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De l’autre côté de la blogosphère

La blogosphère, vous la vivez sûrement en temps qu’internautes. Derrière les écrans, l’image d’un monde parfait. Voyages paradisiaques tout frais payé, produits gratuits, partenariats en veux tu en voilà, shooting photo, nuits dans des hôtels de luxe… La liste est longue et pourtant, si on prend le temps de bien regarder les choses, les blogueurs sont parfois loin de vivre un conte de fées.

Loin de se limiter à des photos, vidéos ou articles postés sur internet, la vie des blogueurs possède un rythme effréné. Dans la blogosphère, pas question de chômer ! Car si les déplacements professionnels, partenariats rémunérés ou autres, en font envier plus d’un, être blogueur c’est aussi passer des heures à tourner et monter une vidéo, rédiger des articles, répondre aux mails, gérer tous les réseaux sociaux, être toujours en déplacement et rarement chez soi… Autant dire qu’il ne faut pas compter les heures de boulot. Quand on aime, on ne compte pas me diriez-vous – Oui, mais à quel prix ?

Brisons les tabous

Quel beau monde qu’internet. Un univers de paraître, ou rien d’autre ne compte pour l’internaute. Et il est bien là le problème. Cette mentalité pose parfois soucis. Les blogueurs ou influenceurs, doivent toujours faire bonne figure, garder la pêche, sourire et rigoler. Les gens ne veulent pas voir quelqu’un de fatigué, un peu moins apprêté que d’habitude ou pire encore : se « plaindre » de leurs « petits problèmes ». Ainsi, la blogosphère doit toujours répondre aux attentes de leur communauté et donner le meilleur d’eux-mêmes, qu’importe la situation. Un facteur de stress, notamment pour les personnes qui ne vivent que de ça.

Les burnout, stress et surmenage, ont déjà touché bon nombre d’entre eux, mais le sujet reste encore tabou. Peu osent en parler face caméra, ou au travers d’un article. Mais face à la montée en puissance des YouTubeurs/Blogueurs/Influenceurs, on peut sentir comme une petite brèche qui s’ouvre. Une ouverture sur leurs sentiments, fragilité et ras-le-bol. Comme pour dénoncer ces conditions de travail qui n’ont parfois rien d’amusant. Où lâcher prise reste compliqué, dans un monde où l’on se doit d’être connecté 24h/24h. Une profession, malheureusement, souvent dénigrée et dévalorisée.

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Qu’il s’agisse de plateforme écrite ou de chaîne YouTube, les difficultés rencontrées sont les mêmes. Et heureusement, certains livrent leurs expériences. En voici quelques exemples :

  • Emilie (de la chaîne BulleDop) qui, au travers d’Instagram, a parlé de ses problèmes de santé, notamment une perte de cheveux, liée au stress et surmenage
  • Horia (de la chaîne Horia) qui déserte parfois Snapchat et Instagram pour faire un break et ne pas s’afficher en mauvaise forme, mais revient toujours en force et souriante, avec quelques explications
  • Marie (de la chaîne EnjoyPhoenix) qui a fait l’objet de nombreuses remarques lors de sa prise de poids (à croire qu’une YouTubeuse beauté se doit de faire une taille 34…) et qui a dû faire face aux critiques, mais qui a finalement osé parler de ses problèmes à travers une vidéo
  • Victoria (du blog Mango and Salt) auteure de l’article « Confessions d’une blogueuse en burn-out »
  • Emilie (du blog La minute d’Emilie) auteure de l’article « Comment je lutte contre le burn-out de la blogueuse »

Ou encore, plus récemment Betty Autier, blogueuse mode. On vous laisse, d’ailleurs, sur cette déclaration :

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Quand on me disait que blogueuse n’était pas un métier et que j’avais la belle vie ^^ que mes journées consistaient à ne rien faire et que j’étais tout le temps en vacances .. c’était pas vraiment faux ^^ à un détail près : Etre jugée et scrutée chaque seconde par un univers sans pitié ! Certains arrivent à gérer ça beaucoup mieux que d’autres. A partir de 2012 mon cerveau a pété les plombs et mon corps aussi! Je vous parlais de mes régimes yoyo et ma boulimie, la spasmophilie est arrivée au même moment et le vitiligo pas longtemps après, une maladie principalement liée au stress dans mon cas. Aujourd’hui tout va mieux mais j’ai les vestiges de ces moments de mal être encrés en moi ( sous les bras, seins, sur les fesses et autour des yeux ) Est ce qu’elles partiront un jour ? Aucune idée ! En attendant ça me soulage de vous le dire et puis comme ça, ça m’économisera un peu de Dermablend à l’avenir 😂 Peace 🙏🏼🍀

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