsieur Hubert Piel, se maria, eut 2 beaux enfants et surtout, tous deux s’unirent pour le dieu Bacchus de la vigne jusqu’aux caves.

©nibuniconnu.fr

Se délecter de qualité c’est un métier

Ces 2 passionnés du vin, respectueux de l’environnement, sont en perpétuelle recherche des systèmes de production pour une viticulture raisonnée. Bien évidemment, ceci est le fruit d’un travail de qualité passant par chaque grappe de raisin. En effet, afin d’obtenir un goût équilibré et signé du terroir orléanais beaucoup de travaux sont « cousus main ». D’ailleurs, feu Mr Daniel Montigny, le père de madame, président du syndicat viticole pendant 25 ans, a, grâce à un travail de longue haleine, réussi à obtenir 2 AOC : Orléans et Orléans-Cléry.

Rencontre viticole avec Mr Hubert Piel

 

©Le Clos Saint-Fiacre

Hubert, quel est votre parcours ?

Au départ je n’étais pas destiné à être viticulteur car mes parents tenaient un commerce. Mes frères et sœurs étaient dans la restauration et à l’époque je souhaitais les suivre. Mais j’ai “baigné très tôt dans le vin” car mes parents, partis trop tôt des suites d’un accident de voiture, ont toujours aimé ce breuvage, tout comme mon oncle et ma tante qui ont repris le rôle de parents après l’accident. N’ayant pu faire une école hôtelière, je me suis finalement orienté vers des études viticoles après la troisième en vue d’obtenir un BTS viticulture œnologie.

C’est au cours de vos années de BTS que vous avez rencontré Bénédicte ?

Tout à fait. Lors de nos études, nous rentrions le week-end chez ses parents, nous travaillions au domaine, faisions les salons. Le domaine était en polyculture : asperges, pommes, cerisiers, céleri, céréales et bien évidemment la vigne. Mais mon rêve aurait été d’ouvrir une cave. D’ailleurs, quand j’ai commencé à travailler je faisais 15/20h dans la cave d’un ami, Eric, et 70h au Clos Saint Fiacre. Nous avons été élevés à la dure, pendant nos week-ends  pas de temps pour pinailler.

Et du coup ce rêve de cave fini ? Envolé ?

Oui, car Daniel Montigny, le père de Bénédicte, est décédé. Ainsi, la vie a fait son choix pour nous et nous avons repris le domaine. Bénédicte a dû aussi, à l’époque, mettre de côté sa vocation première qui était d’être vétérinaire.

Aujourd’hui vous avez un regret par rapport à ce qui s’est finalement imposé à vous ?

Quand les périodes sont difficiles, cela peut amener à réfléchir. Mais qui ne connaît pas de hauts et de bas dans son entreprise ou dans sa vie… Le précepte de ” marche ou crève ” a été l’éducation que nous avons reçue. En tout cas, cette année est une supère année et cela représente une grande satisfaction personnelle.

La météo peut avoir un gros impact dans vos métiers ?

Oui absolument, nous sommes bel et bien livrés à la nature et à ses aléas ce qui n’est pas toujours facile. Cela est une grosse crainte que nous avons toujours. Suite au gel du printemps 2017 il a fallu rebondir, car la production a été terriblement amoindrie avec une perte à hauteur de 75%.

©Le Clos Saint-Fiacre

Aujourd’hui comment s’articule votre distribution ?

Nous sommes distribués du bistrot jusqu’à l’étoilé Michelin. La restauration et les cavistes représentent 50%, les particuliers 30% en vente direct au a sein du domaine ou par le biais des salons comme le salon des vignerons indépendants. Les 20% restant partent à l’export : Etats-Unis, Japon, Pays-Bas, Belgique & Angleterre par le biais d’importateurs. Petite dédicace, une amie commune en récupère quelques caisses par an 😉

Mais c’est super ça, et j’imagine que vous souhaitez encore développer l’export ?

Oui, et c’est là que la communication joue beaucoup lors des salons, via les guides, à traversles articles ou tout simplement le bouche à oreille. Mais, nous souhaitons conserver un équilibre entre tous les modes de distribution.

Puis-je quand même m’aventurer à dire que vous êtes des vignerons heureux ?

Aujourd’hui nous avons une belle maison, une belle famille mais notre réussite est dû à notre travail acharné. Nous travaillons d’arrache-pied et comme nous le savons tous, le travail paye.

Que vous souhaiter pour les prochaines années ?

Souhaitez-nous du soleil toute l’année. 2018 est un millésime de rêve pour la Loire. La qualité des raisins est exceptionnelle, même l’oncle de Bénédicte, Jacky Montigny, dit n’avoir jamais vu d’aussi beaux raisins. Cela va être une opportunité énorme pour un développement plus grand à l’export, plus de 100 000 bouteilles vont être produites.

Alors je vous souhaite beaucoup de travail, de soleil et de bonheur !

6, Vignoble de l’harmonie

 

©Le Clos Saint-Fiacre

Ce terroir repose géographiquement sur 3 types de sol ce qui permet les 2 AOC orléanaises soit une dentelle de Calais des vins de Pays de Loire. Ainsi, vous trouverez en ce domaine, 6 vins :

  1. Orléans blanc ;
  2. Orléans rouge ;
  3. Orléans rosé ;
  4. Orléans Excellence blanc ;
  5. Orléans Excellence rouge ;
  6. Orléans Cléry.

Alors courrez jusqu’à plus soif pour déguster les délicieux flacons du Clos Saint Fiacre.

©Le Clos Saint-Fiacre

La dernière petite lichette sur un air de guinguette

« Ah ! Le petit vin blanc 
Qu’on boit sous les tonnelles
Quand les filles sont belles
Du côté de Nogent
Et puis de temps de temps 


Un air de vieille romance
Semble donner la cadence
Pour fauter, pour fauter
Dans les bois, dans les prés
Du côté, du côté de Nogent (…) »

Lina Margy ” Ah! le petit vin blanc ” de Jean Dréjac-Borel-Clerc, 1964

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération.

 

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