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La petite histoire #24 : la flamme olympique

Nous vous parlions il y a 10 jours de la victoire de Paris 2024 et des grandes lignes du projet. Véritable symbole de l’olympisme et moment fort de la cérémonie d’ouverture, l’arrivée de la flamme olympique et surtout l’allumage de la vasque marquent le réel commencement des Jeux. Il était une fois…

Pour la petite histoire

source photo : m.ru.sputnik.md

Cette tradition de la flamme nous vient tout droit de la Grèce antique, berceau des Jeux Olympiques. Le sanctuaire d’Olympie accueillait les Jeux Olympiques antiques et une flamme était allumée durant toute la durée des Jeux sur l’autel du temple d’Héra. C’est Amsterdam en 1926 qui sera la première ville hôte des Jeux Olympiques modernes à recevoir la flamme, puis 10 ans plus tard, à Berlin, est née l’idée du relais qui perdure encore aujourd’hui. Néanmoins, les olympiades d’hiver devront attendre 1952 pour voir la flamme briller sur leurs Jeux.
Le relais prend également sa source dans les traditions grecques où les messagers allaient de ville en ville pour annoncer les dates des compétitions dans tout le pays. La trêve sacrée était proclamée afin de garantir la sécurité de ceux qui souhaitaient se déplacer, athlètes ou spectateurs.

Alluuuuuuuumer le feu, alluuuuuumer le feuUU

Ne me remerciez pas de vous avoir mis Johnny dans la tête pour la journée.. Mais revenons à nos moutons…

On assiste donc quelques temps avant le début de chaque olympiade au même rituel. Sur les ruines du temple d’Héra et à l’aide d’un miroir parabolique qui permet de concentrer les rayons du soleil, la flamme sacrée est allumée. S’en suit le passage devant l’olivier sauvage, symbole de paix et de récompense. La grande prêtresse est ensuite chargée d’allumer la torche afin de lancer le relais. Le Comité Olympique Hellénique est chargé de l’allumage de la flamme ainsi que de son relais jusqu’au Stade Panathénaïque à Athènes. C’est ensuite le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques du pays organisateur qui prend le relai de l’organisation du parcours du relais de la flamme jusqu’à l’allumage de la grande vasque le jour de la cérémonie d’ouverture.

Un parcours libre, parfois agité, mais un dénouement toujours bien gardé

Concernant le parcours, il n’y a aucune obligation. Le pays organisateur est libre d’organiser le cheminement de la flamme, selon un thème ou non. Celui de Londres 1948 mettait l’accent sur la paix au sortir de la 2nd Guerre Mondiale, Mexico en 1968 fit honneur à l’épopée de Christophe Colomb vers le Nouveau Monde, quand Sydney nous proposera en 2000 de faire plus ample connaissance avec les différentes régions d’Australie et  avec l’Océanie en général.
Ainsi, si traditionnellement la flamme circule avec un coureur, elle peut se targuer de plusieurs expériences assez insolites : en ski, en traineau, en bateau, sous l’eau, dans le mythique Concorde, en parachute, en saut à ski, à cheval, à dos de chameau, ou encore en canoé…la flamme à a elle seule un sacré palmarès!

source image ; staragora.com

Elle est aussi parfois la cible de certaines manifestations de mécontentement à l’attention du pays organisateur, c’est en partie pour cette raison que les parcours sont de moins en moins internationaux et se limitent à la Grèce et ensuite la pays organisateur. Il arrive parfois que la flamme s’éteigne, de façon volontaire ou non. Elle est dans tous les cas rallumée par la flamme de secours, également issue de la flamme mère allumée en Grèce.

Il y a en tout cas un secret qui reste à chaque olympiade bien gardé, c’est celui de l’ultime relayeur. Chargé d’embraser la vasque olympique et donc de lancer officiellement la compétition, il s’agit toujours d’une personnalité porteuse de sens et de valeurs fortes dans le pays hôte, de part son haut niveau de performances, des combats menés et ce qu’il représente.

Alors, vous voyez qui pour 2024? Perso je vais demander à Mme Irma, elle est toujours de bon conseils!