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F*** Fashion Grandmas : elles mettent Instagram à leurs pieds

Elles sont la preuve que vieillir est magnifique, elles ont toute une vie d’expérimentations mode, elles se fichent du regard des autres sur un réseau social impitoyable, elles sont pointues et audacieuses.
Décryptage des insta grands-mères.

@iris.apfel

Instagram est une plateforme d’images. Le concept de retouche n’est un secret pour personne, et on trouve encore des ados pour envier, pleurer et se morfondre devant leur miroir. Halte là ! Le body positivm n’est pas resté bloqué en 2018. Elles ont 64, 80, 78 ans, elles sont belles, elles se connaissent par coeur mais elles tentent des trucs, elles osent parce que à leur âge c’est maintenant ou jamais et puis who cares. Les grands-mères stylées affolent Instagram. Il n’y a rien de plus inspirant et de plus libre que ces photos de femmes qui sont juste elles-mêmes.

Toute une vie pour s’apprécier.

@iconaccidental

Après une vie dans leur corps à essayer, kiffer, se rater, se sentir belle, s’apprendre, elles se reconnaissent dans une tendance ou dans une autre. Elles savent choisir, sans souci de la vibe du moment sauf quand ça leur va bien mieux qu’à nous, elles comprennent le tombé d’un jean, le plissé d’une jupe, les vestes volantées, les talons carrés sous les mocassins. Les grands-mères sont des puits de science, elles ont vu passer au moins trois décennies de mode, elles ont appris à vivre avec leurs complexes, en ont même détruit quelques uns, elles sont une célébration à elles seules.

L’appropriation de l’actualité.

@baddiewinkle

Les mamies sur Instagram s’approprient une actualité de style parfois extravagante. Remaniée à leur sauce, elle fait ressortir tout un potentiel de ridicule enfoui. Et c’est ça qui est génial. L’influenceuse @baddiewinkle porte langoureusement les dernières merveilles de chez Sketchers, le genre de sneakers qui donnent envie de galoper dans la rue ou de monter un business de chaussettes mais là n’est pas la question. Elle les porte donc, assorties d’un col roulé rayé flashy qui s’est perdu entre les 70’s et les 80’s, et d’un rose à lèvres, que dis-je, d’un gloss plus pailleté qu’une licorne. Le mieux, et on ose à peine le dire, ce sont les lunettes enflammées de rideuse et les barrettes de gamine dans sa chevelure enneigée. Désarmant.

Une liberté qui frise le génie.

@iconaccidental

Le truc qu’on a peut-être du mal à avouer, c’est aussi qu’à cet âge-là, elles ont surtout compris qu’Instagram, ce n’est qu’un jeu. Et elles le jouent à fond, avec poses étudiées, cheveux au vent et fou rire en fond. Mais qu’elles sont belles ! C’est la liberté et leur supplément d’âme.

@iconaccidental

Ma préférée reste @iconaccidental pour son ironie, ses chaussures au cuir parfaitement patiné, ses vestes oversize sûrement piquées à Henry, sa coupe de cheveux insolemment courte et pas plus de maquillage qu’un beau rouge sur les lèvres. Quel exemple pour certains qui se laissent embobiner par la tendance sans même connaître leur corps. Là, on parle de femmes au-delà d’une appréciation stylistique. C’est un état d’esprit qui donne envie d’oser, de se perdre, de chasser le gris, de colorer un truc, de vivre et vieillir quoi.

Prochain épisode sur les grands-pères ?

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