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Santa & Cie, quand l’esprit de Noël l’emporte sur l’humour

Il y a ces bandes annonces remplies de vannes dont on espère en retrouver de nouvelles dans les films qu’elles annoncent. Celle de Santa & Cie, d’Alain Chabat suscitait beaucoup d’attente en termes d’humour. Le réalisateur d’Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, a clairement choisi de cibler un public familial. Ceux pour qui la féérie de Noël laisse de marbre, soyez avertis !  

Le Père Noël Santa vit dans son monde magique avec Wanda (Audrey Tautou) et ses 92 000 lutins. Noël approche quand ses ouvriers tombent gravement malade. Pour les réanimer et sauver Noël, Santa doit ramener de la vitamine D du monde réel. Le début du film se situe dans cet univers merveilleux, comparable à celui de Charlie et la chocolaterie de Tim Burton. Un environnement auquel a été accolé notre monde, bien réel. Cette confrontation fait l’intérêt du film mais aussi ce qui alourdit son côté merveilleux.

“C’est mignon, c’est innocent, peut-être trop”

Lorsque Santa arrive sur Terre, il atterrit en traîneau à Paris. Ses premiers contacts avec les habitants, à force de quiproquos, installent les premiers rires. Les scènes d’humour s’enchainent. Beaucoup ont déjà été vues dans la bande annonce. D’autres sont remarquables mais pas suffisantes pour contrebalancer l’histoire racontée finalement, pour le jeune public. Mathis et Maëlle, les deux enfants du film, incarnent le choix du réalisateur-acteur.

© Nicolas Guiraud - 2017 LEGENDAIRE / GAUMONT

Mathis et Maëlle, les deux enfants du film Santa & Cie

En faisant intervenir le duo du Palmashow, on s’attendait à voir fuser les blagues. Hélas, une fois de plus, les plus remarquables ont déjà été vues dans le teaser. Les avis récoltés à la sortie du cinéma ne sont pas toujours les mêmes. Paul, 22 ans, aime la manière dont Alain Chabat a distillé ses critiques dans des répliques, à première vue, enfantines “ Quand Santa [le Père Noël, ndrl] doit apprendre la notion de rémunération et donc comprendre le concept d’achat, il résume naïvement et pourtant justement la question :  “Un salaire te permet de payer ce que fabriquent ceux qui te paient”.

Il y a aussi une critique des films en tête d’affiche au cinéma. Le couple chargé de récupérer la vitamine D, dans la résurrection de leur croyance au Père Noël, s’échappe un instant sur les sièges du grand écran. Ils ont alors le choix entre un film déprimant, pourtant primés par les prestigieux prix du cinéma, un huitième épisode d’un block-buster américain, où un film d’horreur… Ne serait-il pas mieux de rêver avec un bon film de Noël de temps en temps…

Mélanie, 24 ans, aurait préféré qu’Alain Chabat accorde moins de place aux festivités au profit de l’humour : “ je suis un peu mitigée sur Santa & Cie. Moi qui ne suit pas fan de Noël, j’ai trouvé que c’était trop. Après, je comprend que ceux qui aiment cet imaginaire soient sous le charme”. À chacun de se faire un avis, vous voici prévenu.