Tout le monde a déjà vu Valérian et la cité des mille planètes

La création de l’univers de Valérian par Luc Besson n’est pas suffisamment poussée et approfondie pour rivaliser avec les fictions du même genre. Valérian et la cité des mille planètes est une superposition de scènes, de discours et d’intrigues sans grande surprise.

 

Valérian et Laureline sont missionnés sur la station surpeuplée d’ Alpha. Dix-sept millions d’individus issus de toutes les espèces vivantes de l’univers occupent cette planèe crée par l’homme il y a des siècle. En 2700, un mal ronge la cité planète de l’intérieure la menace de destruction. Le ministre de la Défense leur confie aux deux missionnaires l’enquête qui déterminera l’origine de cette force présentée comme maléfique.

Dans de très nombreuses scènes, les deux agents spatio-temporels, Valérian et Laureline  sont dans une séduction en version chamaillerie. Comme une version cucu de Brad Pitt et Angelina Jolie dans Mr and Mrs Smith. Dès le départ, la jeune histoire d’amour est prédominante. Les personnages principaux sont décrits sous le seul prisme de cette relation puérile. Dommage, on aurait aimé en savoir plus sur eux. Sur le pourquoi du comment de leur super adresse. 

Actions prévisibles

Nos pauvres yeux d’occidentaux ont été bercés par les blockbuster américains. Qu’on n’aime ou qu’on n’aime pas, ces films d’action ont le mérite d’être rythmés. L’action chez Luc Besson, est toujours prévisible. Parfois mal jouée, elle se cantonne à quelques sauts et scènes de combats assimilables à une chorégraphie.

On note la tentative du réalisateur de créer un univers fantastique à la hauteur de ceux de Star Wars, Star Strek, ou Les Gardiens de la galaxie. Il faut dire que le coût de production du film laissait espérer de l’originalité (180 millions d’euros). Malheureusement, aucun relief n’est donné à ces personnages imaginaires. Le contexte et le fonctionnement de l’univers sont très peu évoqués, laissant le spectateur sur sa faim.  On est face à un méli-mélo de personnages plagiés de film déjà bien connus. Luc Besson a quand même utilisé le même bruit pour ses vaisseaux spaciaux que ceux de Star Wars …

Des scènes mille fois revues

Les héros qui finissent ensemble. Excusez-moi pour ce spoil, mais cette fin est tellement prévisible, on ne peut pas m’accuser d’avoir dévoiler l’imprévisible. Autre scène tragiquement insupportable à revoir : le chrono qui indique l’explosion d’une bombe imminente et qui s’arrête une seconde avant le drame. Une dénouement qui sort par les yeux tant on l’a déjà vu.

Luc Besson a complètement délaissé le scénario et les répliques de ses acteurs au profit d’un enchaînement rapide, mais sans rythme, de tableaux où évoluent des personnages. Mais même là, tout est évoqué sans approfondissement.

Dès le départ du film, on est sur la planète Müs et l’on assiste à sa destruction. Valérian rêve de cette journée tragique. Les créatures longilignes qui peuplaient cette planète sont peu à avoir survécus. Mais ces êtres dotés d’une intelligence incroyable, rappelant par leur posture, bijou et mode de vie, des tribus africaines, sont à coup de raccourcis scénographiques capables de traverser les murs, de construire une planète entière avec les technologies récoltées sur Alpha.  Luc Besson n’avait que 13 ans quand il a découvert la bande dessinée de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières.  Son scénario aurait été intéressant s’il était celui d’un dessin animé pour enfants. Là où l’imaginaire prévaut sur la finalité de l’histoire…

 

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