1

Le cerveau aussi fascinant qu’effrayant dans Black Mirror

La matière grise et les neurones sont au coeur de la saison 4 de Black Mirror. La série, réalisée par le scénariste et journaliste britannique Charlie Brooker, connu pour son humour acide et sa critique des médias, reprend toujours le même schéma :  une histoire, un épisode et une technologie qui décuple les dérives humaines.

Une puce placée dans le cerveau d’une enfant permet à sa mère de la pister partout. Une autre permet à un informaticien ingénieux de se propulser dans un monde virtuel où sont intégrés les sosies de ses collègues de travail. Une enquêtrice d’assurance visualise la mémoire de ses clients à l’aide d’une puce pour vérifier la réalité d’un accident. Les six épisodes de la nouvelle saison se déroulent dans un monde où les technologies se basent sur le cerveau humain. Leurs effets deviennent toutes aussi imprévisibles qu’un être humain.

Le pire du probable 

On procède souvent à une sorte de scénario du pire, qu’on va mener jusqu’à son terme.” explique Charlie Brooker. Le scénariste ne s’éloignent jamais de la réalité. Toutes les intrigues sont basées sur une technologie dont les prémisses sont déjà existantes dans notre société. On pense notamment aux recherches de scientifiques américains sur une puce implantée dans le cerveau qui permettrait de restaurer la vue ou l’audition. Dans Black Mirror,  il s’agit de pousser les hypothèses scientifiques à leur paroxysme.

Les technologies et le cerveau ne font pas beau ménage

Dans Black Museum (épisode 6), un bonnet rempli d’électrodes est placé sous verre. ll servait à un médecin pour ressentir la douleur de ses patients et faire ses diagnostics plus rapidement.  Retour de bâton, l’homme est devenu accroc à la douleur jusqu’à la provoquer lui-même sur des inconnus.

Dans Crocodile (épisode 3), Mia cache un terrible accident depuis des années. Lorsqu’elle croise la route de Shazia, enquêtrice d’assurance, son secret est menacé. Prête à tout pour ne pas se faire démasquer, Mia va passer du statut de potentielle victime, à celui de serial killer.

Black Mirror illustre la façon dont le cerveau fascine par sa complexité. Il est l’organe le plus méconnu du corps humain. Le dernier que nous ne maîtrisons pas. Devant l’inconnu, toutes les possibilités sont appréhendées. La série propose les pires.