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A la découverte de la marque Juste, La Revolution textile

AUJOURD’HUI, LA RÉDACTION PRÉSENTE Myriam Underwood, UNE CRÉATRICE QUI A LANCÉ  “Juste, La Revolution textile“, UNE MARQUE de pret à porter bio et  ÉTHIQUE. Rencontre avec LA CRÉATRICE de cette marque  lancée en 2006.

Bonjour Myriam Underwood, pouvez-vous nous raconter votre parcours, et ce qui vous a amené à devenir créatrice? 

Après avoir travaillé dans l’organisation d’événements culturels à Tokyo, j’ai décidé de me réorienter dans le secteur de la mode. En 2005, j’ai débuté une formation à  l’Institut français de la mode à Paris. Par la suite, j’ai travaillé durant sept ans pour deux grandes enseignes de prêt à porter. J’ai travaillé sur les achats, le développement de produits, et la communication. En 2006, après un déménagement à Toulouse, je me suis dit que c’était l’occasion de créer ma propre marque qui porterait mes valeurs et qui offrirait quelque chose de nouveau. A ce moment là, on parlait très peu de mode éthique, c’est aussi la période où j’ai commencé à manger bio et me renseignais sur la tracabilité de ce que je consommais.

Pouvez-vous nous présenter la marque Juste, La Révolution textile?

C’est une marque qui  regroupe toutes les valeurs qui me sont chères, c’est à dire la tracabilité complète du produit à partir de la matière première mais aussi  les valeurs écologiques et vegans. Je choisis tous mes fournisseurs en fonction de leurs implications environnementales et sociales. Ils labellisent leurs produits Oeko-Tex, ils ne font pas de délocalisation et  s’engagent à respecter leurs engagements.

Qu’est ce que la mode responsable ? 

Selon moi, la mode responsable c’est avant tout s’engager pour produire des vêtements qui correspondent à des critères écologiques et sociaux assez élevés. Cela veut dire, une maitrise de sa chaine de production de A à Z, de la culture de la matière première jusqu’à l’étiquette et les emballages. Dans mon cas, cela va même jusqu’à la livraison des produits. Je travaille avec La Poste, car c’est les seuls qui sont engagés à réduire à 0 leur émission de Co2. Ils ont remplacé leur parc automobile par des voitures électriques, la livraison est donc presque neutre en terme d’impact environnemental.

 

Source photo: larevolutiontextile.com

Quelles sont vos matières de prédilection?

J’ai commencé avec du lin et de la laine pour l’hiver. Durant deux ans j’ai confectionné des pulls et des accessoires en laine en mérinos d’Arles, une laine locale. Apres avoir visité un élevage, j’ai arrêté de produire avec de la laine pour ne produire qu’avec du lin. La seule matière locale et traçable est lin, contrairement aux autres matières. Le lin est une matière écologique qui n’a pas besoin d’irrigation, qui pousse tres naturellement et ne subit pas de transformation chimique.

Quelles sont vos inspirations modes ?

Ce qui m’inspire c’est le coté pratique des vêtements, je crée des vêtements qui accompagnent  la femme au quotidien, dans lesquels on peut être à l’aise en toutes circonstances et pour le quotidien. J’aime bien me dire que les vêtements que je crée, puissent servir à toutes activités.  Comme d’autres, je m’inspire aussi du monde qui m’entoure: les séries, le cinéma, une couleur, une maille et par les choses quotidiennes de la vie.

Et des créateurs ? 

Je ne m’inspire pas vraiment des créateurs, je dirais plus que je suis inspirée par des individus que je croise dans la rue et qui portent un vêtement qui m’attire et qui m’interpelle.  Je pense aussi qu’aujourd’hui en terme de style, on ne peut plus rien inventer de nouveau. Pour mes créations, je m’inspire de ce qui existait auparavant, en quelque sorte à un retour en arrière. Une époque où l’on vivait avec une dizaine de vêtements pour la saison. C’est d’ailleurs ce qu’on retrouve aujourd’hui  avec le concept des capsules et qui est tres à la mode.  C’est à dire, vivre avec une quinzaine de pièces par saison, pour se composer une seule tenue avec ces pièces.  Je pense que c’est important de se dégager du matériel.

Et pour terminer, avez-vous des projets à venir pour la marque ?

Avec mon associé, nous  travaillons sur une levée de fond dans le  but de réaliser des salons à l’international et de développer un réseau multimarques. Cela permettrait être présent dans plus de points de vente en France et à l’étranger.

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