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Quand l’Asie envahit nos écrans

Beauté, culture, voyage, mode, … l’Asie attire et s’exporte dans le monde entier. Nos yeux d’occidentaux se tournent vers cette culture atypique et tout aussi attrayante. Mais d’où vient cet engouement pour l’Asie ? Sous quelles formes la culture asiatique apparaît-elle dans nos sociétés ? Aujourd’hui, nous voulons comprendre cette vague culturelle asiatique qui envahit le secteur des séries.

Le drama, la série asiatique

Mais alors qu’est ce qu’un drama ?

Un drama est une courte série télévisée, proposant entre 16 et 25 épisodes pour les séries coréennes, environ 10 pour les japonaises et une trentaine pour les séries chinoises et taïwanaises. Apparu dans les années 1980 au Japon, le drama se propage dans toute l’Asie pour s’exporter par la suite vers l’Occident.

Les dramas débutent généralement au moment de l’enfance des personnages principaux, qui se retrouvent confrontés à des triangles amoureux, des intrigues familiales, des différences de classes, des maladies mortelles et autres obstacles divers. On y découvre un mélange audacieux et ingénieux entre un scénario plutôt américain et une culture ancrée dans le confusionnisme propre à l’Asie (importance de la famille, relations entre les « juniors » et les « seniors » et entre les hommes et les femmes, hiérarchie de relations sociales, respect des anciens, et l’importance et le désir de l’éducation).

https://fr.pinterest.com/pin/468796642434876288/

Au regard des dramas toutes catégories confondues, on y découvre une certaine pudeur dans les scènes à caractère sensuel : on n’y découvre que très rarement des scènes à proprement parler “sexuelle”. On ne peut qu’entrevoir des passages mettant en avant les torses nus des personnages masculins souvent très à leur avantage. Hormis le physique, le romantisme d’une série semble ne tenir qu’avec une seule caractéristique emblématique : le fameux baiser des deux protagonistes qui nous tient en haleine tout au long des épisodes qu’on enchaîne sans aucuns scrupules.

Boys over Flowers (Source : https://fr.pinterest.com/pin/304907837248508070/)

De l’autre côté les dramas plus historiques ont pour ambition, au-delà de la fiction romanesque, de relater des faits ou des périodes historiques propre au pays. C’est une sorte d’enseignement ludique offert aux spectateurs asiatiques ou étrangers.

Moonlight drawn by clouds (Source : https://www.viki.com/tv/30308c-moonlight-drawn-by-clouds)

La vague hallyu, un mouvement en perpétuel essor

Très vite la culture coréenne va prendre le pas sur les autres, les k-drama (korean drama ou séries coréennes) vont envahir la Chine, Taïwan et Vietnam. Dans les années 90, les médias chinois parlent alors de la vague “hallyu”. Cette dernière semble être le moteur économique et culturel  de la Corée du sud qui va fortement s’appuyer sur la notoriété des séries et de la musique coréennes pour promouvoir ses talents au-delà de sa réputation technologique.

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Les séries télévisées deviennent une carte de visite pour la Corée du sud : les lieux de tournage deviennent des sites touristiques fortement convoités par les voyageurs, les acteurs deviennent des stars connus et reconnus au-delà des frontières et deviennent les premiers acteurs les mieux payés (en dehors des stars hollywoodiennes), les goodies à l’effigie des dramas se vendent très facilement.

Heartstring (Source : http://dramaic.ek.la/drama-coreen-

Au-delà du bénéfice économique que représentent aujourd’hui les k-dramas, ils sont un atout identitaire pour le pays. Ils permettent ainsi de véhiculer une image positive de la Corée du sud tout en promulguant une culture, un art de vivre. En 2001 est créée la Korean Culture and Content Agency (KOCCA), elle a pour objectif de promouvoir tout type de contenus coréens : jeux video, musique, films, programmes télévisés, bandes dessinées, contenus mobiles, … L’agence dépend du ministère de la Culture et du Tourisme et possède un budget annuel de 90 millions de dollars.

Aujourd’hui les dramas ne se limitent plus à leurs plateformes de visionnage propres mais s’ouvrent vers un acteur bien connu du streaming : Netflix. A l’automne, le géant américain diffusera la série japonaise Final Fantasy XIV: Hikari no otôsan (« Daddy of Light » en anglais). L’histoire d’un joueur du jeu Final Fantasy XIV  qui raconte sur son blog comment il arrive à renouer avec son père en jouant par ordinateurs interposés.

Quelques adresses utiles pour vous, futur(e)s dramophiles

Nautiljon : une belle base de données asiatiques pour retrouver toutes les informations concernant les acteurs, dramas, films, manges, animés, restaurants et bien d’autres.

Dramapassion : un site de streaming francophone de séries coréennes.

Viki : la référence pour trouver tous les derniers dramas (coréens, japonais, taïwanais, chinois, …) en streaming et dans un large choix de langues disponibles.

Dramacoreen : un site de streaming recensant des dramas japonais, coréens ou encore chinois, le choix est large.

Dogaru : un annuaire du drama et film asiatique (des liens disponibles en streaming et en téléchargement).

Dramafever : une véritable bibliothèque des derniers dramas coréens et une sélection d’émissions télé et de films en streaming. Si vous n’êtes pas assez patient ce site est fait pour vous, attention cependant aucune traduction française des sous-titres n’est disponible.

https://fr.pinterest.com/pin/482448178817163491/

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