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La dépendance numérique au rang d’art

On ne compte plus les flopées de mèmes présents sur les réseaux sociaux envahissant nos conversations physiques et virtuelles. Du plus humoristiques au plus détournés, certains artistes ne se restreignent plus ni par la forme, ni par le cadre. Il s’appelle Tom Galle et s’est imposé en quelques années comme un instagrammeur influent. Son talent réside dans son quotidien sur-connecté et détourné à l’infini.

Mème

https://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/05/01/le-meme-ou-l-art-du-detournement-humoristique-sur-internet_1693705_651865.html

Le mème, la nouvelle coqueluche des réseaux sociaux

La recette du mème fait succès : une photo, une citation, un personnage ou encore une vidéo y ajoutant une dose d’humour, l’effet viral est alors immédiat.

http://www.videopournet.com/image-drole-meme/

Du plus WTF au plus cynique, il y en a pour tout les goûts. Cette nouvelle tendance a pourtant une explication très scientifique. Le therme de “mème” est inspiré du grec ancien et a été inventé par le biologiste Richard Dawkins dans les années 1970. Publié dans son livre The Selfish Gêne l’auteur explique qu’il existe une transmission des éléments culturels d’une personne à l’autre et sont soumis, comme pour les gènes, à des mutations. Aujourd’hui le terme prend un sens autre avec l’avènement du web et se définit comme “un objet culturel, le plus souvent humoristique, qui se diffuse très vite au sein d’une communauté en ligne, chacun des membres de cette communauté pouvant se réapproprier l’objet et en créer sa propre version“.

L’art numérique dans la catégorie des mèmes

Au détour des publications Instagram d’influenceuses et de #pornfood, nous découvrons un compte un peu particulier. Tom Galle, un artiste numérique d’un nouveau genre absorbe les internautes dans son univers surréaliste. Ce community manager excelle dans l’art de maîtriser ce réseau social en proposant des contenus détournés autour de notre dépendance au numérique. Un choix audacieux qui va à l’encontre de cette culture des mèmes qui s’articule principalement autour des actualités, stars, vidéos virales, …

https://www.instagram.com/tomgalle/?hl=fr

https://www.instagram.com/tomgalle/?hl=fr

https://www.instagram.com/tomgalle/?hl=fr

Tom Galle, un artiste libre

Ses mèmes artistiques explorent avec brio notre quotidien sur-connectés et nous proposent une réflexion sur cette dépendance numérique devenue si naturelle.

Ce créateur new-yorkais n’hésite pas à détourner des grands noms de multinationales en armes blanches.

https://www.instagram.com/tomgalle/?hl=fr

Primé à de nombreuses reprises (Webbie Awards, Lovie Awards, Cannes Lions…), Tom Galle est un ex-publicitaire connu dans le milieu pour des opérations innovantes. Il a été notamment le premier à concevoir une chambre dédiée à la pratique du fameux “Netflix and Chill” pour la marque Airbnb.

http://biiinge.konbini.com/series/chambre-netflix-and-chill-disponible-airbnb/

Tom Galle est souvent sollicité par des marques pour des créations publicitaires. Mais certaines d’entre elles ont encore du mal à passer le cap de la “transition numérique“.

Dans un monde idéal, une agence de publicité participe à la propagation de la culture et incite les marques à en faire partie, mais ce genre d’agence est plutôt rare. Beaucoup d’entre elles se contentent de satisfaire les demandes des clients et c’est quelque chose de frustrant. J’ai alors commencé à observer la publicité et les marques dans leur ensemble, à essayer de voir comment elles pouvaient s’inscrire dans un contexte plus vaste ou comment elles pouvaient contribuer à la société. (Tom Galle pour Konbini)

Et comme le dit si bien Tom Galle, “Only Jobs can judge me” (“Seul [Steve] Jobs peut me juger”) !

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