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Agence Wanted, être beau différemment

En écho à l’article « Ces beautés marginales qui affolent la fashionsphère », petite rencontre avec une agence qui les privilégie.


« Profils atypiques et hors-normes » lit-on en arrivant sur le site de l’agence Wanted. La recherche éperdue d’une beauté qui donne plus, qui transmet plus, qui ressent plus qu’un joli visage immaculé.
Interview ou leçon de vie avec Sylvie Fabregon, directrice du booking.

L’agence Wanted se campe fièrement dans le troisième arrondissement parisien depuis bientôt quinze ans, avec un recrutement de mannequins aux caractéristiques classiques qui s’est affiné au fil du temps pour s’orienter vers la rencontre de l’atypisme. Parce que oui, on peut être beau de différentes manières.

Atypisme, maître-mot chez Wanted. Il ne s’agit pas simplement d’une couleur de cheveux excentrique ou d’un trop plein de tatouages. Non, ça serait trop facile. Ici, on recherche une personnalité qui fuse, qui transperce la banalité, qui ressent et fait ressentir, en transmettant un peu d’elle, ce qui fait sa différence. Du coup, Wanted c’est une multiplicité de possibilités : des petits, des enveloppés, des géants, des lutins, bref des corps qui racontent une histoire et surtout de belles personnes bien dans leur peau.

Car le critère de l’atypisme est difficilement cernable finalement. Comment discerner le bizarre, l’étrangeté, voire l’insoutenable ? Sylvie nous parle de feeling, sentiment tout à fait subjectif qui nous fait adhérer à une idée, à un projet sans vraiment savoir pourquoi. Wanted propose des mannequins beaux dans leur différence, loin des clichés traditionnels.

Et ça marche. On peut retrouver ces silhouettes atypiques dans la publicité, au cinéma, notamment dans Valerian, un film de Luc Besson, réalisateur friand d’anormalité, ainsi que sur les longues pistes des défilés couture.

Ainsi, l’agence Wanted répond à une demande inconsciente du public, confronté à la beauté normale, blanche, sans défaut, douloureusement placardée dans notre cher métro ou imposée dans la rue.

« Les gens en ont marre des clones » explicite Sylvie Fabregon immédiatement.

On est bien d’accord.