2

La magie d’Aladdin continue à vivre avec Disney

Après la Belle et la Bête et Dumbo, Aladdin est la troisième adaptation cinématographique de Disney. À la rédac’ on était partagés entre impatience et craintes… Faut dire qu’avec Aladdin, Disney s’attaque à l’un de ses dessins animés phares. Résultat : on en sort enchantés.

Giphy

Will Smith dans le rôle du génie est un choix intrigant. Pourtant, dès les premières minutes cela prend tout son sens : ce rôle ne pouvait être fait que pour lui. En VO, vous entendrez sa douce voix vous guider vers la ville d’Agrabah et les Nuits d’Arabie. Frissons garantis.

Cette scène d’ouverture a également de quoi nous perturber pour une raison simple : elle n’existe pas dans le dessin animé. Ici Disney pose les bases : non, il n’est pas question de reproduire à 100% le dessin animé, mais plutôt de l’adapter. Faut dire que si Aladdin est le 40ème long métrage de Disney, il date tout de même de 1992 (génération 90 RPZ). Les réalisateurs se sont donc laissés le droit de changer/ajouter quelques petites choses.

Une BO plus moderne

Giphy

Sur un air oriental, les chansons sont actualisées voire remasterisées, parfois en y ajoutant une pointe de rap (de quoi ravir tous les âges). Vous pourrez voir dans une même scène du street mélangé au Bollywood, sans problème. Une scène totalement inédite voit d’ailleurs le jour, celle de la fête durant laquelle Aladdin tente d’épater Jasmine en dansant. Par moment, Aladdin prend des airs de comédie musicale et ce n’est pas pour nous déplaire.

On est également tombés raides dingues des décors et costumes qui sont juste époustouflants. Agrabah (qui est, nous le rappelons une ville inventée par Disney) est dignement représentée. On est à deux doigts de tout plaquer pour aller vivre là bas. Si seulement la ville existait.

On donne la parole à Jasmine…

Buzzfeed

À travers une chanson créée de toute pièce pour le film : Speechless (un comble). Lorsque le dessin animé est sorti en 92, Jasmine était la première princesse à montrer un semblant de caractère (enfin) et à vouloir résister à la pression de son père sur le mariage “I’m not a Prize to be won”.

La version cinématographique de 2019 a décidé d’exploiter un peu plus en profondeur ce trait de caractère et la souffrance de Jasmine dans un monde où le pouvoir appartient à l’homme. Tiens tiens, cela ne vous rappellerait pas quelque chose ? À travers son personnage (et sa chanson), Jasmine pourrait être la porte-parole de nombreuses femmes aujourd’hui. Ce n’est pas la première fois que Disney fait passer un message sociétal à travers ses longs métrages et il s’agit d’une belle façon de faire briller cette princesse qui, au delà d’être belle et amoureuse, est une femme ambitieuse qui souhaite remuer ciel et terre pour son peuple (c’est pas réservé qu’à Daenerys).

De l’amour, oui, mais pas que pour Aladdin et Jasmine

Marketwatch

Autre surprise qui sort du chapeau de Disney : Dalia, la servantes de Jasmine. Si son personnage n’existait pas il a tout de même son importance. Drôle, déjantée, elle reste tout de même aux antipodes de Jasmine. Lors de la venue du Prince Anders, elle explique à cette dernière que le mariage n’est pas important, qu’il ne s’agit que d’un contrat et qu’elle n’est pas obligée d’y trouver un quelconque intérêt, notamment sur le plan intellectuel. Lors de la venue du Prince Ali, elle effectue même un mouvement fugace qui, néanmoins, a son importance.

Giphy

Dalia est pourtant le personnage qui a été choisi par Disney pour humaniser le Génie. Coup de foudre à Bollywood Agrabah, les deux protagonistes succombent l’un pour l’autre dès le premier regard. Ce sont également les deux personnages qui ouvrent le film et dévoilent le paysage d’Agrabah.

Les petits bémols

Parce que tout n’est pas toujours parfait, certaines choses auraient pu peut-être être faites autrement. Côté personnage, si Abu a su trouver la place qu’il méritait, Iago lui est un peu passé à la trappe. Dans le dessin animé, il est pourtant doté de différents traits de caractère dont son humour tranchant qui font de lui un personnage charismatique.

Autre chose : pour le film, Disney a imaginé un lien entre Aladdin et Jafar qui n’a pas été plus exploité que ça. En effet, lors d’un échange devant la caverne aux merveilles, Jafar confie à notre héros avoir lui aussi un jour été un simple voleur, un mendiant. Le devil side de Jafar ressort également un peu moins, notamment à la toute fin lors de son affrontement avec Aladdin.

Pourtant, si le film ne suit pas le dessin animé de A à Z ce n’est pas un défaut, bien au contraire. On vous encourage à aller le voir asap et de vous laisser emporter par l’histoire d’Agrabah, pourquoi pas sur un tapis volant !

Newszii
Rendez-vous sur Hellocoton !