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La petite histoire #56 : le rhum à la Réunion

Adoré par Jack Sparrow, le rhum fait également partie des boissons alcoolisées préférées des Français et notamment des DomTom. Après la série d’articles alcoolisés de cet été (la bière, le beaujolais, le spritz ou encore le mojito), zoom sur le rhum réunionnais et son histoire !

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Une petite histoire sucrée

Pour parler de rhum, il faut s’abord s’intéresser aux cannes à sucre. À la Réunion, il s’agit d’une activité agricole traditionnelle qui participe beaucoup à l’économie réunionnaise.

C’est au 17ème siècle que la culture de la canne à sucre a commencé à la Réunion, appelée Île Bourbon à l’époque. Si elle sert à faire du sucre, elle est également le fruit de cocktails, de sirops ou encore de rhum.

Une fois les cannes à sucre récoltées, elles sont transportées dans les sucreries (environ 97% du sucre est exporté en Europe). Les sucreries envoient ensuite la mélasse (une mixture résultant du raffinage du sucre extrait de la betterave sucrière ou de la canne à sucre) aux distilleries. Enfin, une partie de cette mélasse est utilisée pour le rhum.

 

« Lo rhum la pas bon mèm » / Le rhum n’est vraiment pas bon

Au 17ème, le jus sucré des cannes à sucre est utilisé pour produire de l’alcool. Un peu plus tard, avant l’apparition des distilleries, les réunionnais utilisaient des alambics pour obtenir de la canne à sucre une sorte d’eau de vie alors appelée l’arak ou le rhum.

L’arak était tellement forte qu’elle avait pour réputation de rendre fou !

En 1815, la première distillerie apparait avec le début de l’industrie sucrière. Aussi, la fabrication du rhum va changer et voir son breuvage évoluer.

Les distilleries, les usines et le rhum Charrette.

En 1860, la Réunion comptait 120 usines sucrières et 40 distilleries. Aujourd’hui, elle ne compte plus que  et 2 usines sucrières (Bois Rouge, Le Gol) et 3 distilleries : celle de Savanna à Bois Rouge , celle de Rivière du Mat à Saint-Benoit et celle d’Isautier, à Saint-Pierre. Chacune des distilleries produit son propre rhum.

En 1972, les trois distilleries décident de s’assembler pour créer une marque commune du rhum réunionnais : le rhum Charrette. Son identité visuelle rappelle d’ailleurs l’univers réunionnais dan’ temps longtemps (ndlr dans le passé).

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Source photo : Rhum Charrette

Dis-moi quel rhum tu aimes ?

Blanc, vieux, ambré, arrangé … Vous prenez-bien un verre ? Chaque rhum sa spécificité : il faut donc le choisir habilement.

  • Le rhum blanc est généralement utilisé pour réaliser du punch, des cocktails ou même du rhum arrangé. À choisir donc lorsque vous voulez faire des mélanges
  • Le rhum ambré est un rhum qui a vieillit entre 12 et 18 mois dans un fût. Son goût et sa couleur peuvent différer en fonction de fût utilisé.
  • Le rhum vieux est un rhum vieilli de 3 ans de minimum dans des fûts en bois (généralement du chêne) qui ont précédemment servi à macérer d’autres alcools comme le cognac ou le whisky. Cette macération donnera au rhum une couleur et un arôme unique.
  • Le rhum arrangé est une macération plus ou moins longue de rhum blanc avec des fruits et/ou des épices… Toute les combinaisons sont possibles ! À l’instar du punch, il contient très peu de sucre.

 

 

Alors et toi, quel est ton rhum préféré ?

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