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Jurassic World 2 : vers une nouvelle ère de la génétique

La saga racontant le retour sur Terre des dinosaures se poursuit dans Jurassic World : Fallen Kingdom. Trois ans après la destruction du parc de loisirs, les dinosaures sont livrés à eux-mêmes. Les humains ne parviennent plus à les contrôler mais continuent de les exploiter.

Les trois premiers volets de Jurassic Park / World étaient cantonnés à la vie du parc. Enfin ! Ses concepteurs ont compris qu’héberger de gigantesques carnivores dans des cages était une mauvaise idée. Dans le block-buster, il ne s’agit plus de recréer un zoo mais de décider s’il faut sauver ou non l’espèce menacée une nouvelle fois par une extinction. Le film débute sur ce débat : faut-il intervenir pour sauver les dinosaures ou laisser la nature décider d’elle-même (ici un volcan en éruption) ?

Juan Antonio Bayona, nouveau réalisateur de la franchise, décide de faire sortir les dinosaures de l’île direction le monde réel. Lors des premières scènes, l’on découvre l’équivalent de militants de Greenpeace s’émouvoir de la probable disparition de toutes ces espèces derrière leur écran de télévision.

Deux activistes, Franklin et Zia, vont symboliser l’engagement populaire, non sans un esprit naïf qui donnera une touche d’humour au film. Selon eux : même si ces espèces sont dangereuses, et que leur existence actuelle n’est pas naturelle, l’homme doit assumer sa responsabilité et les conséquences de ses manipulations génétiques. Plus loin dans le film, les nouvelles connaissances scientifiques  sur le génôme s’avéreront concerner également les humains. C’est un épisode de transition qu’offre Juan Antonio Bayona en ouvrant la voix à de multiples scénarios futurs. Car une chose est sûre, il y a aura une suite.

Il faut sauver le soldat Blue

Claire Dearing (Bryce Dallas Howard), l’ancienne directrice des opérations de Jurassic World et Owen Grady (Chris Pratt), comportementalisme animalier,  organisent une opération sauvetage pour sauver Blue, une raptor très intelligente dotée d’une sensibilité exceptionnelle. Leur objectif était de la transférer, avec d’autres espèces, vers une nouvelle île. Le plan sera déjoué par Eli Mills, un proche corrompu de Benjamin Lockwood, créateur du parc et proche de la mort . Son objectif caché est de revendre les bestioles à des investisseurs. Cette opération de sauvetage était pour lui le bon moyen de se faire beaucoup d’argent..

Les trois précédents films tournaient autour de la vie dans le parc. Cette fois-ci, les scènes de suspens et les courses poursuites avec le  tirex le plus effrayant se déroulent dans le manoir du scientifique amoindri Benjamin Lockwood. Terrain original pour jouer à cache cache avec les méchants dinosaures. À part quelques scènes prévisibles, ce nouveau décor redonne un nouveau souffle à la franchise. À espérer que les prochains s’intéresseront un peu plus à l’opinion publique. Mais tout porte à croire que le réalisateur n’aura pas le choix… Les dinosaures n’ont pas dit leur dernier mot.