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Journée internationale des droits des femmes : et si on changeait le monde ?

La société a tendance à confondre les messages : le 8 mars n’est pas la journée de la femme, mais la journée des droits des femmes. Des mots qui font toute la différence.

En 1977, les Nations Unies officialisent cette journée internationale insufflée par les luttes des ouvrières et des suffragettes au début du XXème siècle. Non, ce n’est pas un énième mouvement féministe. Il s’agit plutôt d’une prise de conscience massive (ou pas) d’un des maux de la société : l’égalité homme/femme.

Alors, même s’il ne faut pas attendre une journée spécifique dans l’année pour faire passer les message, l’équipe tenait à vous parler de de projets, personnes, actions qui ont contribué ou contribuent à la visibilité des femmes, à leurs droits.

Le média à suivre de près

« Pour respecter les femmes on attendra pas le 8 mars ». Les années passent, pas les valeurs ni les revendications. Qu’en est-il de l’égalité homme-femme ?  Est-ce que les choses changent ? Première petite victoire, le Gouvernement est désormais composé dans la parité et depuis le remaniement, deux femmes évoluent aux fonctions régaliennes.  Mais quand est-il au sein des entreprises ? Dans l’entreprenariat ? A titre personnel, je travaille dans une société où peu de femmes font parties de la direction…Ce que nous déplorons. Et puis les agressions, les actes de misogynie…  Heureusement de belles sucess-stories voient le jour et aujourd’hui 4 ans après la création de l’une d’entre elles, nous souhaitons y consacrer quelques lignes.

Le web magazine Femme d’influence a connu un succès fulgurant avec 1,3M de followers sur Facebook et 587 milles sur Instagram. A sa tête, la discrète Sarah Yakan qui ne veut pas se mettre en avant mais réunir les femmes et leur dire « Allez y, allons y ». Nous faisons le choix de ne la présenter davantage pour suivre sa philosophie de rester dans « l’ombre » et mettre en avant son idée. Quoi de plus important que « la famille », « l’argent », « la carrière », « le succès » et « la Religion ». En tout cas ce sont les cinq thèmes principaux qui sont abordés sur le site. Pour chacun, on retrouve des histoires, des témoignages, des motivational speech ! Prendre conscience qu’être une femme est une chance, autant qu’un homme et qu’elle a sa place dans la société, au même poste qu’un homme. Se réunir et s’entraider, gagner en confiance, tel est l’objectif du site et on trouve cela génial !

Et tout cela de la part d’un homme.

La bonne action : #VisibleWomen, le hashtag au service de la création féminine !

Fallait-il attendre 2019 pour (re)voir les réseaux sociaux s’éveiller à la cause des artistes femmes ? Et bien oui car le monde de la création est toujours aussi fermé et ne donne pas les mêmes chances de visibilité à tous les artistes, tous genres confondus.

#VisibleWomen est le nouveau hashtag tendance sur Twitter ! Une vague de promotion artistique s’empare de la twittosphère mettant en lumière les artistes d’univers de création divers allant du comics, du motion design, à la peinture ou encore à la photographie.

Lancé il y a deux ans par la société de production Milkfed, bien (re)connue dans le milieu pour les scénarios de Sue DeConnick pour de très célèbre comics tels que Captain Marvel ou encore Bitch. Elle reconnaît sans détour la sur-représentation d’hommes dans cet univers encore bien trop masculinisé. La seule et simple raison évoquée est la non-présence de femmes, ou du moins la difficulté de trouver des profils d’artistes femmes. Et bien non, détrompez-vous car le projet #VisibleWomen est là pour justifier l’abondance de profils féminins très créatifs.

Ainsi deux fois par an, et ce depuis 2016, artistes femmes et non-binaires sont invités à tweeter “ des liens vers [leur] portfolio (…), avec le mot-clé #VisibleWomen (…). Les objectifs de cette initiative sont d’augmenter la visibilité des femmes dans notre industrie, et de [leur] donner du travail.”. Une initiative qui ne désemplit pas sur Twitter et qui permet à l’entreprise Milkfed de répertorier les artistes dans une base de donnéesdisponible gratuitement pour tous les professionnel de l’industrie des comics qui recrutent”.

