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Dry January : notre vie se limite-t-elle aux challenges ?

Movember, Januhairy, Top body challenge … Bien que les bienfaits cachés derrière ces concepts soient louables, il semblerait que l’être humain ait besoin de se lancer dans des compétitions pour se faire du bien et en faire aux autres. Le dernier petit challenge en date, le Dry January, ne fait pas exception à la règle.

dry january

©TAYLOR CALLERY

Dry January, kezako ?

Le concept vient tout droit d’Angleterre, le pays de ” pochtrons “ par excellence. Votre mission, si vous l’acceptez, est de ne pas boire un seul verre d’alcool durant le mois de janvier. Avouez qu’après les excès de décembre, on a de quoi être tenté(e).

” L’abus d’alcool est dangereux pour la santé “. Ce slogan a été tellement lu et entendu qu’on en vient à l’ignorer. Et puis, il faut avouer qu’il est difficile de retirer au Français son verre de pinard accompagnant son repas dominical. Le Dry January arrive donc sur son cheval blanc, nous délivrant de l’alcool et ses méfaits. Amen.

Vins, cidres, liqueurs, bières, alcools forts … En 2014, près d’1 personne sur 7 consommait de l’alcool tous les jours en France. Chez les 18-25 ans, l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies observait un changement du comportement des femmes qui sont de plus en plus à consommer du vin quotidiennement (les afterworks verres/bouteilles de vin, on les connaît).

Source chiffres : OFDT

Faite place au prince Dry January

Perte de poids, amélioration de la qualité du sommeil ou de la peau, la Dry January apporte de nombreux bienfaits au corps humain. On ne peut qu’accueillir à bras ouverts ce concept d’outre-Manche. Néanmoins, se limiter à une ” privation ” durant un mois résoudra-t-elle les maux de l’alcool sur le corps ? Consommer moins au risque de consommer plus lors de la reprise, y a-t-il une réelle pertinence ?

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©Daniel Fishel/Thrillist

À l’image des nombreuses bonnes résolutions que nous prenons chaque année, difficile de se contraindre à respecter définitivement l’arrêt de l’alcool, tant il représente l’intégration sociale.  On ne vous demande donc pas de bannir ce plaisir, car il s’avère que s’en est un pour beaucoup, il faut juste que la consommation soit à titre exceptionnel. Pour votre bien-être et celui de ceux qui vous entourent, notamment des plus jeunes qui reproduisent par mimétisme ce que font les adultes ; voyez les panachés !

Le Dry January représente un premier pas vers la consommation réduite d’alcool. Mais n’attendons pas le prochain défi pour entreprendre des choses qui nous font du bien !

 

 

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