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Polémique de La Belle et la Bête : quand les adultes pensent à la place des enfants

le dernier film de La Belle et la Bête est un remake en live-action, à quelques détails près, du film d’animation disney de 1991. Le réalisateur Bill Condon y signe le scénario de la première scène ouvertement gay dans l’histoire du géant du cinéma. 

Emma Waston joue la Belle, Dan Stevens, la Bête. Un casting qui fait consensus dans ce conte de fée merveilleux. L’histoire se déroule toujours au XVIIIe siècle dans un village français. Le Prince est prisonnier dans son château et vit sous l’apparence d’une bête. Il est puni par un mauvais sort pour avoir été trop égoïste lorsqu’il exerçait le pouvoir. Pour être libéré de cette malédiction, il doit aimer et être aimé en retour avant que ne tombe le dernière pétale de rose…

Cette histoire est connue de tous ceux qui ont grandi, bercés par les grands classiques de Disney. Les aficionados seront heureux de voir se métamorphoser l’univers du conte en images réelles. Les décors et les costumes sont somptueux. La bête n’est finalement pas si hideuse…

Quelques changements…

Le film est ancré dans son époque grâce à quelques retouches du scénario. La Belle est une féministe cultivée qui apprend à lire aux petites filles à qui l’on refuse l’accès à l’éducation. Face à la Bête, elle fait preuve de courage, là où son homologue d’animation était très effrayée. Mais la grande nouveauté  du film est d’avoir transformé le personnage de Le Fou en un « homosexuel hésitant ».

Le réalisateur Bill Condon s’exprime au sujet  du « beau moment gay et unique dans un film Disney » dans le magazine britannique LGBT Attitude. « [Le personnage de Le Fou] est désorienté dans son désir. C’est quelqu’un qui est en train de réaliser qu’il a des sentiments » envers Gaston, le méchant de l’histoire,  prêt à tout pour épouser de force la Belle. Cette scène gay aura un vif impact à l’étranger…

Réactions internationales 

Le Koweït a proscrit la diffusion de La Belle est la Bête. La Russie, en vertu d’une loi contre «  la propagande homosexuelle en direction des jeunes », interdit le film aux moins de 16 ans. Le député ouvertement homophobe, Vitali Milonov, demandera au ministre de la culture de l’interdire complètement en argumentant qu’il imposerait « les nouveaux standards de la tolérance européenne aux enfants russes pour qu’ils croient que c’est la norme ».

Pour avoir vu cette scène, seul un adulte peut comprendre l’allusion à l’orientation sexuelle du personnage. En entendant la polémique, on aurait pu s’attendre à un baiser, un touché consenti entre deux personnes du même sexe. Il n’en est rien. Il s’agit d’un simple câlin, comme si un enfant pouvait mal interpréter un geste d’amour. C’est d’ailleurs cette subtilité qui fait la richesse des films et dessins animés de Disney. Une personne qui voit le film une première fois enfant, ne retiendra pas la même chose en le visionnant adulte.

Les films de Disney ont toujours eu vocation à transmettre de belles valeurs aux enfants qui les regardent. Apprendre la tolérance avec Pocahontas, le respect de la nature avec Tarzan, l’importance d’avoir des rêves avec Peter Pan. La liste est encore longue, et les morales peuvent s’entrecroiser dans une même production.

La moralE de la Belle et la Bête  reste inchangée : il ne faut pas se fier aux apparences. La différence n’est pas un crime…

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