Les oeuvres de ces artistes peuvent être ainsi mises en lumière et aux yeux de tous (et surtout des recruteurs), au risque peut être d’être régie par la loi des algorithmes …

 

 

À ne pas louper : parce qu’elle nous mettra toujours la banane !

© Paul Colin

En cette journée de la femme, faisions un petit détour aux Folies Bergères… M’étant rendu aux merveilleux spectacle de Jean-Paul Gaultier, “The Fashion Freak Show”, je ne pouvais en ce jour que vous parler de Joséphine Baker : la première femme star noire qui a fait changer l’histoire pour nous toutes mesdames ! Puis forcément, un peu pour vous aussi Messieurs.. Si je vous dis ceinture de bananes, vous me suivez ?

Icône mondiale des années folles en France, cette grande dame fût de tous les combats. En effet, être une femme, noire, américaine et danseuse dévêtue demandait un aplomb considérable. Mais, elle a réussi et a défié tous les scandales !

Issue d’un milieu pauvre et sans affection aucune, elle a su puiser en son fort intérieur énergie et force. Elle deviendra d’ailleurs lors de la 2nde guerre mondiale un agent de contre espionnage pour la France Libre , en s’engageant dans les forces féminines de l’armée de l’air. Oeuvrant grâce à son art, elle cache des messages au sein de ses partitions de musique. Elle contribua d’ailleurs au rayonnement du jazz, cela va sans dire

Cette précurseur née, porta son aide à la Croix Rouge, milita contre l’antisémitisme, l’émancipation des noirs, le racisme des Etats-Unis à Cuba en passant par l’Europe. Aussi, il fut donc bien normal que Mme Baker reçoive la médaille de la Résistance Française et le sacre de Chevallier de la Légion d’Honneur.

Arrivée sur terre en 1906, Joséphine Baker, née Fréda Josephine MacDonald nous quitta afin de briller parmi les étoiles en 1975. 

“J’ai deux amours: mon pays et Paris” – Joséphine Baker, 1930

L’expo qui vaut le détour : “Héroïnes méconnues” (Unsung Heroes) la mise en lumière de ces femmes “ordinaires” violentées à travers le monde

L’ONG Médecins du Monde dévoile le portrait de plusieurs femmes héroïnes “ordinaires” sous l’oeil du photographe Denis Rouvre, trois fois lauréat du prix Word Press Photo et primé au Sony World Photography en 2011. L’ensemble des témoignages sont mis en ligne sur le site de l’association dans leurs langues maternelles et retranscrivent cette volonté, voire cet acharnement, à se battre contre les injustices et contre la normalisation de certains actes de violences. Ces femmes engagées résistent quotidiennement face aux violences sexuelles, politiques et sociétales.

Nous voulons porter la voix de ces femmes qui agissent héroïquement de manière visible ou silencieuse, contre les violences qui leur sont faites. Ce n’est pas un projet de victimisation, mais de mise en lumière d’actes de résistance contre des violences physiques, morales et institutionnelles liées au genre, qui sont parfois traités comme de simples faits divers.” – Olivia Amos, coordinatrice de la communication à l’international de Médecins du monde

Du 4 au 8 mars, l’ONG publie une photo par jour en mettant en lumière 5 portraits de femmes :

  • Le 4 mars : Directrice exécutive d’AFIA MAMA, militante pour les droits des femmes et luttant contre l’impunité des violences sexuelles comme arme de guerre.
  • Le 5 mars : une réfugiée syrienne au Liban.
  • Le 6 mars : une sage-femme née au ghetto de Nadezhda en Bulgarie.
  • Le 7 mars : une survivante en Colombie.
  • Le 8 mars : une recycleuse de déchets au Népal.

Ces femmes de l’ombre agissent quotidiennement et se battent pour faire valoir les droits des femmes de disposer de leur corps et de décider de leur sexualité, de leur santé et de leur vie. A la suite, ce projet présentera plus d’une soixante de ses portraits et témoignages à l’occasion d’une exposition permanente en France à l’automne 2019, avant de partir en tournée mondiale en 2020.

 

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