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Cinq bonnes raisons de regarder Peaky Blinders

La famille Shelby, comme beaucoup d’autres en ce début de XXe siècle, ne ressortira pas indemne de la Première Guerre mondiale. Dans Peaky Blinders, diffusée sur Netflix , les trois frères, Thomas, Arthur et John Shelby, reviennent traumatisés des tranchées françaises. De retour à Birmingham, ils s’improvisent bookmakers. Grâce aux paris hippiques, ils gagnent en influence jusqu’à devenir un clan mafieux. Les Peaky (par rapport aux lames de rasoirs cousues dans leur béret) Blinders vont gagner en influences jusqu’à devenir la famille la plus respectée de la ville.

1 . Un contexte réaliste 

© Robert viglasky / Caryn Mandaba

Les péripéties de la famille Shelby rencontrent en permanence la grande Histoire. Les trois frères incarnent les effets dévastateurs de la guerre. Leur violence, devenue naturelle, les pousse à un comportement de mafieux. Le showrunner (auteur producteur) Steven Knight a tenu à ce que les méfaits des Shelby soient faits avec une certaine élégance par rapport aux pratiques de leurs ennemis. Costumes bien visés à une période où la tenue traditionnelle est celle des ouvriers et de leur T-shirt nimbés de suie. Nous sommes aussi en pleine période industrielle, les rues et l’air respirés à Birmingham le rappelle. Thomas, le leader de la famille, sera même en contact direct avec Winston Churchill, dans le cadre d’une traque aux communistes. Qu’ils soient russes ou syndicalistes, Thomas Shelby devra être rusé pendant  cette chasse aux sorcières.

2. Une réalisation esthétique

© Robert viglasky / Caryn Mandaba

Ralentis ritualisés, bande-son exceptionnelle, flash-back, la série est sublimée par un esthétisme méticuleux. Rien n’est laissé au hasard. La mise en scène colle aux personnages : « Ces hommes déambulaient dans les rues les plus sales impeccablement habillés, toujours tirés à quatre épingles. C’était un moyen pour eux de se protéger, d’occulter le traumatisme des combats de la Première Guerre mondiale, » explique Steven Knight. Il en est de même pour les femmes. Les Britanniques étaient en avance sur le droit des femmes, celles de la famille Shelby sont sublimées notamment par l’excellente Helan McCrory, dans le rôle de la Tante Polly Gray. L’alter-éco que Thomas Shelby. Ensemble, ils mènent la barque.

3. Des acteurs du monde du cinéma

Tom Hardy dans le rôle de Alphie Salomons © BBC (British Broadcasting Corporation)

Si les séries étaient réservées aux acteurs qui souhaitaient se faire un nom dans le cinéma, ce temps est désormais révolu. Les acteurs du cinéma n’hésitent plus à signer pour plusieurs saisons dans la peau d’un personnage. Thomas Shelby, interprété par Cillian Murphy, aperçu notamment dans Inception, Time Out, Batman Begins et plus récemment dans Dunkerque. Ce qui est le cas également de Tom Hardy, qui joue le rôle d’un juif contrebandier, il est également connu pour ses rôles dans le film The Revenant, Mad Max : Fury Road, Des hommes sans loi. Dans la saison 4 , Adrien Brodyn, oscarisé en 2003 pour son rôle dans Le Pianiste de Roman Polanski, apparaît dans le rôle d’un mafieux italien. Autant le dire : il y a du niveau.

4. Des personnages mythiques

Thomas Shelby, personnage charismatique. Leader de la famille. © Robert viglasky / Caryn Mandaba

Un leader torturé capable de sauver sa famille des pires situations. Un grand frère aussi dépressif que fou. Une tante libérée des bonnes manières qui incombent aux femmes à cette époque. Des ennemis tout aussi charismatiques qu’imprévisibles. Les rôles sont confectionnés avec finesse. On s’attache aux personnages et à leur façon de s’autodétruire.

5 . Un scénario, un vrai

Arthur Shelby (à droite) en pleine retrouvailles familiales © Tiger Aspect Productions

On sait pourquoi les séries fonctionnent : le dénouement n’est jamais prévisible. Des personnages, même les plus importants peuvent mourir à tout moment. Un suspens savamment dosé, relancé en fin de chaque saison donnant l’envie irrésistible d’avoir la suite. Une recette qui fait le succès de Peaky Blinders.

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